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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Des dangers de mort de vivre en couple avec un parapluie bleu

Monsieur Jean-Robert Groderche adorait son parapluie, il le disait souvent : son parapluie c’était le soleil de sa vie. Mais il ne savait pas que cette folle passion le mènerait droit à sa perte...

 

Lundi, à 7h, il se réveilla au côté de son cher et tendre. Il le regarda dormir quelques secondes en silence avant de lui grattouiller doucement la sixième baleine.

Le parapluie s’éveilla et décida de faire l’amour à Jean-Robert parce que les caresses sur sixième baleine c’est super érotique, tellement érotique que j’aurais même pas dû en parler en fait !

Tous deux effectuaient la brouette thaïlandaise lorsqu’un terrible hurlement retentit. C’était la hernie discale de Jean-Robert. Il prit un cachet pour faire passer la douleur et s’habilla pour aller travailler.

 

A 8h14, tous deux étaient sur la rocade bouchée. Comme Jean-Robert faisait toujours grise mine à cause de sa hernie, le parapluie décida de le dérider : il s’ouvrit devant le visage du conducteur pour jouer à « Coucou qui c’est ? ». Ravi, Jean-Robert ferma les yeux et, mutin,  demanda: « C’est Tati Mathilde ? Phèdre ? Don Diègue ?...Parapluie ! ».

Ouvrant les yeux, il s’aperçut qu’il avait gagné et qu’il avait quitté la route pour longer une pittoresque falaise. Coup de bol, c’était un raccourci jusqu’au bureau : il arriva en avance et son patron le félicita en lui offrant une croquette toute fraîche !

 

A 12h30, Jean-Robert fit sa pause-déjeuner règlementaire de sept minutes. Il rejoignit son parapluie qui était en train de lui tartiner un bon jambon-confiture avec tout l’amour que peut mettre un parapluie dans le tartinage de confiture sur pain rassis.

Jean-Robert le regardait tendrement et tout à coup, il eut une folle envie d’avaler son parapluie, là, tout de suite, sur ce parking gris et délavé. Il s’en saisit et l’avala lentement, sensuellement. C’était d’un tel érotisme que je ne puis poursuivre ma description. Voici donc le dénouement.

 

A 20h30, Jean-Robert et Parapluie rentrèrent dans leur 10m² à  loyer modéré de 796€. Tous deux s’installèrent dans le clac-cloc pour regarder la télévision. Jean-Robert caressait machinalement son parapluie. C’est là que le drame se produisit : il l’ouvrit !

Le parapluie poussa un cri de désespoir tandis qu’une enclume de vingt tonnes s’abattait sur le crâne de Jean-Robert Groderche.

 

M’enfin, quelle idée de vivre avec un parapluie aussi ? Chacun sait que ça porte malheur, mieux vaut trouver une jeune tronçonneuse bien huilée...hum !