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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Ce que vous avez raté en n'achetant pas Zélium 1

Il était une fois un éléphant de mer affublé du doux sot briqué de Jomerrick. Ce pachyderme sympathique avait un gros problème outre sa queue et sa trompe (qui ne sont en fait un problème que pour les humains qui se les prennent dans le fondement) ; le souci donc, c’est qu’il était très malingre puisqu’il ne pesait que deux-cents kilos…à peine la moitié du poids d’une femelle !

Or, comme chacun sait mais je vais le répéter quand même, le poids et la force d’un éléphant de mer sont vitaux pour deux raisons tout aussi vitales puisque touchant au vit…Au cul, quoi.

La première raison c’est que les mâles, pour niquer…euh, croître et multiplier (Bible, épisode 1, rubrique « oui mais comment qu’ils baisent vu qu’ils ont pas le droit de pécher ? »), se constituent un harem qu’ils gardent farouchement en attaquant tout autre mâle en approche. Pour ce faire, ils reptent sur leur graisse en direction de l’intrus, grognent, montrent les crocs, raclent des nageoires, claquent de la queue, barytonnent du cul, et lui foutent sa branlée méritée.

La seconde raison que j’appris en regardant un docu, bourrée à deux heures du mat, c’est que, quand un éléphant de mer dominant veut se taper une femelle, il procède ainsi. Tout d’abord, il ne la voit pas : il secoue nonchalamment sa trompe en humant les effluves que le vent du large de l'usine d'à côté lui amène.
 

 

Mais subitement, il se redresse d'un coup (un coup de 7 minutes): il vient d'apercevoir la femelle, cette pute qui l’aguiche en allaitant son petit, exprès pour exhiber ses gros nibards…Nympho va ! Le désir submerge le mâle de deux tonnes, ses yeux se mouillent, sa trompe frémit. Il glisse sur son ventre et son sexe qui tend douloureusement son slip Gros-Pakebo jusqu'à la femelle (écrasant au passage la colonne vertébrale de l’éléphanteau qui clamse en poussant des hurlements de douleur -y’a des vidéos là-dessus sur  ternet : à chialer !). Il bondit et la plaque tel un sumo sur Mimi Mathy. Il est si lourd que celle-ci ne peut s'échapper, elle pousse des cris rauques à vous fendre le cœur, elle griffe le sol, casse toutes ses ongles manucurées en tentant de fuir. Peine perdue, le mâle est trop lourd : elle se fait bourrer contre son gré.


Voilà, ils vivent heureux et ont plein de petits néléphanteaux à écraser. Fin…Ah zut, je parlais de Jomerrick. Revenons donc à notre maigre mouton trompu.

Jomerrick était opportuniste et lorsqu’il voyait un gros mâle en rut charger une mère-éléphante, il en profitait souvent pour se taper ses petits à la colonne vertébrale brisée mais, comme dirait Giscard à la sortie du pont de l’Alma, « baiser des agonisants, c’est pas très marrant ! ».

 

Cependant, tu te doutes bien lecteur que chaque fois que Jomerrick tentait de se taper une femelle, une vraie, même pas morte, le mâle dominant du coin lui collait une branlée au point que notre pauvre héros en perdit entièrement sa fourrure et en devint tant déformé, douloureux et stigmaté qu’il ressemblait à peine à un éléphant de mer ! De plus, on lui avait si souvent bouffé ses nageoires de devant qu’il était forcé de se tenir debout sur les pattes arrières tel un bipède !

 

Mais un jour, un miracle se produisit : des anglais accostèrent afin de massacrer tous les éléphants de mer pour leur ivoire…Oui, lecteur, tu te dis : « C’est idiot, les éléphants de mer n’ont pas de défenses» et je te répondrai que les anglais ne sont pas réputés pour leur intelligence !

 

Après avoir massacré quelques dix-mille éléphants, les anglais apprirent trois informations vitales: que tuer des éléphants de mer, ça pue et ça salit les guêtres, que les éléphants de mer n’ont pas de défenses en ivoire et qu’un étrange bipède se tenait près d’eux.

Bien entendu, ce bipède n’était autre que Jomerrick. Les hommes étaient tétanisés et ne savaient si cet être était un humain hideux ou un éléphant très laid. Mais bon, comme leurs fonds de cales étaient vides, ils décidèrent charitablement d’assommer le nouveau-venu et de le ramener en Angleterre.

 

Là, ce fut merveilleux, Jomerrick apprit à parler et se produisit en vedette dans de nombreux cirques en tant qu’homme-éléphant-de-mer ! Il eut un succès comique fou; sa plus grande vanne c’était de hurler en secouant sa trompe « I’m not a seal-elephant, I’m a man ! ».

 

Et le miracle, c’est que les humains sont tordus mentalement et aiment les monstres tordus physiquement. Ainsi, tous les soirs, de délicieuses petites femelles tremblantes mais consentantes venaient s’offrir le grand frisson en s’offrant à notre éléphant préféré qui forniqua tant et tant qu’il en creva !


Happy ending