Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

Menu
Les malheurs et déboires de Steevy (pauvre ours malheureux affublé d'un sobriquet ridicule) 3

Les malheurs et déboires de Steevy (pauvre ours malheureux affublé d'un sobriquet ridicule) 3

487744 350933348317511 1645354516 n
D'après l'oeuvre de Leslie Tychsem : http://fricasseepourcamion.le-net.org/the/shop/ ou https://www.facebook.com/Tychsem

 

Le lendemain, Veruca se réveilla de bonne humeur mais en sursaut : des rêves impurs avaient fait naître en elle une curiosité sans borne pour la génitalité. Elle  se leva et se mit à graillonner : « Booooooooonne, est-ce que tu as des testicouilles ?
- Bonjour Madame, je crains que non, Madame mais peut-être que Monsieur votre père possèderait les attributs susnommés… »
Veruca bisqua ; mais pourquoi diable avait-elle renvoyé cet imbécile ?! Pour une fois qu’il aurait été utile à quelque chose !
 

Alors elle se mit à poursuivre tous les domestiques sur ses courtes pattes dodues afin de baisser leur froc pour voir s’ils possédaient le fameux sésame testicouillaire. Malheureusement, le paternel n’avait embauché que des filles de sexe féminin et Veruca ne trouva pas l’ombre d’une bourse.


Elle commençait à désespérer (chez elle, la désespérance se caractérisait par des hurlements stridents suivis d’une poussée d’acné elle-même suivie d’un refus de respirer qui donnait à la chiarde une jolie teinte violacée) quand elle aperçut Steevy et se souvint qu’il s’agissait d’un mâle donc sans doute doté de testicouilles.

Elle s’approcha séant de l’ursidé tremblant, l’attrapa, le secoua, le retourna, ne mira rien et râla : « On voit rien avec tous ces poils ». Elle partit, Steevy souffla, elle revint avec à la main un objet oblong qui ronronnait, Steevy frémit.


Cependant, quelle abomination, quel manque de respect envers l’intimité d’un jouet ! Veruca passait cet objet sur l’entrejambe de son ours : elle le rasait ! Quand ce fut fini, la fureur envahit son regard aussi vite que l’eau pure du torrent coule dans mon robinet (copyright Florian Zeller). Sous la nudité obscène de l’entre-patte oursesque, nulle trace de gonades, de prunes, de bonbons, de noix, noisettes ; pas la moindre petite olive ! Rien, le vide, le néant, l’asexualisme !


De colère, Veruca pensa jeter la coupable créature aux cabinets mais une meilleure idée lui vint : « Puisque tu n’as pas de testicouilles, tu dois être une fille…Mais tu n’y ressembles pas… Je vais arranger ça ! »


Alors, l’horrible chiarde prit un pinceau et badigeonna l’ours d’une substance collante et puante puis elle le rinça quasiment jusqu’à la noyade dans une grande bassine dont l’eau devint étrangement rose vif. Ensuite, elle se munit d’un scalpel et entreprit de faire dans son entrejambe un trou béant qu’elle cautérisa au chalumeau. Enfin, elle le maquilla et l’affubla d’une petite robe rose avant de se saisir d’un miroir qu’elle posa devant notre ours. Le résultat était horrifiant : la pauvre bête désormais rose ressemblait à une de ces peluches putesques et vulgaires que l’on trouve dans les fêtes foraines ! Pire, son vagin brûlé lui remontait jusqu’au nombril ! Mais cela amusa beaucoup Veruca qui partit d’un grand éclat de rire diabolique !

 

A suivre...