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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Vinographie: Bukowski

Mesdames et messieurs les lecteurs, sous vos yeux ébahis et en hommage au grand ékrivain krevé Charles Bukowski, nous avons décidé de faire cette biographie bourrés au ricôrd et gros rouge ; il s’agira d’une expérience inédite que nous nommerons « vinographie ».

 

Apéritif : l’enfance de l’artiste

Charles Bukowski, dont il est question ici, est né en Allemagne le 16 août 1920*. Moi depuis la guerre j’aime plus les schleus ; ils font du pinard dégueu mais j’vais vous dire, à Charles je lui pardonne sa schleutitude parce qu’en fait il y a vécu que trois ans en Allemagne avant d’émigrer aux Stats-Unis*…Depuis la guerre j’aime plus les ricains mais bah…patron, un deuxième siouplé !
Chose incroyable, Charles avait des parents au nombre de deux* dont un papa pas sympa ça non !
Papa Bukowski battait femme et fils comme plâtre*…c’est pour ça, moi j’dis, le marbre c’est plus mieux que le plâtre pour construire ses enfants mais personne il veut m’écouter pfff, c’est triste ça mérite un troisième ricôrd ça !
Papa Bukowski interdit aussi à son rejeton de fréquenter les autres enfants du quartier qui ne sont que de sales pauvres* ! Du coup, Charles découvre très jeune les joies de la dive bouteille* et il a bien raison ; hop, un verre pour fêter ça !

Malheureusement, un événement va gâcher sa merveilleuse vie : l’acné*. Rigolez pas c’est vraiment vrai, y’a un astérisque à côté de cette affirmation !
Donc, le jeune Bukowski a sa jeune petite tronche et son corps de puceau grêlés de pustules* comme les fesses de Farrugia et c’est vraiment pas facile à vivre, ah ça non* ! Il est même obligé de quitter l’école quelques mois à cause de ça* et doit régulièrement se rendre à l’hôpital pour qu’on perce ses pustules à l’aide d’une aiguille électrique*…Apparemment on connaissait pas l’eau précieuse en ces temps-là !
Du coup, vu qu’il peut ni draguer, ni choper, ni jouer avec les pauvres du quartier, il lit et écrit* étant donné qu’à l’époque la plaille-station n’existe même pas…

A l’âge de dix-sept ans, Charles rentre totalement beurré à la maison*. Son père l’attend prêt à en découdre mais son fiston le met k.o* sans même lui mordre l’oreille comme l’autre là…Tison.

 

Un ptit rougeaud un peu jeune

Notre ami Buk rentre à l’université en 1940 pour effectuer un métier de journaliste*…et c’est vrai que journaliss c’est un beau métier ! Moi zai failli être journaliss vous savez : avec ma femme (cte grosse conne), on a presque acheté un bureau de tabac y’a vingt ans !
Bon, en même temps que Buk journale, il continue à picoler*, brave homme ! Il traîne tous les soirs dans les bars et il ramène tous les soirs une petite dans sa piaule* ! Et vu que lui il est pas marié, hé ben sa femme elle le fait pas chier quand il rentre beurré !

Et…et…et puis aussi il écrit. Mais tention hein ; il écrit seulement bourré* ! Et il a raison, c’est la seule manière d’écrire qui vaille ! Garçon, acore vin steuplé !
Puis quand il a plus d’argent, il rentre chez Papa/Maman* mais eux, ils savent pas reconnaître le vrai talent et racontent aux voisins que leur fils est mort tellement ils ont honte* !

Charles essaie aussi de refourguer ses nouvelles à des journals*…Hein ? Journaux ? Ha ouais ptet…enfin bon, aucun journaux ne veut de ses histoires* et Buk boit et baise pour oublier. D’ailleurs, c’est à l’âge de vingt-trois ans qu’il perdra son pucelage* avec une femme obèse à l’hygiène corporelle extrêmement douteuse*…C’est beau l’amour, j’en pleure tiens regarde ! Merde, je pleure, je vais me déshydrater, vite, un ballon !

A l’âge de vingt-six ans, Bukounet rencontre Jane Cooney Baker dans un bar*. C’est une femme (déjà c’est bien…), elle a dix ans de plus que lui et elle est encore plus pochtronne, bouffie par l’alcool et délirium-trémensée que lui*. Haaaaaaaaaa quelle femme ! Vous voyez qu’on peut faire de belles rencontres dans les bars ! Buk se la coltinera dix ans durant !

 

Distillation en fût de chêne

En 1952, Charles trouve un boulot de postier qui l’aidera à payer sa bibine en attendant que ses nouvelles se vendent*. Trois ans après, il manque mourir d’un ulcère ; à l’hôpital on lui fournit même un prêtre au cas où il claquerait* mais finalement on le sauve et on le fout dehors en lui interdisant formellement de picoler* ! Salauds de médecins, ils m’ont dit pareil…Ils pensent qu’à pourrir la vie des honnêtes gen…**Kaboum**…Haha, j’ai tombé de mon tabouret !

Pour faire chier ces cons de médecins, Buk continue à picoler et développe un deuxième vice : celui des courses hippiques*. D’ailleurs, en France, c’est pratique les bars PMU pour cumuler avec art ces deux tares !

Charles quitte son boulot de postier et sa Jane parce qu’elle picole trop*…C’est un peu l’hôpital qui se fout du karité là !
Buk publie enfin dans une petite revue dont il épouse la rédactrice en chef Barbara Frye en 56*. Opportuniste va ! Manque de bol, la Barbara est nymphomane et fout notre Buk sur les rotules*…Hé hé, toutes des Salôôôpes…
En 58, les bourses de Charles sont vides. Il quitte sa femme et enterre son père avant de s’installer à Los Angeles*.

Il est alors publié dans une revue plus importante, The Outsider, et commence à se faire connaître*. En 64, malgré l’épuisement de ses spermatozoïdes, il réussit à pondre une fille, Marina*…Ca fait un peu prénom de pute non ? Nous, not’ fille on l’a appelée Gertrude ; aucun risque qu’elle aguiche les mecs avec un tel prénom ! Allez, levons notre verre à Gertrude !

En 69, année érotique, paraît le Journal d’un vieux dégueulasse et c’est un succès dans les milieux branchés* !
Là, c’est l’embellie, Buk peut rerequitter son boulot de postier* et commence une tournée de lectures publiques* qu’il effectue bien sûr totalement bourré, insultant régulièrement son public*. Bien sûr, les gens trouvent ça totalement cool de se faire traiter de pédés par un vieil alcoolique : ils accourent écouter le maître !

En 76, Charles connaît la consécration avec ses Contes de la folie ordinaire* et se maque avec une hippie de vingt-cinq ans sa canette, Linda Lee, qu’il finira d’ailleurs par épouser*…GGrmmblll c’est bien les gonjesses ça : au début c’est chouette ça pense qu’à la bagatelle et après ça réclame toujours le mariage…Salôôpes !

 

[Pour cause de coma éthylique, votre narrateur s’est absenté quelques heures, le temps de se faire laver le stomach. Il reviendra très vite vous conter la fin de la vie de Bukowski. Merci de votre compréhension !]


Digestif de fin de vie

Oulà je me sens fatigué moi…Vite, un remontant : Garçooooooooooon, un périer…nan merde, une eau de vie de poire siouplé !

Alors, re-enculons nos moutons…Buk a soixante ans, il est mondialement connu surtout en Allemagne (bah, salauds de schleus) et en France* où qu’on a toujours su apprécier le vrai talent d’Achille dans notre beau pays.
Il vit de ses droits d’auteur, écrit des pouèmes et boit du bon vin*. Quand il a un peu d’argent il le joue aux dadas…aux courses quoi* !
Bref, c’est la belle vie moi j’dis !

En zoizante-dizuit, Buk passe chez Pivot totalement beurré, fait un esclandre et menace un technicien avec un couteau*. Ca le fait passer au rang d’écrivains de cul cultes*…Voyez-vous, nous en France, on aime les zalcoolos, Gainsbourg, Bukowski, Sarkozy…C’est pour ça qu’il faut boire ! En plus, l’alcool ça conserve bien les cerises alors pourquoi ça nous conserverait pas à nous hein ? J’te jure, je pète la gueule au premier qui me dit le contraire !

Bon, Bukowski roule en BMW, on adapte ses bouquins au ciné, tout le monde il l’aime et puis PAF, en 94, il crève* !
Et attention, c’est pas l’alcool qui le tue, c’est une leucémie* : il a bien fait de pas s’arrêter de boire tu vois !

Tout ça pour dire, vive Buk, vive l’alcoo…ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzZZZZZZZzzzzzzzZZZZZ…