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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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L'ékrivain krevé mystère (mais qu'est facile à trouver)

L'ékrivain krevé mystère (mais qu'est facile à trouver)

Oyez oyez, gentils lecteurs !

Aujourd’hui vous allez pouvoir participer de manière interactive et participative à la vie de l’ékrivain krevé du jour : je vais vous raconter la vie d’un auteur façon Julien Lepers et vous devrez trouver de qui je parle. Le gagnant remportera un autographe sur une feuille usagée de pq!

Compris ? …Non ? C’est pas grave, on commence :  


Ps : Le but est de trouver avec sa petite tête et sans gogole… Mais bon, même si vous trichez je vous aime toujours !


Top !!!

 

Juliette GideJe suis un célèbre écrivain français né le 22 novembre 1869* ; année érotique, comme chacun sait.

Je suis fils d’un professeur* et d’une immonde guenon poilue affublée du ridicule sobriquet de Juliette* (prénom difficile à porter lorsqu’on est un thon!) qui m'habille en fille.. 

Enfant, je suis déjà un laideron doublé d’un obsédé sexuel. En plus, je ne suis pas très doué puisqu’à l’âge de neuf ans je me fais choper en train de me masturber à l’école*.

 

Traumatisés, mes parents pensent un moment me couper les deux bras pour me guérir de mes « mauvaises habitudes ». Finalement ils m’envoient chez un médecin qui menace de me castrer*…Ca me calme direct* !

 

Deux ans plus tard, en 1880, mon père meurt*.
Ca, ça va pas aider sur le plan de ma santé mentale : je suis persuadé que Dieu m’a piqué mon papa à cause de l’histoire de la branlette*. Je me dis que c’est tout de même pratique et que je devrais faire ça aussi avec mon horrible mère…

 

En attendant, je suis un élève pitoyable* : je fais crise d’angoisse sur crise d’angoisse* et finis par simuler une maladie nerveuse pour partir me la couler douce en cure thermale au lieu d’aller au lycée*.

 

Lorsque je reprends l’école, d’horribles migraines m’empêchent de travailler*…comme par hasard hein ?!!

Comme si ça suffisait pas, je débute une crise de mysticisme religieux* et tombe amoureux de ma cousine* sans peur de la consanguinité et parce qu’elle s’appelle Madeleine, comme la pute mammellonnesque dans la Bible.

Je reprends enfin ma scolarité, passe mon bac philo*, abandonne la religion pour l’esthéticisme, écris mon premier ouvrage* et demande ma cousine en mariage…Déception ; elle se laisse pas faire* la s…séraphine !

 

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Du coup, je commence à voyager* : grâce à une bourse d’étude je peux péripler et…me vider les bourses* ! Je traverse Tunisie et Algérie*. Là, je tombe gravement malade et me fais s… soigner par de charmants jeunes garçons* qui me font découvrir les joies méconnues de la pédérastie* !

 

A mon retour en 1895, tout s’arrange : ma mère meurt* et ma cousine accepte enfin de m’épouser*…J’ai peut-être un peu oublié de lui parler de mes penchants et notre mariage ne sera jamais consommé* …quelle martyre cette Madeleine ! Mais enfin, moi je suis content : je prends mon pied à droite à gauche en branlouillant des jeunes hommes* tandis que Madeleine, mon amour spirituel, m’attend sagement à la maison* !

 

Cette vie me convient parfaitement et je commence à écrire des choses intéressantes* comme ce livre dont le titre évoque de la bouffe et qui sort en 97…
Je m’engage courageusement en faveur de Dreyfus* et sors mon premier grand succès en 1902*.

 

Pourtant, je ne suis qu’un geignard et me sens incompris*. Je subis une traversée du désert littéraire jusqu’en 1909* ; année de sortie d’un autre de mes ouvrages que personne ne comprend non plus*. Je regeins, suis un moment tenté de me convertir au catholicisme en 1916*…………et puis finalement je décide de me taper Marc Allégret en 1918*.

 

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La pauvre Madeleine, qui n’avait toujours rien compris (pas fine quand même ma femme !!), découvre ma liaison* et brûle nos lettres d’amour* avant de s’isoler et de s’étioler comme une fleur mal baisée…euh comme une fleur fanée.

 

Presque célibataire (Madeleine reviendra néanmoins à mes côtés plus tard*), j’en profite pour avouer mes tendances homosexuelles et pédérastes dans un ouvrage autobiographique de 1926* ; Si le blé ne vit pas (les titres cités ont été volontairement modifiés pour préserver l’anonymat de l’auteur dont il est ici question) Ca fait un scandale pas possible ce bouquin…

 

Je publie aussi Les fabricants d’argent pas vrai  et pars au Congo avec le jeune Marc*. Je suis quand même un mec bien et le colonialisme me choque* : je dénonce ces pratiques en rentrant de mon voyage romantique*. 

Un peu perdu, je me cherche encore entre catholicisme, communisme, onanisme* et autres trucs sales en « isme » sans parvenir à jamais découvrir ma vérité profonde néanmoins*.

 

Je pars en URSS* mais en reviens dégoûté et publie un traité dénonçant le stalinisme*. Je me fais traiter de facho par les gauchos puis de corrupteur-de-jeunesse par les pétainistes pendant la guerre*… Bref, personne peut me piffrer et me voilà bien esseulé après la mort de ma femme en 38*.

Après la guerre je n’écris plus guère* mais reçois le Nobel de littérature en 47* ce qui est quand même sympa !

 

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A la fin de ma vie, je suis un auteur respecté* et deviens le portrait craché de François Mitterrand.

 

Je m’éteins comme une vieille chandelle mal mouchée le 19 février 1951*.

 

Alors, qui suis-je ???