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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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La vraie vie des ékrivains krevés. -4- Nerval : le gai-luron à la Lanterne

La vraie vie des ékrivains krevés. -4- Nerval : le gai-luron à la Lanterne

Gérard de Nerval était l’un des plus grands ékrivains dékonneurs du monde entier de la France.


Déjà, première blagounette qu’il nous fait, en réalité il ne s’appelle pas Nerval mais Labrunie*. Il a choisi le nom de Nerval pour faire comme les bourges et s’attribuer le nom d’un domaine familial*. De plus, sa maman se nommait Laurent et quand on sort le « t » de « Laurent » et qu’on lit ce nom à l’envers et à la latine, ça donne « Nerval »*…Je sais c’est tordu mais c’est pas ma faute, c’est Gérard qui voyait ça comme ça et qui se voyait comme un être double à cause de son nom à l’envers et de son pseudo*…

 

Mais bref, le vrai vrai nom de Gérard est Labrunie*…ce qui donne Einurbal à l’envers*. Einurbal était chez les Mayas la divinité de la constipation passagère, c’est pourquoi Gérard a préféré changer de nom.
Son père, Karl Labrunie, était une pute à nichons asymétriques qui avait épousé le dictateur de l’époque, Naboléon premier…Ah non, pardon, je me confuse.

 

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Le père Etienne est chirurgien*. Sitôt son enfant né (le 22 mai 1808* pour être précis), Etienne se casse dans la grande armée de Napoléon* après avoir déclaré « il a une gueule de dépressif neurasthénique ce pauv’ gamin, et puis, il arrête pas de s’enrouler le câble usb de son berceau autour du cou, moi, il me fait flipper, je préfère encore me faire écharper en Russie que de supporter ses yeux de cocker ! ».


Du coup, Marie-Antoinette Laurent (la mère de Gégé)* abandonne aussi son gosse à un grand-oncle nommé Boucher, qui, malgré son nom, est aubergiste de son métier dans le charmant patelin de Mortefontaine* (qui s’appelle comme ça depuis le meurtre de Josiane Gloupix, première femme-fontaine répertoriée au monde !! Paraît-il qu’elle fontaina encore trois mois après sa mort, le Vatican envoya même des enqueuteurs sur les lieux qui la firent bénir et canonifier).

 

Mais, en parlant de morte, parlons de Marie-Antoinette. En 1810, alors qu’elle rejoint son époux en Silésie, M-A meurt subitement*. Paraît-il qu’elle tomba sur un ancien révolutionnaire zélé et partisan de la théorie du complot selon laquelle la reine Marie-Antoinette se serait échappée avant de se faire écharper et qu’une truie aurait pris sa place sur l’échafaud. D’ailleurs, le médecin légiste de l’époque conclut à une perte accidentelle de la tête due à une carence en vitamines B12, entraînant la mort de la morte.

 

Mais revenons à notre Nerval : le petit Gérard ne connaîtra donc pas sa mère et ne saura jamais à quoi elle ressemblait*. Certes, son père avait gardé un portrait de Marie-Antoinette mais il le perdit en Russie au cours de la guerre* dans la chambre d’Olga, prostituée russe dûment tétonnée.
Donc Gérard grandit avec son Papa mais sans Maman*. Au lycée Charlemagne il fait ami-ami avec un certain Théophile Gautier*, apparemment un illustre inconnu qui a écrit des bouquins sans importance et qui portait un gilet rouge.

 

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Vers 1824, Gérard publie un ouvrage supra-lèche-cul-impérial ; ça s’appelle Napoléon ou la France guerrière, élégies nationales*. On ne connaît pas et on n’a pas franchement envie de connaître !
Plus intéressant, notre Gégé traduit le Faust de Goethe* et déjà on sent l’intérêt du jeune Gérard pour le glauque illuminé.

En 29, comme tous nos ékrivains krevés du XIXème siècle, Gérard fait du droit pour faire plaisir à Papa*. Il entre dans une étude de notaire en tant que stagiaire*. Certains diront de lui à cette époque « Il a été pistonné par son Papa et il a déjà écrit un bouquin lèche-cul sur Napoléon : il ira loin ce petit ! ».


Mais le petit n’ira pas loin puisqu’en 32 il passe par la case prison* sans toucher 20 000€ pour avoir manifesté en faveur de la république*.

Et puis il y a le choléra*, que voilà une belle maladie qui intéresse grandement notre Gégé ; pour trifouiller les cholériques à sa guise il entame des études de médecine*, comme Papa mais son bel enthousiasme s’éteint tel la bandaison chez un nonagénaire privé de viagra lorsqu’il reçoit un héritage de son grand-papa en 34*.

 

Finie la médecine, Gégé se paie des voyages, s’installe à Paris, invite des filles et des copains*, bref, il claque son pognon en organisant des bringues d’enfer* !!

Et c’est là qu’il rencontre l’amour de sa vie : elle est actrice, elle est belle, elle est douce, elle sent le sable chaud et elle a un nom de merde vu qu’elle s’appelle Jenny Colon*. Gégé le Nerval veut obstinément enfoncer sa grosse corne dans le colon de Jenny, il lui écrit de touchantes lettres*, lui achète un journal, Le monde dramatique, qui le ruine et coule en peu de temps*.
Du coup, Gérard est obligé de travailler (fi, quelle honte !!) en tant que journaliste pour assurer son train de vie* !

 

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Mais l’autre-là, cte sal*** de Jenny Rectum, elle épouse un flûtiste en 1838* : sans doute que la flûte s’insérait mieux dans le colon que la corne du narval (promis, après celle-ci, j’arrête !).


Gérard est très affecté par cette trahison : en 1841 se développent chez lui des crises de folie qui seront soignées dans la clinique du docteur Blanche*.
Après plusieurs mois de douches froides et de lavements, Gérard sort de la clinique mais une terrible nouvelle l’attend ! Alors que Gérard était en plein lavement, Jenny Colon est morte* !

 

Forcément, ça n’allait pas aider à rétablir la santé mentale du Gégé qui commence à grave délirer et à sortir des trucs incompréhensibles du genre « Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie »*. Compatissants, ses proches lui disent « Va donc voir en Orient si tu retrouves ton Pausilippe !! ».
Et en Orient, Gérard ne retrouve pas le Pausilippe mais il découvre des religions glauques ; les druzes, le culte d’Isis* etc…C’est là que dans sa tête ça commence à merdoyer largement ! Gérard s’imagine que Jenny et sa mère sont une seule et même personne, des représentations sublimées, mélanges de la vierge Marie, la reine de Saba et Isis*…Rien que ça !

 

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Néanmoins, il continue à écrire et dans ses œuvres on retrouve cet étrange syncrétisme*. Le docteur Blanche encourage d’ailleurs la production de Gérard comme une purge de sa folie*. C’est ainsi que naîtront ses plus célèbres ouvrages, Aurélia et Les filles du feu* ; toujours des histoires de gonzesses, toujours les figures de la mère et de l’amante qui s’entrecroisent.
Mais tout cela ne console pas notre Gégé qui, toujours joyeux drille, écrit en 1854 ce fameux vers « Je suis le Télébreux, le Veuf, l’Inconsolé »*…On se dit que les douches froides et les lavements ça devait pas être particulièrement efficace !


De 1852 à 1855, Nerval alterne entre folie et périodes de lucidité, fait de nombreux séjours dans la clinique du docteur Blanche*.
Un certain soir de janvier 1855, alors que Gérard dîne avec sa tante qui l’héberge, il lui sort comme ça « Ne m’attends pas ce soir car la nuit sera noire et blanche »*. Dehors il fait -18 mais la tata en a sans doute marre des bizarreries du neveu et ne s’inquiète pas outre mesure de cette étrange phrase.

 

Le lendemain matin, on retrouve Gérard pendu à une grille fermant un égout de la rue de la Vieille Lanterne*, dans le « coin le plus sordide qu’il ait pu trouver » dixit Baudelaire*.

 

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Voilà ce qui arrive aux enfants pas sages qui jouent trop avec les cordons de sonnettes, se prennent des râteaux par des rectums pas propres et finissent chtarbés mystiques d’avoir trop voyagé avec de l’éther plein les poches !
Lorsqu’on traitait Nerval d’athée, il riait et répondait « j’ai dix-sept religions »* : on imagine le bordel lors de la cérémonie funéraire !!