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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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La violence ne ressoude rien !

La violence ne ressoude rien !

 

Aujourd’hui, dans la catégorie « les proverbes c’est une bien bonne et belle morale à l’usage de tous ces cons de ploucs qui peuvent pas penser par eux-mêmes et se sentent obligés de sortir des proverbes à tout bout de champ alors qu’ils feraient mieux de fermer leur grande g*****», nous avons décidé de vous expliquer le proverbe « la violence ne ressoude rien » à partir d’une parabole tirée de mon expérience mienne, personnelle, propre à moi-même et autobiographique.

 

**********

 

Vous ai-je déjà parlé de nos problèmes de couple à mon chat et à moi ?

Non ? Et bien, savez-vous, mon chat et moi avons des problèmes de couple.

Moi bien sûr, j’y suis pour rien, c’est la faute de mon con de con-joint (comme son nom l’indique très bien d’ailleurs).

Je n’ai pas vraiment envie d’exposer notre misère sexuelle, ses pieds qui puent ses rots intempestifs ainsi que ses amants cachés dans la litière et c’est pourquoi je me contenterai de parler de ses problèmes de boisson.

 

Depuis deux ans, mon chat est lactoolique. Tout a commencé avec un petit verre de lait chaud le soir avant de dormir et puis, petit à petit, un deuxième à midi, un troisième pour son quatre heures…

Puis il s'est mis à boire dès 8h du matin et, comme je suis une épouse-modèle, cela m’inquièta beaucoup: je décidai d’agir : il y a trois mois j’ai formellement interdit à mon con-joint de boire et, pour plus de sécurité, j’ai installé un cadenas sur le frigo et des ceintures de chasteté avec tapettes à langues sur toutes les bouteilles de lait.

 

LAIT2.jpgPhoto trouvée sur le site d'Eric Chauvet, photographe: http://chauveteric.blogspot.com/

 

J’étais persuadée que mon chat était sobre jusqu’à ce samedi là.

Ce samedi là donc, Chat et moi faisions nos courses au supermarkat local. Je le regardais avec fierté et attendrissement remplir notre chariot de dizaines de packs de jus d’orange en me disant « whaou quel chat ce Chat, qu’il est beau quand il bande…ses muscles pour soulever les packs de jus d’orange » lorsque tout à coup, je remarquai une très légère faute d’orthographe toute ténue et chenue sur l’étiquette d’un des packs : il y avait écrit « Ju d’orrenje ».

Au début, ça ne me choqua pas tellement mais je me souvins alors qu’en plus d’être analphabète, Chat était allergique aux oranges, ça lui faisait gonfler les ongles de doigts de pied et d’autres organes un peu plus au nord de sa personne.

 

caler-bequille-moto-scooter-avec-animal-mort-L-1.jpeg

 

Intriguée, je tirai sur l’étiquette suspecte et là HORREUR : sous l’étiquette il y avait la photo d’un cadavre d’écureuil infesté de vers ! …Non je déconne, ça n’aurait aucun sens ! Sous l’étiquette était inscrit « LAIT » !! Y’avait même une saleté de vache toute nue dessinée sur le pack, ignoble tentatrice vicelarde !

Furieuse, je crachai sur la vache qui meugla de dégoût, et fouillai tous les rayons pour débusquer mon con-joint.

Je le trouvai enfin au rayon « tampix pour chattes en chaleur ».

Il semblait ravi de me revoir : « dis-moi Bibiche c’est lesquels tes tampix, flux garonnais ou flux niagaresque ? ».

Je ne répondis pas. Je l’attrapai par une oreille et le traînai ainsi jusqu’à la voiture con-jugale sous les yeux effarés des chat-lents.

 

affiche-Aguirre-la-colere-de-Dieu-Aguirre-der-Zorn-Gottes-1.jpg

 

Chat se doutait bien qu’il avait fait une connerie. Durant le trajet il préféra se taire et masser son oreille douloureuse qui avait triplé de volume et pendouillait lamentablement par la fenêtre ouverte.

Sitôt arrivée chez nous, je saisis Chat par l’autre oreille par souci de symétrie et le retraînai jusqu’à la maison.

Je fermai alors fenêtres et volets, construisis des murs anti-bruits tout autour de notre domicile pour éviter que les voisins n'entendent mes cris de femme bafouée et passai un savon à Chat qui hurlait de douleur car il détestait vraiment se laver !

 

Enervée par ses cris, je frottais si fort mon conjoint que je le déchirai en deux morceaux sanguinolents…

Là, forcément, Chat ne disait plus grand-chose et moi j’étais bien ennuyée parce que Chat gagnait bien sa vie et que de nos jours, c’est difficile de trouver un mari qui gagne bien sa vie !

 

soutine.jpg

Je décidai donc de ressouder mon con-pagnon (cf. titre de notre histoire).

Pour ce faire, je me munis d’un chalumeau, d’un fil d’étain et des deux morceaux de Chat. Je remis soigneusement les tripes dans le morceau du bas et commençai à souder tout en sifflant parce que siffler en travaillant ça donne du cœur au ventre et que justement, j’avais malencontreusement replacé le cœur de Chat dans son intestin grêle.

 

Au bout de trois heures de soudage méticuleux, j’avais soigneusement troué ma jupe, brûlé un œil de Chat, cramé mes rideaux et une bonne partie de la tapisserie mais je n’avais toujours pas réussi à ressouder mon con-pagnon.

Agacée, je piquai ma colère, repris mon chalumeau et retentai un soudage violent ce coup-ci…C’est à ce moment-là que les deux corps de Chat prirent feu d’un coup et se consumèrent entre mes mains.

Je venais d’incinérer mon con-joint !

« Décidément, la soudure c’est trop délicat pour les gonzesses » me dis-je en jetant les cendres de Chat dans le vide-ordures.

 

MORALITE : C’est prouvé, la violence ne ressoude rien : souvenez-vous en les enfants lorsque vous tentez de ressouder votre mari accidentellement assassiné !