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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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White pinpin rabbit

White pinpin rabbit

Un jour, un type beaucoup plus intelligent que moi et qui, je pense avait aussi beaucoup plus de mémoire que moi car j’ai oublié son nom, a dit un truc du genre « créer une nœuvre de nart c’est assassiner toutes les autres noeuvres de nart qu’on aurait pu créer »…Enfin il a dit un truc comme ça mais en beaucoup mieux bien sûr. Si quelqu’un pouvait m’aider à retrouver la vraie citation j’aurais l’air moins gourde !

Tout ça pour dire qu’un artiste n’est qu’un assassin de petits fœtus innocents de noeuvres de nart et que moi ça me scandalise !
C’est pourquoi je vais tenter de faire revivre les noeuvres meurtriées par leur auteur. Prenons Alice au pays des merveilles du gentil pédophile Lewis Caroll.

alice_liddell_flowers.jpg

L’original débute comme ça : « Alice commençait à se sentir très lasse de rester assise à côté de sa sœur, sur le talus, et de n’avoir rien à faire : une fois ou deux, elle avait jeté un coup d’œil sur le livre que lisait sa sœur ; mais il ne contenait ni images ni dialogues : « Et, pensait Alice, à quoi peut bien servir un livre où il n’y a ni images ni dialogues ? » ( déjà, là c’est clair, Alice est une gourde inculte : Lewis a assassiné la jeune fille intelligente capable de lire du Schopenhauer dans son coin)

Elle se demandait (dans la mesure où elle était capable de réfléchir, car elle se sentait tout endormie et toute stupide à cause de la chaleur)(ç ah ben voilà, elle est stupide ; c’est Lewis lui-même qui vient de le dire !) si le plaisir de tresser une guirlande de pâquerettes valait la peine de se lever et d’aller cueillir les pâquerettes(en plus c’est une branleuse), lorsque, brusquement, un Lapin Blanc aux yeux roses passa en courant tout près d’elle. »

Pff un Lapin Blanc aux yeux roses ! Franchement, vous en voyez beaucoup vous des lapins hallucinés aux yeux roses ? Quelle blague !
Et qu’est-ce-qui se serait passé si le lapin n’avait pas été lapin mais …ché pas moi, un animal noble, crédible, intelligent…Tiens, un éléphant de mer ! Reprenons donc :

« Alice n’était qu’une petite crétine inintéressante ; âgée de dix ans elle ne parvenait pas même à lire les Fantômette de la collection rose. Assise à côté de sa sœur qui lisait du Schopenhauer elle se faisait grave chier.
Elle regardait les pâquerettes en songeant que ça lui ferait bien plaisir de toutes les arracher sans pitié mais décidément elle avait trop la flemme.
Alice entreprenait donc de se toucher quand un Eléphant de Mer blanc aux yeux roses sautilla près d’elle tout frémissant de la trompe.
Chose étonnante, l’animal parlait…enfin beuglait périodiquement (comme vos règles, Mesdames) « Je suis en retard » et sortit soudain une montre à gousset de son cul
(car où voulez-vous qu’un éléphant de mer stockât sa montre à gousset sinon en ce lieu ?! Faut être un peu réaliste quand même) avant de sautiller de plus belle mais de manière très moche en direction d’un terrier d’éléphant de mer.


Alice ne s’étonna nullement de cet étrange phénomène (on vous a dit qu’elle était très conne !) mais remarqua la phalliquité de la trompe éléphantesque et se dit que ça lui donnerait peut-être plus de plaisir que sa ridicule et minuscule main d’enfant. Donc, elle suivit l’éléphant de mer blanc et c’était pas très difficile vu que l’éléphant de mer n’est pas la plus véloce des bestioles et que notre éléphant de mer à nous s’était retrouvé coincé dans son terrier car son terrier n’était pas son terrier vu qu’il s’agissait en fait d’un terrier de lapins et que les éléphants de mer n’ont même pas de terriers mais ça, l’éléphant de notre histoire il l’avait oublié : ah mais quel con cet éléphant ! En plus, rentrant la tête dans son terrier qui n’était pas le sien il avait aperçu toute une famille de délicieux lapinoux blancs et les avait tous dévorés dans une merveilleuse orgie de sang et de tripes. Du coup, il avait pris trois kilos de plus et ne risquait pas ressortir de ce terrier !Ha mais vraiment, quel con cet éléphant !


Mais Alice arrivait par derrière ; elle comprit bien que ce quel con d’éléphant était coincé et sa phallique trompe bien hors de portée !
Constatant ce triste état de fait, Alice fit ce que font toutes les petites filles frustrées de voir leur vivant godemickey leur échapper : elle se roula par terre en tout sens cardinaux, pleurant et hurlant « Je veux ma trompe ! ».  Ca dura dix bonnes et horribles minutes jusqu’à ce qu’Alice se souvînt qu’elle portait toujours dans son petit tablier sa poire à lavement géante contenance trente litres car, comme le dit le proverbe, « on a toujours besoin d’une plus grosse poire que soi sur soi », proverbe bien sage puisque confirmé par notre histoire !
Alice fouilla donc dans son tablier et en extrada la poire géante sur laquelle était écrit « enfonce-moi ». Aussitôt lu, aussitôt fait ; dans le fondement pachydermé, la poire fut bien vite enfoncée et le cul éléphantesque illico lavé et vinaigré.


Au début, il ne se passa rien jusqu’à ce que quelque chose se passe. Ce quelque chose, ce fut d’abord un horrible bruit d’entrailles suivi d’un énorme pet puant, d'un hurlement frankensteino-éléphantesque et enfin,d’une immense éruption volcanico-chiassesque qui inonda tout sur son passage dont Alice qui avait eu la flemme de se pousser.


Pataugeant dans la merde comme une âme en peine perdue dans un océan fécal, la petite fille manqua étouffer mais ses leçons de natation la sauvèrent : après quelques brasses merdées elle put s’extraire des fèces…pour constater que les fesses du pachyderme avaient disparu du paysage.
Seuls restaient, agglutinés dans le magma merdeux, des semi-cadavres à moitié dévorés et aux trois-quarts digérés de petits lapinoux précédemment bouffés.
Remuant faiblement leurs petites pattes initialement blanches mais à présent rouges et marron, ils tournaient leur petit museau frétillant et sanglant vers Alice en geignant faiblement « achève-nous, pitié ! ».

Mais Alice n’était pas pro-euthanasie ; ça l’amusait trop de voir des petits lapins à l’agonie souffrir le martyr ! Et puis elle avait autre chose à foutre, retrouver ce con d’éléphant de mer !
S’approchant du terrier des lapins elle scruta avec attention et avec ses yeux le dedans du trou et aperçut l’éléphant de mer, tombé dans le trou après s’être anorexié d’avoir chié deux-cents kilos de tripes. Mais heureusement, sa trompe avait gardé sa forme et son envergure siffrédienne.

Ravie, Alice sauta dans le terrier, enfila une capote au museau de l’éléphant qui creva étouffé et…l’enfila tout court le temps des tressaillements de son agonie. Elle connut alors le véritable pays des Merveilles, qui n’est pas cet improbable et xénophobe royaume où les reines veulent vous châtrer la tête sous prétexte que vous n’êtes pas du coin, où les chats vous cassent les couilles, où les fleurs chantent au lieu de rester peinardes dans leur vase et où les chenilles refusent de partager leur drogue dure avec vous !

Moralité : Si tu cherches le pays des Merveilles, ô petite enfant, suis l’éléphant de mer obèse et alors tu sauras que rien n’est plus merveilleux pour les petites filles sages qu’une bonne baise nécrozoophile !