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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Histoire tragique de notre temps : le jeune homme qui n’avait pas de penny.

Il était une fois, un jeune homme parfaitement constitué et même plutôt bien fait. Il possédait tout ce qu’un jeune homme moderne doit posséder excepté un penny ! Vous me direz, « quelle nécessité de posséder un penny puisque nous sommes en zone €uro ? » et je vous répondrai que cette manière d’écrire « €uro » est tout à fait charmante mais aussi que vous n’êtes que des flagorneurs, parce que, dans un désir insensé d’exotisme fou, j’ai décidé que mon histoire se passerait en Angleterre, voilà, c’est dit !

Je ne sais pas si vous le savez, mais la vie d’un jeune homme devient fort difficile lorsqu’il ne possède pas de penny et ainsi, Seizesoissant’kat (car c’est ainsi que je viens de baptiser notre héros à grands renforts d’eau et de pastis béni) se trouvait souvent fort démuni, même et surtout lorsque la bise ne venait pas comme en ce mardi 18 septembre 2007 où notre héros partit voir une professionnelle pour lui demander de pratiquer en sa compagnie son bel art ancestral. La donzelle détailla Seizesoissant’kat de haut en bas, de bas en haut, latéralement, en diagonale et en profondeur (car ses yeux possédaient un scanner intégré) avant de déclarer « ok, show me your gros penny » dans la langue de Shakespeare . Seizesoissant’kat rougit jusqu’au oreilles et répondit « Mais Madame, je n’ai point de penny ! » à quoi la péripute rerépondit : « Ouate ? Izn’t zat possibeul ! No gros penny ? Petit penny alors? - Hem…no penny at all! - But go to hell you ridiculous pennyless ! –rétorqua cruelle, cette gouge aux yeux bougeurs- - Elle, votre collègue?” demanda naïvement Seizesoissant’kat qui, pour un anglais, comprenait fort mal sa langue natale ! Mais non, toutes les périputes du quartier chassèrent le jeune homme en se gaussant de son absence de penny.

 La nuit, dans ses cauchemars, Seizesoissant’kat entendait encore leurs rires diaboliques, il se réveillait alors en sursaut et tâtait son pyjama au cas où un penny lui aurait poussé mais à chaque fois, c’était la désillusion : il n’avait toujours pas de penny !... Mais Seizesoissant’kat subissait nombre d’autres humiliations en raison de son manque de penny ! Si si, je vous l’affirme ! …Un exemple ? Ce que vous pouvez être exigeants et voyeurs…SI, c’est du voyeurisme et c’est malsain ! Mais bon, vous me direz, « c’est pas du voyeurisme s’il n’y a aucun penny à voir » et, comme d’habitude, vous avez raison alors je m’en vais continuer mon histoire.

Dans son adolescence, Seizesoissant’kat joua au foot et ma foi, il était fort doué…meilleur que Ribéry du moins…et moins mauche aussi, ce qui, nous l’avouerons, n’est pas un exploit mais bref !
Seizesoissant’kat adorait le foot et si nous eussions été au début des années 80, j’aurais même dit « il était fana de foot » mais, ce qui le terrifiait, c’était les vestiaires d’après-match.
Là, dans la moiteur et la brume des douches, des dizaines de jeunes hommes erraient entièrement nus (je sais, ça peut sembler paradisiaque vu comme ça). Le problème, c’est que ces jeunes garçons, une fois nus, sortaient invariablement leurs pennys de leur zlip kangourou (certes, c’est peu élégant mais c’est un parfait porte-monnaie !!) et se les comparaient: « Combien tu as…19 ? Pffff c’est nul, moi j’ai au moins 22 ! ». A chaque séance comparatoire de pennys, Seizesoissant’kat se faisait le plus discret possible mais un jour, on lui posa l’horrible question : « Et toi, Seizesoissant’kat combien as-tu en pennys ? ». Le pauvre jeune homme bafouilla, s’étrangla et finit par articuler péniblement « Je n’ai pas de penny ».
Là, un ange passa et il en profita pour prendre une douche et se masturber un coup car, pour une fois qu’un ange passe dans un vestiaire de mâles nus, faut bien qu’il en profite ! Quand, le sourire aux lèvres, l’ange quitta le vestiaire, les jeunes garçons, revenus de leur surprise, décidèrent que Seizesoissant’kat serait leur nouveau bizu en titre. Ils attrapèrent tous des tomates pourrites dans leur zlips kangourou (décidément, on pouvait mettre plein de choses dans ces zlips kangourou !!) et les lancèrent sur notre pauvre héros qui s’enfuit dans la nuit en hurlant « Je ne suis pas un pauvre, je suis un homme ! ».

 Un moche jour (ben oui, on est en Angleterre : il fait jamais beau !), notre pauvre pennypoor n’en put plus et décida de se suicider. Au début, Merde-comment-je-l’ai-appelé-déjà…ah oui : Seizesoissant’kat pensait se mal-couper un ongle de pied et attendre que les mycoses puis la gangrène s’installent (on ne vous répètera jamais assez combien il est dangereux de se mal-couper les ongles de pied ! Mieux vaut être très souple et les ronger !) et le fassent périr dans d’atroces souffrances mais finalement, il se dit que sauter à l’élastique sans élastique dans la Tamise était une solution plus propre pour lui quoique moins propre pour les gens qui boivent l’eau de la Tamise. Il se rendit donc sur le Tower Bridge que j’appelle souvent « Pont de San Francisco » à cause de la série avec Michael Douglas alors que ça n’a strictement rien à voir puisque Michael Douglas était plutôt sexy à cette époque avec ses pantalons à pattes d’eph alors que les ponts ne peuvent porter des pattes d’eph car ils n’ont pas les délicieux mollets galbés de Michael Douglas mais bref, je m’égare quelque peu.
Seizesoissant’kat errait sur son pont, le vent faisait tourbillonner ses mèches rebelles, la pluie battait son visage et c’était parfaitement parfait comme ambiance de suicide. Notre héros enjamba la barrière du pont et il pensait que c’était fort désagréable et que ça lui comprimait les c…mais il ne put terminer sa pensée (et heureusement pour vous, chers amis lecteurs car j’eusse été obligée d’écrire le mot « COUILLE » sous vos chers chastes yeux…Oups j’ai gaffé, tant pis !!) car son regard tomba * sur un petit objet brillant par terre. Mais qu’était-ce donc ?

A/ Une capsule de bière
B/ Un cadavre de pie parasol
C/ Un Prince-Albert tombé du gland du Prince Charles
D/ Un penny

Hé oui mes chers amis, vous avez trouvé et donc gagné 100 000€ : c’était la réponse D : un penny !! Seizesoissant’kat ramassa donc son regard (cf. * astérisque plus haut), son penny tout neuf et ne pensa plus du tout au suicide. Désormais, avec son penny, il était maître du monde : il allait enfin pouvoir frimer dans les vestiaires et aller aux putes (oui, être maître du monde consiste en ça pour moi…). Mais au lieu de ça, Seizesoissant’kat décida de faire fructifier son capital : il confia son penny à un banquier et, deux ans plus tard, grâce à la justesse de ses investissements, il devint immensément riche et intensément heureux !

FIN PROVISOIRE

Moralité provisoire : Le capitalisme y’a que ça de vrai !!

 Fin alternative :

Seizesoissant’kat fit donc fructifier son argent. Au bout de deux ans, il était immensément riche mais n’osait toucher à tous ses pennys : il attendait d’être immensément immensément riche pour s’en servir. Comme ses pennys étaient à la banque, les prostiputes et les copains de foot continuaient à le railler mais Seizesoissant’kat s’en gaussait fort car il se disait « Rira bien qui rira les derniers quand je serai immensément immensément riche et que je prendrai des bains de penny ! ». Et cependant, ce jour n’arriva jamais car, un moche jour de décembre, alors qu’il lisait le « Time of pennys », Seizesoissant’kat vit que ses actions avaient monté et qu’il était désormais immensément immensément riche. Ivre de bonheur, il traversa la rue pour aller à la banque et ne vit pas le double-decker qui l’écrasa comme une crêpe ! Comme il n’avait pas d’héritiers, son immense immense fortune fut redistribuée à ses copains de foot et aux prostiputes qu’il ne fréquentait pas vu qu’il ne voulait jamais leur donner son penny.

Moralité alternative : Ok le capitalisme c’est bien beau mais ça sert à rien une fois que les vers t’ont boulotté le fion.