Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

Menu

La vraie vie des ékrivains krevés. -2- Montaigne

Le saviez-vous ? Ma fac s’appelle Michel de Montaigne ; y’a même sa tronche stylisée en gros collée sur le mur !  On peut alors dire que Mimi et moi sommes intimes et que je suis apte à en parler !


Mimi est donc né le 28 février 1533* ce qui prouve déjà qu’il était malin parce que s’il était né un jour plus tard, son anniv n’aurait été fêté que tous les quatre ans…ce qui est triste quand même !

 

Malheureusement, le jeune Michel était maltraité par son père Pierre qui ne le lapidait pas mais avait des idées spéciales sur l’éducation*.
Ainsi, dans un premier temps, Pierre confie son fils à un village de ploucs puants et pauvres afin qu’il soit en contact avec le peuple débile et inculte*.
Michel y restera jusqu’à ses trois ans*. Là, on le récupéra tout noir, plein de poux, de teignes et parlant un horrible patois. Du coup, on lui offrit un bon bain pour le débarrasser des odeurs de la fosse à cochons où il vivait et on décida de lui infliger une nouvelle sorte de torture.

 

Le père Pierre dénicha un précepteur allemand* (qui avait fait partie de la Gestapo) et lui donna son fils avec pour ordre de ne lui parler qu’en latin* (double sadisme !!). A treize ans donc, notre pauvre Mimi ne connait que le latin* ce qui est quand même classe il faut le dire (ainsi, au lieu de dire « putain, j’ai la chiasse », Michel déclarait « egeo es ere egui cacato facere » : whaaaa alors !).

 

Après ça, Mimi est envoyé dans un collège où il apprendra le français* (bah oui ça sert un peu quand même !) mais aussi le grec et d’autres trucs inutiles comme la rhétorique et le théâtre*. Du coup, comme il sait bien parler avec des mots que personne ne comprend, bien jouer la comédie et bien mentir, il fait, en toute logique, des études de droit* avant de finir conseiller à la cour de Bordeaux*.

 

C’est au parlement de Bordeaux que Mimi rencontre l’amour de sa vie ; Etienne de la Boëtie* (Michel en était si entiché que lorsqu’il essayait d’expliquer leur amitié, il devenait tout bête et répondait « je l’aimais parce que c’était lui, parce que c’était moi »*…Mouais, un peu léger comme réponse !). Enfin moi, je sais pas ce qu'il lui trouvait à La Boëtie: c'était un pou !

Malheureusement, l’idylle ne dure pas car, comme dans la pièce Roméo et Juliette, les deux amis sont séparés par une mort pas propre* !

 
En effet, en 1563, Etienne est pris d’un « flux de ventre avec des tranchées » ; il a la dysenterie* (cf. Wikipédia : « La dysenterie est une maladie infectieuse grave, aiguë ou chronique du côlonchez l’Homme, caractérisée par des selles fréquentes et aqueuses (diarrhée), souvent mêlées de sang(rectorragie), de mucusou de glaires et accompagnées de fortes crampes abdominales ». Miam miam !!). Mais Montaigne, malgré l’odeur, mouille sa chemise (ouais enfin à mon avis y’avait pas que de la sueur sur sa chemise !) et accompagne Etienne dans son dernier voyage. Son ami mourra dans ses bras* au son d’un dernier et tragique pet !

 

Tout triste, Michel épouse alors une femme en 1565 : Françoise de La Chassaigne*. Mais bon, les filles c’est pas intéressant ; Mimi préfère ses livres et La Boëtie* (même mort !). Et puis cette Françoise elle est pas douée, elle ne lui pond que des petites filles mortes : cinq au total* ! La sixième survivra* mais bon, comme je disais plus haut, de toute façon, les filles c’est pas intéressant !

 

En 1571, ENFIN, Michel se décide à écrire* tout en gardant un rôle important de négociateur politique entre catholiques et protestants* ! Fan de rugby, il commence ses fameux Essais* ( la publication du premier tome ne se fera qu’en 1580*).  L’originalité de ces ouvrages vient de la volonté de Montaigne de se raconter et se décrire au fil de ses pensées*, sans ordre apparent, comme à « sauts et à gambades »*. Il se livre sans complexe, osant même parler de sexualité* et de ses coliques néphrétiques (calculs rénaux) qui le font souffrir à partir de 1578*. L’écriture de ces Essais l’occupera jusqu’à sa mort*.

 

Parallèlement à son activité d’écrivain, Michel voyage*. Ainsi, en 1581, alors qu’il effectue un petit périple à Rome, il reçoit une lettre lui apprenant sa nomination à la mairie de Bordeaux*.
Maire ? Merde ! Mais il avait rien demandé le pauvre !
Néanmoins, il rentre à Bordeaux et administre sa ville avec sagesse (il fait des nouveaux couloirs de bus super pratiques d’ailleurs !) jusqu’en 1585…Là, une épidémie de peste se déclare* et Montaigne s’enfuit comme un gros lâche de sa ville* en disant « bon ben c’est pas tout ça mais je vous laisse, j’ai piscine ».

 

Une fois la population de Bordeaux bien décimée, Montaigne revient, se retire de la vie politique et décide de vivre en sédentaire*, profitant de ses livres et remaniant sans cesse ses Essais*.

Il meurt d’un ulcère à la gorge*(ça aussi ça a l’air dégoûtant comme mort !) dans son château de Montaigne le 13 septembre 1592*.

 

Citation magnifique et philosophique de Michel de Montaigne (à retenir absolument) pour finir cette bio en beauté :

 

Le jambon fait boire.
Or, le boire désaltère,

Donc, le jambon désaltère.

 

 

* : Tous les éléments astérisqués sont certifiés par huissier authentiquement authentiques !