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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Birdy miam-miam -2- L'invasion.

Birdy miam-miam -2- L'invasion.

Résumé de l'épisode précédent: Tous les oiseaux de la Terre y z'ont mourute comme des merdres au grand désarroi du narrateur qui aimait les oeufs brouillés...

 

Le lendemain de la mort des oiseaux, Jean-Claude et moi on prenait tranquillement notre petit-déjeuner, pleurant comme de vieilles tantes sur notre bacon tout sec. Tention, j’ai dit « tantes » mais Jean-Claude et moi on n’est pas pédés comme des phoques vu que lui c’est un bichon frisé qu’est viril comme Van-Damme.

Jean-Claude-Van-Damme-008.jpg



Donc on bouffait peinards quand on a entendu du bruit dans la véranda. Moi je me suis dit que ça devait être un connard de hippie qui voulait voler ma télé pour acheter du drogue. Alors j’ai pris mon flingue et je me suis approché à pas de loutre.


Le soleil s’était levé depuis longtemps et pourtant la véranda était plongée dans l’obscurité. Au début, je ne voyais rien mais j’entendais des bruits sourds et réguliers très étranges…Comme des coups de marteaux suivis de craquements sinistres. Alors, mes yeux se sont habitués à l’obscurité  et là, je les ai vus agglutinés : des milliers d’oiseaux collés à la vitre de ma véranda. Des milliers de moineaux plumés, de corbeaux écrasés, de pigeons borgnes ou aux pattes brisées qui se tenaient là en vol stationnaire comme si de rien n’était. Ils avaient extinctionné avant de rescu…ressu…résurrecter comme Jésus, les cons ! Sauf que Jésus, en résurrectant, il avait pas une telle gueule tordue. C’était donc pas un miracle, c’était une zombification ! Ce connard de crâne d’œuf coco d’Hitchcock avait vu juste…Putain, ça me faisait mal au cuk !
Mais le pire, c’est que toutes les trente secondes, l’un des oiseaux prenait son élan et s’écrasait contre la vitre en s’éclatant le crâne. La cervelle suintait, les yeux explosaient en une bouillie jaunâtre et il s’écrasait lourdement au sol.

 

oiseau-empaille.jpg



C’était un spectacle étrange, terrifiant, pourtant je me marrais silencieusement parce que je me disais que l’invasion des zombies aviaires elle faisait franchement un peu pitié ; à ce rythme, les oiseaux défonceraient ma baie-vitrée en 2070 et trouveraient mon squelette déjà dûment nettoyé par les vers.


Putain, j’aurais dû fermer la porte au lieu de me marrer comme un de ces demeurés mongoloïdes incontinents qu’on devrait mettre en camps. Il a fallu que ce con de Jean-Claude se ramène. Il s’est arrêté net, son poil s’est hérissé et il a poussé des aboiements furieux ! J’ai tout de suite appliqué mes mains sur son museau pour le faire taire mais c’était trop tard : les oiseaux l’ont fixé de leurs petits yeux vides, ils ont changé de stratégie, ils ont tous pris leur élan et moi j’ai pas attendu la suite. J’ai laissé Jean-Claude gérer la merde qu’il avait foutue et je me suis précipité à la cave.


A peine fermais-je la lourde porte derrière moi que j’entendis la vitre se briser. Je peux vous dire que je me suis solidement barricadé avec tout ce que je trouvais : vieilles tables, armoires et buffets, tous y sont passés. Il était temps, de l’autre côté de la porte, les bruissements d’ailes se mêlaient aux coups de bec frénétiques contre la porte…

 

A suivre...