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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Les malheurs et déboires de Steevy 5

Les malheurs et déboires de Steevy 5

(Nda : une bière au premier qui repère dans ce texte la vanne de merde de l’auteure)487744 350933348317511 1645354516 n
D'après l'oeuvre de Leslie Tychsem : http://fricasseepourcamion.le-net.org/the/shop/ ou https://www.facebook.com/Tychsem

 

Steevy atterrit dans un peuplier, au beau milieu d’un nid de piverts quasiment vide. Il y avait juste ces espèces d’objets clairs et oblongs qu’il avait cassés en sautant dans le nid et qui, en se brisant, avaient déversé un liquide gluant sur sa belle fourrure en pilou. Mais notre ours s’en moquait, il goûtait pour la première fois à la liberté, il avait quitté l’Enfer et rejoint le jardin d’Eden ! Grisé de bonheur, il entreprit d’explorer son nouveau monde. C’était touffu et il devait écarter les branchages pour évoluer à son aise dans l’arbre.


Enfin il atteignit le bout de la branche. C’était haut ! Comment faire pour descendre ? Cette question ne resta pas longtemps en suspens. Deux piverts furieux rappliquèrent en poussant de grands cris : « A mort le pédophile, à mort le pédophage, à mort l’infanticide ! ».  En ours amène, Steevy renchérissait le poing levé : « Où est-il le salaud ? A l’échafaud ! » quand les deux oiseaux le prirent pour cible et se jetèrent sur lui, le harcelant de leurs becs pointus. Notre pauvre peluche fut déséquilibrée et chut de quatre mètres (ce qui, en hauteur peluche correspond à vingt bons mètres).


Pendant trente-trois secondes, le cœur de Steevy cessa de battre. L’un des piverts s’approcha, prit sa patte en pilou, ne sentit pas de pouls, regarda l’état du cœur en collant son œil dans le trou vaginal brûlé et le déclara mort…ce qui lui sauva la vie !


Quelques minutes après que les piverts se furent envolés, notre ours se réveilla tout groggy ! Pour lui, l’Eden c’était fini ! D’ailleurs il apercevait au loin un magnifique portail orné de coquillages du meilleur goût. C’était si beau que ça ne pouvait qu’être la sortie ! Il s’y dirigea résolument en râlant : « Non mais c’est quoi cet endroit hostile ? Ca va pas se passer comme ça ! M’en vais porter plainte contre le taulier ! …Grompfou grumble gnouf et grominiouf ! »


Il était tellement occupé à gnoufer qu’il buta contre un bichon maltais lequel bichon maltais avait tout l’air d’un vrai con, lui ! Celui-ci arrêta derechef  la peluche : « Halte ! Qui es-tu, que veux-tu ?


- Je suis l’ours Steevy et je souhaiterais quitter cet endroit maudit, répondit la bestiole.


- Et moi je suis Pierre, le gardien de ce jardin. Tu ne sortiras pas d’ici ! Et tu sais pourquoi ? Parce que je vais t’attacher au portail avec des barbelés. Puis, je prendrai le pic à glace de mon maître…



- Qu’ont-ils tous avec leur pic à glace, soupira Steevy, TFHun a passé une rediff de Basic Instinct ou mon auteure est vraiment perverse ?



- Ne m’interromps pas, vermine ! Donc, je prendrais mon pic à glace et je l’introduirai dans tous tes orifices ! Puis je sortirai mon gros vit tout rouge et je le mettrai dans ta jolie petite ch…*Pierre lança un regard vers l’horrible vagin brûlé de Steevy*…Je le mettrai dans ta chose cramée qui ressemble vaguement à un vagin. Et après je te marquerai au fer rouge !


- Mon Dieu ! fit Steevy qui avait un sens aiguisé du dialogue.


- A qui donc avez-vous recours ? Serait-ce à ce Dieu que vous venez implorer avec tant de zèle, et qui, pour vous récompenser de cette ferveur, ne vous précipitera qu'un peu plus sûrement dans le piège ? à ce Dieu chimérique que nous outrageons nous-mêmes ici chaque jour en insultant à ses vaines lois ?… Vous le concevez donc, Thérèse, il n'est aucun pouvoir, de quelque nature que  vous puissiez le supposer, qui puisse parvenir à vous arracher de nos pattes ! »


A ce moment-là, Steevy, qui s’était endormi par saponification...euh, soporification discursive, s’éveilla en sursaut : « Tu m’as appelé Thérèse ? Tu serais pas en train de citer un bouquin ? Ca serait pas du Sade par hasard ? »


L’horrible bichon éclata en sanglots : « Siii ! En plus je ne peux même pas te violer, mes maîtres m’ont fait castrer ! Je suis un minable ! »


Steevy s’approcha de Pierre et lui tapota le dos en lalatant. Puis, au bout de dix minutes, voyant que le vicieux bichon était inconsolable, il passa discrètement entre deux barreaux du portail.


Enfin, cette fois-ci il était vraiment relibre !

 

A suivre...