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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Méthode du docteur Kawasaki 6: Happy fucking ending

Méthode du docteur Kawasaki 6: Happy fucking ending

 

penseur-rodin-1.jpgEncore une fois je dus me poser sur mon aimé dans la position du Penseur afin de penser. Que cette aventure était donc fatigante ! En plus, ce qu’il a jamais dit à personne Rodin, c’est que la position du Penseur est pétogène ce qui est très gênant et désagréable !

Mais bref, j’écrirais plus tard un essai de vingt-huit pages là-dessus. Pour le moment, je pris mon ordinateur et me rendis sur le site www.drogues-dependance.fr/. Il s’agit d’un site gouvernemental qui a pour but de faire connaître et de promouvoir les différentes drogues. T’as plein de photos de jeunes pensifs ou souriant et se câlinant car heureux d’avoir trouvé LE drogue. Puis là-d’dans, on trouve même un test de personnalité gratuit « pour quelle drogue es-tu fait ? ». Et puis y’avait ça aussi : « La prise répétée de drogues modifie à long terme la façon dont notre cerveau perçoit l'origine de ses satisfactions et perturbe notre recherche du plaisir ». C’était exactement ce qu’il me fallait !

 

Je me mis alors à comparer les différentes drogues pour déterminer laquelle sauverait mon couple. Cannabis ? Peu efficace puis ça rendait hippie ; mon aimé ne serait même plus capable de tirer à plusieurs reprises sur un de ces connards d’enfants-gitans-voleurs-de-truffes si l’un de ces connards-d’enfants-gitans-voleurs-de-truffes se ramenait chez nous ! Héroïne ? Non : j’ai bien vu dans Pulp Fiction que ça fait dégueuler sur les tapis et bousiller les bagnoles.

z0651_archimede.jpg

 

Puis là, Jésus m’a donné himself la réponse. Tandis que je m’avachissais de plus en plus sur son aimé en boulottant des pringles, je tombai de tout mon long sur son bras qui fit un énorme CRACK !!
Et là donc, seconde épiphanie de cette histoire ! Je bouffai ma galette, remerciai Dieu, rescotchai le bras de l’aimé et m’exclamai « Mais oui mais c’est bien sûr ! Eurékâ ! Le crack!! ».

 

 

Le crack c’était génial parce que, pour un coût très modique, je pouvais procurer d’incroyables sensations à mon aimé tout en le gardant actif et beau-poilé. Puis ça provoquait une putain de dépendance !

 

Vite, je partis acheter du crack au supermarché voisin (oui, dans le quartier de St Michel où je vis, on trouve du crack en supermarché…en plus des cornes de gazelles…du moins c’est ce que croient les gens des beaux quartiers) ainsi qu’une bouteille  d’eau, des canettes, des stylos bic et du cotch.

pipes_crack1.jpgA mon retour, je réveillai l’aimé qui avait très très mal…Même plus mal que ça : il avait très très très très très très mal !! Je lui dis alors que le pharmacien m’avait filé des inhalations pour soulager sa douleur mais que pour inhaler il fallait payer de sa personne (là, Aimé se désapa) et fabriquer soi-même son youyou-pipounette( là il se resapa). Je donnai canette, bouteille, stylo et cotch à Aimé qui se sclama « chouette, des légo-technique !! » et se mit à l’œuvre !

Il fabriqua son youyou-pipounette, fuma son crack à l’insu de son intelligence (pask quâmême, faut être con pour croire que ton pharmacien, pour une fracture ouverte, te fait fabriquer un youyou-pipounette !!).

 

Tout de suite, ça le soulagea, il adora et devint immédiatement accro ! Et depuis, effectivement, il ne me quitte plus ! Toutes les deux heures il me rejoint où que je sois, apportant souvent un présent…Souvent une batte ou un tesson de bouteille. Toutes les deux heures il me fout ma raclée en hurlant « Où t’as planqué mon crack, Salope ! ». Et là, allongée dans mon sang et mes dents, je souris car je sais qu’on ne se quittera plus jamais !

 

 

Femme, lectrice fidèle, tu sais désormais ce qu’il te reste à faire pour éviter le terrible déshonneur du célibat et du pot de cornichon définitivement verrouillé !

 


Ps : Désolée, cette fin est vraiment ignoble…j’aime bien !