Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

Menu

Rousseau : rêveries d'un merdeux solitaire

 

Oyez oyez bonnes gens, gens bons, la vie du plus chiant, du plus égocentré de tous les écrivains français……………..Applaudissez le graaaand…Rousseau (je sais c’est marqué dans le titre, tous mes effets de suspens ne servent à rien !)!

Il semble que le but et la quête de Jean-Jacques le bien nommé aient été de faire chier son monde et quand je dis « faire chier », je veux pas parler d’un beau caca bien dur et bien propre mais d’une merde verte et collante dont on arrive pas à se débarrasser…Bref.


Précoce, le jeune JJ débuta très fort sa carrière de chieur dès la naissance en assassinant sa mère le 28 juin 1712 à Genève*. La pauvre femme mourut en effet d’avoir enfanté* un rejeton à la si grosse tête et aux si énormes mollets. Dans son agonie elle inscrivit au placenta sur le mur de sa chambre « JJ m’a tuer ».

D’après les médecins, le jeune JJ hydrocéphal ne vivra pas plus de vingt-quatre heures * chrono comme Jack Bauer mais sans terroristes (moi je dis, ça n’aurait pas été une grosse perte mais je vais me faire engueuler…). Au lieu de ça, il grossit, grandit et devint un charmant petit garcon et les premiers mots qu’il lâcha à l’âge de sept ans et huit mois furent « moi je » ou « je suis beau » (on est pas sûrs en fait !).

JJ arrive à se faire adorer de son père à force de lèche-culeries tandis que François, le frère aîné, se prend moult torgnoles par le paternel* tel un chaton dans un sac de bure sur lequel une lanceuse de poids roumaine s’acharnerait avec ses poings (je parie que c’est la faute de JJ qui aurait rapporté à son père –sévère protestant*- que le frérot se déguisait en fille pendant son absence). Enfin bon, lorsqu’on décida enfin de faire quelque chose du jeune JJ en 1727, on l’envoya en apprentissage chez un graveur* et ça se passa très mal : notre futur écrit-vain est flemmard, il vole, il ment*, porte une casquette à l’envers, met son jogging dans ses chaussettes et fait encore chier tout le monde dans le tram en mettant son mp3 à plein volume…Ptit con va !

Comme déjà personne ne peut le piffrer, JJ décide de fuguer en 1728 ; après être rentré trop tard d’une teuf arrosée, il trouve les portes de Genève fermées et décide de s’enfuir * (m’est avis que les gardes de la porte l’ont vu arriver de loin, se sont dits « zut, revoilà l’emmerdeur » et lui ont refermé l’huis au nez).

JJ file donc en Savoie mais là-bas, bien sûr, personne ne veut s’occuper d’un sale protestant merdeux qui pue*. Alors, en bon opportuniste, Rousseau se convertit au catholicisme*, se déguise en chien perdu galeux et se fait recueillir par la pieuse et tétonnesque Madame de Warens, vingt-quatre ans, toutes ses dents et des hanches ah…et des seins !!!*
Celle-ci, ennuyée de le voir baver sur ses tapis acrylique à son approche l’envoie à Turin (ça rime avec… ?) histoire qu’il devienne un bon catholique*.

Là-bas, JJ se fait vagabond et refugue en 1729 pour retrouver les grosses mamelles de Mme de Warens*.
Désormais, tétant son lait généreux, il l’appellera affectueusement « Maman »* (tripotant…euh touchant non ?).

Entre-temps, l’envie lui prend comme la chiasse de devenir curé*. Il fait un petit tour au séminaire*, mais sans doute confondait-il « séminaire » et « séminal », je sais pas…quoiqu’il en soit, il est nul à chier comme apprenti cureton* et se prend d’une nouvelle lubie, devenir maître de musique* !
Une fois encore, il est trop mauvais et revient dans les jupes de Maman en pleurant*.

En 1731, celle-ci adopte un nouveau protégé, Claude Anet, son valet*. Claude a le droit de passer la nuit dans le lit de Maman et, comme JJ a peur tout seul dans le noir, il décide d’en faire de même*. C’est alors que se forme un charmant petit ménage à trois* !!
Mais Maman est débordante d’amour : en 37, elle se trouve un nouveau jeunot et, jaloux, JJ préfère céder la place et s’en va*…pour mieux revenir en 41*.
Cette fois-ci c’en est trop, Maman en a marre de cet Œdipe-Tanguy de vingt-neuf ans et lui fait clairement comprendre qu’il doit dégager* !


JJ devient alors mauvais percepteur*, médiocre musicien*, secrétaire moyen*…jusqu’à ce que M. de Richelieu lui trouve un petit CDD consistant à remanier une comédie-ballet de Voltaire*…Nouvel échec ; on ne goûte guère son travail et son nom n’apparaît même pas au générique de la pièce* !

Heureusement JJ parvient à se faire un ami ; Diderot qui tente de l’incruster dans les salons*. Nouvel échec : notre héros est ridicule, maladroit, il sait pas parler et personne ne l’aime*.
Ne pouvant donc se taper les bourges, JJ se rabat sur une proie plus à sa portée. Il va débusquer dans une auberge la plus sale, la plus moche et la plus ignare des servantes : Thérèse Levasseur* ! Il s’installera avec elle et lui fera cinq enfants qu’il se hâtera d’abandonner* .

A ce moment-la, personne ne désespère de sa fécondité mais tout le monde désespère de son talent !


Pourtant, ô miracle, en 1750, alors âgé de trente-huit ans, voilà que Rousseau nous chope une illumination*. Rendant visite à Diderot à la prison de Vincennes, il traîne en chemin, compte les papillons et lit le Mercure de France quand tout à coup, il tombe sur la question du concours de l’académie de Dijon : « si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs »*. Bon, ça a pas l’air folichon comme ça mais notre Rousseau ça l’excite à mort au point qu’il est « ébloui de mille lumières »* dixit lui-même, il se laisse tomber sous des arbres qui passaient par là, se met à chialer comme un bébé* et nous pond….TADAAAAAAM « Le Discours sur les sciences et les arts »* qui lui vaut de gagner le concours et de devenir célèbre*.
En gros, dans son machin-discours, il nous sort que « l’homme est naturellement bon » et que les sciences et les arts sont de la merde corruptrices d’hommes*…Mouais…


A partir de là, c’est la gloire, le monde entier sait que Rousseau est un crétin mais celui-ci est pris de loghorrée écrivatoire : il nous pond La Nouvelle Héloïse, Le Contrat social et surtout ce fameux Emile où il expose ses fameux principes sur l’éducation, lui qui a abandonné ses cinq enfants*, je vous le rappelle…enfin, je dis ça, je dis rien…

Il réussit en même temps à se brouiller avec Voltaire et ses anciens amis Diderot et Grimm* tellement il est chiant, parano, égocentrique, bref, insupportable ! C’est alors que JJ commence à développer sa fameuse théorie du complot* (ou syndrome Marie-Jo Pérec): le Monde lui en veut alors qu’il a rien fait, tout le monde le déteste et veut sa mort* !


A partir de là, il commence à distribuer des feuillets « Je suis bon » au sortir des églises*…Ben du coup, forcément, en 1765 on lapide sa maison*, Rousseau fuit mais se fait virer de partout*.
Il se réfugie alors en Angleterre où il fait ami-ami avec Hume*…Au début, tout se passe bien bizarrement mais, très vite, le philosophe anglais ne supporte plus sa parano, ses délires, ses jérémiades* et …devinez quoi, il le fout dehors pour changer* !


En mai 1767, Rousseau rentre donc à Paris, seul avec sa ploucesse Thérèse qu’il épouse en secret l’année d’après*.
Il croit toujours que le Monde lui en veut injustement et écrit ses pitoyables et geignardes Confessions pour se justifier* et dire « Ben même si vous vous m’aimez pas, Dieu lui il saura que je suis un mec bien et prouteuh ! ».
Vu qu’il est tout seul comme un gland, il écrit aussi les Rêveries du promeneur solitaire * où il fait style que c’est chouette d’être un rebut de la société perdu dans la forêt…

Enfin, première bonne nouvelle de cette biographie, Rousseau meurt dans son délire le 2 juillet 1778*…Ouf et désolée pour ceux qui aiment JJ !

 

Extrait-cadeau-bonux : Incipit des Confessions :


Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi.
Moi seul. Je sens mon cour et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus ; j'ose croire être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien fait ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m'a jeté, c'est ce dont on ne peut juger qu'après m'avoir lu.
Que la trompette du Jugement dernier sonne quand elle voudra, je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirais hautement : "Voilà ce que j'ai fait, ce que j'ai pensé, ce que je fus. J'ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n'ai rien tu de mauvais, rien ajouté de bon, et s'il m'est arrivé d'employer quelque ornement indifférent, ce n'a jamais été que pour remplir un vide occasionné par mon défaut de mémoire ; j'ai pu supposer vrai ce que je savais avoir pu l'être, jamais ce que je savais être faux. Je me suis montré tel que je fus ; méprisable et vil quand je l'ai été, bon, généreux, sublime, quand je l'ai été : j'ai dévoilé mon intérieur tel que tu l'as vu toi-même. Être éternel rassemble autour de moi l'innombrable foule de mes semblables ; qu'ils écoutent mes confessions, qu'ils gémissent de mes indignités, qu'ils rougissent de mes misères. Que chacun d'eux découvre à son tour son cour aux pieds de son trône avec la même sincérité ; et puis qu'un seul te dise, s'il l'ose : Je fus meilleur que cet homme-là.

 

 

* : Tous les éléments astérisqués sont certifiés authentiquement authentiques !