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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Les trois petits pourceaux

Les trois petits pourceaux

 

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Il était une fois une grosse pourcelle héroïnogirle qu’insupportaient ses trois pourceaux de fils car elle n’avait jamais trouvé moyen d’en tirer le moindre centime.

Elle eût souhaité avoir des filles qu’elle eût pu prostiputer mais, même attifés comme d’accortes cocottes, ses cochons de fils étaient incapables d’aguicher le plus vicieux des porcs.
 

Alors, la laide laie les flanqua dehors à grands coups de pied de cochon dans le lard culesque tout en clabaudant : « Foutez-moi le camp ! Allez construire une maison de vos propres sabots, bande d’assistés ! » car elle était un peu sarkozyste !


Fort dépités, nos pourceaux songèrent à se jeter sur la marâtre afin de l’égorger avant de la réagencer en délicieux boudins, saucissons, jambons ou filet mignon. Mais tout cela réclamait beaucoup trop d’énergie et serait extrêmement salissant. Alors, nos pourceaux se séparèrent et partirent bâtir leur maison.


Drogué notoire, le premier petit pourceau cultivait ses méfaits dans son évier. Aussi trouva-t-il tout naturel de bâtir sa maison en chanvre.
Alcoolique patenté, le second petit pourceau collectionnait les cadavres de vodka. Aussi trouva-t-il tout naturel de bâtir sa maison en tessons englués dans le béton.
Dévot manifeste, le tiers petit pourceau poussait le zèle jusqu’à se rendre à la messe deux fois par jour. Aussi trouva-t-il tout naturel de bâtir sa maison en pierres ainsi que Jésus l’avait lui-même enseigné à Pierre. Et le calembour divin le faisait rire dans son labeur.


C’est alors qu’un personnage plus qu’inattendu fit son apparition. Vous ne devinerez jamais de qui il s’agit !... Le loup ! Quelle surprise !
Il en avait vraiment sa claque de jouer les méchants, il aurait souhaité un rôle de jeune premier portant justaucorps et boucles blondes. Mais les conteurs le cantonnaient toujours à cet emploi de méchant loup.


Alors il fit son taff et se rendit en traînant la patte à la maison du premier petit pourceau. Il mit ses lunettes de presbyte, loucha sur sa patte avant droite pour lire sa réplique. Puis il se gratta la gorge et gueula avec lassitude :

« Petit pourceau, petit pourceau, laisse-moi entrer ! »
Mais le pourceau répondit : « Non, non, par la barbiche de mon menton, tu n’entreras pas ! »
Alors le loup répliqua : « Eh bien, je soufflerai, et je gronderai, et ta maison s’envolera ! »

Et il souffla, et il gronda, et il toussa, et rien ne se passa. De sorte qu’il sortit son briquet, mit le feu à la maison de chanvre. Echauffé, le pourceau fit sa tête de cochon et s’échappa de sa cabane pour insulter son agresseur. C’est alors qu’une odeur délicieuse fit chavirer les deux comparses. La récolte du pourceau brûlait : nos héros furent bientôt plus défoncés qu’un haltérophile tentant une reconversion dans le cyclisme.
Ils commencèrent à danser langoureusement au son –leur semblait-il-  de la B.O de la Boum. Puis, de fil en aiguille, ils en vinrent à se connaître bibliquement par les fesses avant que le nuage cannabique ne parte forniquer avec le nuage atomique de Fukushima.


Tendrement lové contre Loup, le premier pourceau lui susurrait « Tu es ma couenne » quand le prédateur reprit ses esprits et dévora illico son amant afin d’effacer prestement les preuves de son homosexualité inter-espèce !...

 

La suite est à lire dans le Zélium n°12 chez tous les bons kiosquiers !