Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

Menu

Méthode du docteur Kawasaki 5: dissection de porcelets, onanisme vestimentaire et épiphanie

 

Je posai donc mon mâle le cul en l’air et lui mis une pomme dans la bouche ce qui me faisait un pouf fashion et modern-art très design sur lequel je pus asseoir séant mon élégant et purpurin séant en prenant la pose du penseur de César…Ou d'un autre quelconque sculpteur antique.

 

Réfléchissant à une solution pour que mon amour ne me quittât pas, je me surpris à dénouer le foulard de soie de pédé que mon aimé aimait à arborer, je le contemplais, m’abîmant dans sa blancheur de roses blanches où se diluait un insaisissable reflet de chair. Je portai cette soierie à mes lèvres, la baisai et la mordis, avec de singuliers transports. Puis je me mis à gerber, la gorge prise par le goût écoeurant du mir mal rincé.


Ensuite je me mis au boulot ; je me procurai sur internet des livres anatomiques sur le cerveau, du matériel médical et quelques mignons porcelets. Enfin, je me livrai aux joies de la lobotomie porcine…C’était très ludique et agréable mais il faut bien dire que les résultats étaient peu probants puisque  mes porcelets devenaient soit débiles, baveux et incapables de subvenir aux ressources du foyer en cherchant des truffes ou en travaillant à l’usine, soit morts, ce qui me força à manger du porcelet rôti tous les jours pendant une semaine ce qui était fort pénible car je ne pensais pas que mon amour fût comestible…ou alors il aurait fallu le bourrer de condiments pour camoufler le goût !


D’ailleurs, puisque je parle de mon aimé cuit, revenons à mon aimé cru. Pour le maintenir à-peu-près-en-vie au cours de cette fabuleuse semaine expérimentale, je lui avais posé une perf de légumes et viande de porc mixée. Régulièrement, j’étais obligée de le rechloroformer en attendant d’avoir enfin trouvé ma solution miracle.

 

Or, il se trouve qu’un jour, alors que je disséquais vivant le cerveau d’un de mes porcelets-chéris, mon âme sœur s’éveilla. A moitié comateuse, elle me regarda, me sourit et me déclara « Gââââ cht’aime m’amour » avant de retomber dans les bras de Morphée et de Chloroforme pour un plan à trois onirico-psychédélique.

 

C’est là que je fis mon épiphanie : je lâchai mon porcelet qui s’enfuit par la fenêtre en traînant sa cervelle par terre, je mangeai un bout de galette et eus la révélation. La solution était si simple et je ne la voyais que maintenant ! Pour que mon mâle m’aime, je me devais de le droguer vingt-quatre heures sur vingt-quatre !! Mais quelle substance choisir ?