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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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La vraie vie des ékrivains krevés. -5- Pascal le grand frère possédé

La vraie vie des ékrivains krevés. -5- Pascal le grand frère possédé

 

 

images-copie-1.jpgNous l’avons déjà dit et nous le répèterons même géhennés (prenez un dico et faites pas chier), les types qui ont un nom de famille en forme de prénom sont des psychopathes (cf. Guy Georges, Emile Louis) et Blaise Pascal ne fait pas exception à la règle douloureuse et sanglante !


Le brave garçon est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand* (ville de Giscard, déjà ça pue !!) du spermatozoïde d’Etienne Pascal et de l’ovule d’Antoinette Bégon*, arrière-aïeule du créateur du spray pour tuer les insectes : déjà, on sent les pulsions meurtrières dans cette famille !

 

D’ailleurs, à l’âge de deux ans, Blaise est cru ensorcelé* : il est sec et moche et ne supporte pas la vue d’un liquide* ainsi que la vue de ses parents ensemble* « quoiqu’il les vît fort bien l’un et l’autre séparément »* dixit le rapport de Gilberte Pascale, sœur de l’ensorcelé*.

 

Papa Pascal accuse une vieille qui vit dans leur maison*, il la houspille, il la géhenne un peu (quoi, vous n’avez toujours pas trouvé ce que ça signifie ?) et la vieille finit par avouer ! Elle décide de transvaser le sort de Pascal vers un animal*. Un pauvre chat passe par là en se léchant le scrotum, elle l’attrape, le balargue par la fenêtre*, l’animal tombe roide* (…mais c’est tout à fait logique comme moyen médicinal, moi-même je balance un chat par la fenêtre à chaque fois que je mouche vert et ça marche du tonnerre !). Puis elle fabrique un gâteau à base d’herbes, le pose sur le nombril de l’enfant qui guérit miraculeusement* !

 

images-copie-2.jpg

 

C’est mieux que l’Exorciste non ? Quand on vous dit que les Pascal c’est un peu une famille de tarés !!

Mais poursuivons dans le macabre : en 1626 ce n’est plus le chat qui meurt mais Antoinette, la mère de Blaise*…L’affaire est louche, paraît-il qu’on a retrouvé la brave femme défenestrée avec des restes d’herbes de provence dans le nombril !

 

Qu’à cela ne tienne, Etienne « monte à la capitale » avec ses trois enfants dont il assume l’éducation*. Fait surprenant, son programme est le même pour ses sales oies stupides de filles que pour son fils*. Apparemment, il n’avait pas encore pigé qu’aux porteurs de vagin il vaut mieux apprendre à manier l’aiguille à tricoter (ça sert à tout, surtout en cas de pépin…Bref !) que les mathématiques !

 

A l’âge de onze ans, le jeune Blaise est migraineux, rachitique et mocheton, il a des maux d’estomac* mais il compense par sa remarquable intelligence* puisqu’il publiera déjà un « Traité des sons »*, dans lequel il insulte des sons, comme ça, pour déconner…enfin non, en fait c’est très sérieux !
Moi je dis, un gosse qui écrit un traité scientifique sur les sons parce qu’il s’emmerde, c’est pas très catholique : je pense que son exorcisme avait été bâclé !

 

En bon éducateur, Papa Pascal veut procéder par étapes dans l’apprentissage de son rejeton et ne compte pas débuter avec lui l’enseignement des mathématiques avant ses seize ans* mais Blaise est désobéissant comme une blate hyperactive : au lieu de se palucher en douce avec un playboy volé il s’excite pour démontrer seul la XXXIIème proposition d’Euclide* !! Non mais vous vous rendez compte ?...Ok, pas trop et moi non plus.

 

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Intermède matheux : Proposition 32 d’Euclide: Les trois angles intérieurs d'un triangle sont égaux à deux droits.

Maintenant qu’on est renseigné, on peut reprendre : Etienne surprend son fils en train de mather partout et comprend qu’il a un potentiel exceptionnel* et lui refile plein de livres de géométrie à lire pendant son temps libre* (faut vraiment être tordu quand même !).

Mais laissons les maths de côté adjacent une minute pour parler politique : en 1638 Etienne se brouille avec Richelieu*, évite la Bastille de justesse et fuit en Auvergne*. Heureusement, sa fille Jacqueline le sauvera !

En effet, Richelieu était aussi un peu pédophile, coup de bol ! En 1639 il demande à ce que des enfants lui jouent la comédie*. La petite Jacqueline fait partie de la troupe et à la fin de la pièce elle s’installe sur les genoux du cardinal pour lui réciter l’abominable poème puant de fayotage qui suit :


Ne vous étonnez pas, incomparable Armand,

Si j’ai mal contenté vos yeux et vos oreilles :

Mon esprit, agité de frayeurs sans pareilles,

Interdit à mon corps et voix et mouvement.

Mais pour me rendre ici capable de vous plaire,

Rappelez de l’exil mon misérable père.

C’est le bien que j’attends d’une insigne bonté ;

Sauvez cet innocent d’un péril manifeste.

Et lors vous me rendrez l’entière liberté

De l’esprit et du corps, de la voix et du geste.*

 

Et Richelieu, après avoir bien triporté la petiote sur ses jointures, lui répond « Demande tout ce que tu voudras, tu es trop aimable, on ne peut rien te refuser. »*…Voilà, elle l’avait bien ensorcelé la petite gougnafière !!

 

La famille déménage donc à Rouen où le petit Blaise écrit en 1640 un « Essai sur les coniques » (il a déjà le goût des sujets chiants hein !!) qui fait sa gloire* !

 

Un an et des brouettes (non reparlerons d’ailleurs de la brouette de Pascal) plus tard, il invente une calculatrice à roues pour soulager son père dans ses calculs* : cette chose énorme se nomme la Pascaline et sera vendue cent livres l’unité par le jeune inventeur*. Blaise se fait alors VRP, il se lance dans la publicité, essaie de refourguer sa machine infernale à tout le monde sans grand succès car cent livres à l’époque ça fait beaucoup de thune* !

 

En 1646, Pascal fils s’entiche d’une nouvelle activité chiante : la religion* !
Il parle à des jansénistes venus soigner son père malade et se fait pénétrer par Dieu* ! Avec une immense joie et sa famille, il « goûte Dieu »*, comme il dit…Mais alors j’y pense, puisque l’homme est fait à l’image de Dieu, quand on goûte Dieu on est anthropophage ?!

 

Bref, Dieu ne devait pas avoir si bon goût puisque Pascal le délaisse au profit de la physique. En 1647, alors qu’il est gravement malade et que toute activité intellectuelle lui est interdite*, Pascal décide de se détendre en prouvant l’existence du vide et il y parvient* !!

 

Son papa peut être fier et tant mieux car il meurt en 1651* !
Là, c’est la Bérézina de Waterloo : libéré de toute autorité, Blaise l’ex blasé baise à tout bas-résille ! C’est d’ailleurs pour cette raison que la rumeur (qui est une conne) pense que Pascal inventa la brouette…Mais en vrai c’est pas ça du tout, c’est juste que la brouette était la position préférée de Blaise et qu’une fois bourré, il lui plaisait de hurler, un zlip sur la tête et une dame sur la q**** « Hé, regardez, je fais la brouette !!! » <= d’où la confuse confusion !

 

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Ce détail éclairci, poursuivons : Blaise fréquente les salons libertins tandis que sa sœur Jacqueline rentre au couvent* ! Gourdasse va : Blaise lui refuse les quelques sous qu’elle lui demande pour payer son costume de nonne et son crucifix* bien phallique (n’oublions pas que les nonnes sont mariées à Jésus et qu’un mari doit remplir jusqu’à la lie et jusque dans le lit son devoir conjugal !!).

 

Rebref : cette belle période de la vie de Pascal se clôt en 54 lors d’un accident de voiture au cours duquel chevaux et cocher meurent*. Indemne mais très traumatisé, Pascal tombe dans une forme de coma*.
A son réveil, le 23 novembre 1654, au cours d’une nuit mystique, il rencontre Dieu…ou Jésus*…Enfin un des membres de la mafia catholique quoi !
Il prend des notes où l’on peut lire « Joie, joie, joie, pleurs de joie »*…et on se demande s’il n’a pas pris un trop gros choc sur la tête lors de son accident !

Néanmoins, cet épisode changera sa vie à jamais puisque Blaise gardera ses notes mystiques cousues dans son habit jusqu’à son dernier souffle* !

 

martyr-ingres.jpg

 

Il quitte alors la vie mondaine pour se retirer à Port-Royal où un deuxième événement marquera sa vie : l’affaire de la Sainte Epine*.
Ok, on dirait un titre de Simenon comme ça mais je vais vous expliquer. Pascal avait une nièce, Marguerite Périer*. Or, en 1656, la gamine est atteinte d’une maladie crade et purulente nommée fistule lacrymale, c’est un genre d’ulcère à l’œil*…enfin rien qu’au nom on sait que c’est dégueulasse !

 

Pour vous la faire courte, la gosse est condamnée à puruler de l’œil, devenir aveugle et finir par se transformer en masse gélatineuse et gluante…grosso merdo ! Mais d’un coup, quelqu’un à cette idée saugrenute ; « Et si on lui mettait une relique de Sainte Epine entre les mains à la moche qui mouche de l’œil ?!! » et là, BAM, miracleuh, la petite guérit miraculeusement* !
Blaise l’ex blasé est si baba que sur son blason il fera désormais figurer un œil entouré d’une couronne d’épines*.

 

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Désormais converti jusqu’au fondement grâce à ce haut miracle, il écrit des livres en faveur de l’existence des miracles mais aussi « Les provinciales »*, ouvrage anonyme faussement épistolaire dans lequel il met à mal les jésuites et défend les jansénistes avec beaucoup de légèreté et d’humour*.
Louis XIV fait interdire, lacérer et brûler le pauvre livre* qui meurt en hurlant « Maudits, maudits, jusqu’à la énième génération aaaaaaaaaargh ».

 

En attendant, Pascal est activement recherché par la police et il se planque* !!

Mais même planqué il continue à travailler : en 1658, il s’attelle à la rédaction d’une « Apologie de la religion chrétienne »*. Il réunit toutes ses pensées sur la vie, la mort, Dieu, la religion*, comment on fait les bébés (ah non merde, ça il en a pas parlé)…bref, il réunit tout ce bordel dans des liasses, sur des feuilles volantes et papiers divers et c’est un gros bordel*, nous y reviendrons plus tard.

 

En 1659, Pascal rererererereretombe gravement malade et ne trouve rien de mieux comme solution que d’écrire une prière pour demander à Dieu pourquoi qu’on est malade dis* : cette prière s’intitule « Prière pour demander à Dieu le bon usage des maladies. »* Mais au final, Dieu ne répond pas de manière très claire alors Pascal écrira « La maladie est l’était naturel du chrétien »* ; PAF !! Ca donne pas tellement envie d’être chrétien ça !

 

En 1661, Blaise fait dans le social en inventant le premier bus-« carrosse à cinq sols » qui fait le tour de tout Paris pour voiturer les pauvres gueux ne pouvant même pas se payer leur propre carrosse* peuh !! Il aime bien aider les jeunes filles dans le besoin* qui portent le doux sobriquet de Cosette ; il les envoie chez des amis curés afin qu’ils les aident*…Pauvres gosses, elles ont dû finir en tournante dans les caves du Vatican (<=Attention, un titre d’ouvrage est mal planqué dans cette phrase !!).


Suite à cette belle œuvre, Pascal clamse brutalement de tous les maux possibles, existants et imaginables : cancer de l’estomac, lésion cérébrale, tuberculose ou les trois. Quels que fussent les maux dont il souffrît (<= Il pète ce début de phrase, vous trouvez pas ?), Pascal est d’abord pris de colique, puis de migraines atroces et enfin de convulsions*. Très zens et confiants, les toubibs lui font boire du petit-lait et lui refusent l’extrême onction* pensant peut-être que tous ces symptômes sont signe d’une santé de cheval !

 

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Mais le 19 août, Gilberte Pascal (sœur de Blaise, pour ceux qu’auraient pas suivi) amène un prêtre dans la chambre de son frère* (je rappelle qu’il s’agit de son frère pour ceux qui se seraient fait attaquer par un mulot transgénique atteint de grippe A et n’auraient pas pu lire la parenthèse précédente) qui reçoit l’extrême onction in extremis à l’extrême fin avant de gargouiller « Puisse Dieu ne jamais m’abandonner »*.

 

 

 

 

Et là, vous vous dites, « c’est bon, elle a fini de nous emmerder avec Pascal » mais moi je vous dis « NON : RASSEYEZ-VOUS, j’ai pas fini !! ».
D'une part, Pascal est autopsié* et on lui découvre « une abondance de cervelle dont la substance était si solide et si condensée »* dixit Marguerite Périer (vous savez, celle de l’épine !!).
Déjà ça donne faim mais le plus intéressant ce sont ces feuillets sur lesquels Pascal avait noté ses pensées en vue d’écrire une apologie de la religion chrétienne, vous vous souvenez ?

 

Ben à la mort de Blaise, ses héritiers arrivent en faisant « Putain mais où il a planqué son blé le vieux bigot ?! » et ils trouvent tous les papiers de Pascal*, ils refont « Putain c’est quoi ce bordel ? » car ils sont très mal élevés puis ils décident de publier ce gros bordel : ils virent tous les passages pouvant déplaire au roi ou aux jésuites*, ils prennent des ciseaux, ils découpent toutes les feuilles et les recollent sous un ordre artificiel mais à peu près cohérent* et ça donne……………TADAAAAAAAAAAAAAAM « Les Pensées »* de Pascal-mais-pas-trop-parce-qu’il-a-jamais-eu-le-temps-de-les-finir !!

Depuis, des chercheurs se cassent le c…euh la tête pour retrouver l’ordre originel des Pensées* et ça donne lieu à des querelles sanguinaires dans le domaine littéraire !

 

 

 

Conclusion : Quand j’vous disais au début que Pascal était un merdeux sanguinolent !!

 

Cadeau-bonus pour ceux qu’ont été sages : les trois Pensées les plus marquantes de Pascal, choisies avec une extrême mauvaise foi :

 

« L’éternuement absorbe toutes les fonctions de l’âme. »

« L’homme est un roseau pensant. »

« Le nez de Cléopâtre : s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. »

 

 

* : Tous les éléments astérisqués sont certifiés authentiquement authentiques !