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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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La bedite Sirène

La bedite Sirène

 Il était une fois, dans l’océan Atlantique pollué par l’Erika, un royaume merveilleux peuplé d’étranges créatures mi-hommes mi-thons que l’on appelait sirènes. Ce pays sous-marin n’avait pas connu la révolution française et était gouverné par un monarque barbu qui se prenait pour Louis XIV.
Tout le monde l’aimait car tous ses opposants étaient décapitationnés à la tronçonneuse en place publique.

Le roi, qui était un chaud lapin (comme Hervé Gaymard), avait fait douze chiardes à sa pauvre femme qui était morte d’hémorragie vaginale à force de pondre. Depuis, on lui avait interdit de se reproduire car les ressources se faisaient de plus en plus rares sous la mer. C’est pourquoi il vivait chez sa mère, ménopausée depuis longtemps déjà. Les douze filles du roi étaient toutes d’une immense beauté. Toutes ? Non ; en effet la cadette était un vrai pou : tellement moche que les rumeurs racontaient que la défunte reine avait dû tromper son époux avec un orang-outang des mers.
En effet, l’enfant avait un énorme nez granuleux, des oreilles plates de rugbyman, des yeux marronâtres et chassieux très enfoncés dans les orbites, des pustules sur toute la face, un teint grisâtre, des poils oranges qui dépassaient de son nez et de ses oreilles et des cheveux de même couleur qui restaient gras même après une dizaine de shampooing Kéranove-anti-cheveux-gras-spécial-singe-crasseux. Celle-ci avait de plus (ô comble de l’ironie tragique) un nom de lessive puisqu’elle s’appelait Ariel.
Bref heureusement qu’elle était fille de roi pour compenser un peu.

Elle habitait avec ses sœurs chez sa grand-mère qui les surveillait étroitement pour éviter que le roi -homme ambitieux comme un Napoléon Bonaparte- n’ait de nouveau envie de repeupler la mer avec elles. Les onze sœurs aînées avaient le droit de sortir de leur chambre pour visiter le monde sous-marin mais aussi pour chasser à la surface. La chasse était un domaine réservé aux sirènes femelles ; celles-ci sortaient de la mer, cherchaient un petit bateau peuplé d’individus humains de sexe masculin et commençaient à les aguicher. Les hommes, créatures basiques, peu intelligentes et guidées par leur testostérone ne se demandaient même pas ce que faisaient ces femelles dénudées à 30km de la côte. Ile se mettaient à baver et buller comme des escargots (c’est une technique de dégorgement humaine très utile ; ça attendrit la chair) et sautaient dans l’eau pour faire comme Loana et Jean-Édouard dans la piscine du loft. A ce moment là, les sirènes les noyaient, les dépeçaient et les ramenaient à l’heure du repas à leurs congénères affamés.

Ariel ne pouvait sortir de sa chambre autrement que voilée comme une talibane et on lui interdisait formellement de s’aventurer à la surface car à sa vue, les hommes se trouvaient saisis de vomissements frénético-compulsifs et prenaient la fuite. Cette situation la tristait fortement car elle était en pleine période pré pubère et aurait bien aimé le copulationnage sirène/humain (oui ; de plus c’était une perverse : elle était humanophile, ce qui est un crime passible de la peine de mort dans le royaume sous marin.)

Pendant que ses sœurs chassaient, la bedite sirène restait avec sa grand-mère qui lui lisait des histoires ou tentait de la maquiller un peu pour qu’elle soit un peu moins laide. Une fois qu’Ariel était avec la vieille femme qui lui éclatait quelques pustules sur le front, elle lui demanda : « Mère-grand, pourquoi ne puis-je aller chasser comme mes sœurs, ces ignobles pouffiasses qui s’amusent à remplacer mon gant de toilette intime par des oursins ? » La Grand-mère regarda tristement son enfant se demandant si elle devait lui révéler l’effroyable secret de son incroyable laideur : « C’est parce que tu es trop jeune ma petite, attends d’avoir atteint ton 239ème anniversaire. -Et pourquoi ne pouvons-nous pas copulationner avec les humains ? -Parce que c’est mal voyons !! Et parce que nous n’avons pas de trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain : les femelles humanoïdes en ont un entre les jambes alors que nous possédons seulement une nageoire natatoire à cet endroit, c’est pourquoi nous ne pouvons nous taper les humains. »
La gamine resta songeuse puis décida de changer de sujet : « Et pourquoi m’éclates-tu mes grains de beauté ? -Ma fille, sache qu’il faut souffrir pour être belle…et même pour être laide d’ailleurs ! Lao Tsu a dit ; « la souffrance est guide de chaque sirène ». Et la Bible a dit aussi Ezequiel verset 7 chapitre 98 page 8723 paragraphe 3 alinéa17: « les boutons de ta progéniture, jusqu’à la dix-huitième génération tu éclateras ». Voilà pourquoi ! »

Quand elle retourna dans sa chambre, Ariel se dit qu’elle ne pourrait jamais attendre jusqu’à son 239ème anniversaire pour aller à la surface, c’est pourquoi elle décida d’aller voir le roi son père pour qu’il lui donne un laisser passer. Le lendemain, elle entrait en tremblant dans les appartements paternels. Son géniteur était affalé sur sa couche en train de regarder du foot à la télé en se grattant ses royales testicules. Il se redressa en voyant arriver sa fille : « Qui êtes-vous ? Comment osez-vous déranger votre souverain ? Pourquoi ne vous ai-je pas fait décapiter ; vous avez une sale gueule ! » La petite prit son courage à deux mains : « Père, c’est moi, votre fille cadette. Je viens vous présenter une requête très importante.

-Fille cadette hein……Dash c’est ça ?

-Non père ; Ariel.

-Ah ouais c’est vrai. Kestuveux donc mon enfant ? Installe toi sur mes genoux que je te caresse les cheveux pendant ce temps…aaaaaaaaah ma chère enfant ce n’est pas souvent que j’ai le plaisir de te voir. »

Le vieux écrasa une larme avant de poser sa main sur la queue de sa fille. (Désolée je trouvais ça rigolo à écrire …on voit pas ça tous les jours !) La sirène respira un grand coup avant de se lancer : « Père, je voudrais un laisser passer pour aller à la surface. »
Le roi se redressa brutalement, faisant choir sa fille à terre : « T’es pas folle ?! Tu ferais fuir les pr……… »Il s’arrêta en voyant la mine déconfite de sa progéniture, réfléchit quelques secondes et reprit : « Ok mais pas plus d’une heure et veille à ce que personne ne te voie. » Ariel, folle de joie, embrassa son père et retourna éperdue dans sa chambre pour faire ses préparatifs.

Le lendemain, elle sortait voilée du palais pour se rendre à la surface. Le voyage fut long mais Ariel ne fut pas déçue en voyant le magnifique soleil d’été, le ciel bleu azur, les mouettes se débattant des nappes de pétrole, les poissons agonisant dans les poches irisées Leclerc et l’agréable odeur des déjections humaines que l’on déversait à cet endroit. « Comme c’est beau, que cet endroit est exotique » pensait la bedite Sirène tandis qu’un cormoran la prenant pour un gros tas d’algues lui urinait sur la tête (je sais les oiseaux ça fait pas pipi mais on s’en fout). Elle continua à arpenter l’océan jusqu’à trouver un immense trois-mâts d’où s’échappait de la musique. La sirène se rapprocha le plus possible du bateau pour observer ce qui se passait à l’intérieur. On y fêtait l’anniversaire d’un jeune prince appelé Globork. Celui-ci venait d’avoir vingt ans. Il était très laid (sans doute à cause de la consanguinité ; son père avait épousé sa cousine dont le père avait épousé sa tante dont la mère s’était tapé son frère, lui-même fils de son oncle et de sa tante qui était fille de sa mère…).
Bref ; il était très moche ; le cheveux noir et pelliculeux, le dos voûté, un bras plus long que l’autre et un pied bot. Sa physionomie se rapprochait de celle d’un cloporte de mer ; c’est pourquoi Ariel en tomba instantanément amoureuse. Elle resta deux heures à le contempler en se touchant euh je veux dire en soupirant.

Au bout de deux heures, la tempête se leva et l’océan se déchaîna, faisant tanguer dangereusement le navire qui finit par couler. Le jeune prince Globork se fit assommer par un casque de pompier (qui traînait par là on sait pas pourquoi) et tomba la tête la première, sans connaissance, dans l’eau. Ariel se grouilla de le récupérer en se disant : « chouette je vais le violer tant qu’il dort et après je le ramènerai pour le repas du soir !». Mais elle se dit que c’était stupide de gâcher du si beau matos et décida de déposer Globork sur la plage. Elle le quitta après avoir pris deux trois photos de son caleçon et chanté « Le curé de Camerais » pour lui redonner le moral pendant qu’il était dans les vappes. Ensuite, elle reprit tristement le chemin du palais.

Ce que ne savait pas la bedite Sirène, c’est que quelqu’un l’avait suivie durant tout son périple. C’était l’horrible sorcière des mers. On l’appelait sorcière car elle s’était greffée par erreur un balai à la place du bras droit. Elle avait été jadis la maîtresse du roi mais celui-ci l’avait jetée dehors et bannie car elle refusait par principe de porter des oreilles de lapin pendant l’amour. Depuis, elle avait pris la résolution de se venger et s’était dit qu’il serait aisé de piéger la plus jeune des filles du monarque. Elle accosta Ariel : « Hey la pisseuse : t’as vu comment que c’est un bonnard ce prince Globork ? T’aimerais pas te le copulationner par hasard ? Tu sais, je suis une grande philanthrope, une mécène même, comme Florent Pagny ; je peux t’aider !! ».
La sirène était un être pur et naïf ; elle ne flaira pas l’ignoble piège qui puait pourtant pire que l’anus artificiel du Pape ! Elle joignit ses petites mains et regarda la sorcière avec des yeux de chien battu tout mouillés de larmes qu’à force c’en était écoeurant : « Vous pouvez me fabriquer un trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain ?

-Mais bien sûr ma chérie ; tiens regarde ça, c’est mon diplôme de chirurgienne esthétique professionnelle délivré par l’institut Kinder de Paris XIII. Je vais même en profiter pour te faire des gambettes, te ravaler la façade et brûler toutes ces pustules tant qu’à faire. Cependant…

-Quoi ? -Cependant… Je voudrais que tu me donnes tes cordes vocales ; regarde les miennes, elles sont toutes crâmées par le tabac ! ».

Ce faisant, la sorcière ouvrait la bouche pour montrer des dents noires et des cordes vocales rongées par la fumée et infectées de champignons noirâtres. Ariel recula en faisant la moue.
« De plus –reprit la sorcière- de plus, je te préviens ; si jamais ton nouveau trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain n’est pas utilisé dans la semaine par ton prince, il s’autodétruira et tu en mourras ! ».
Ariel fut saisie de peur à ces paroles mais elle accepta le contrat ; elle suivit la sorcière jusqu’à sa maison aménagée en clinique. Là, la vieille sirène endormit la jeune grâce à la rediffusion d’un vieux Derrick sur France 2 et commença à opérer.
Ce fut très long, Ariel était vraiment très moche ; on coupa, on tapa, on cautérisa, on arracha, tira, recoupa, recautérisa, remplaça, scia, se planta, recommença…ça dura neuf jours en tout ! Au bout de ces neuf jours, la sorcière réveilla Ariel à coups de baffes et la mit devant le miroir. Le résultat était plutôt bon ; c’est sûr c’était pas Mylène Farmer mais bon ça se rapprochait de Josiane Balasko à cinquante ans et donc c’était pas mauvais vu le matériau du début.
Et euh oui les jambes avaient une teinte bleu verdâtre et gardaient des écailles à certains endroits mais le trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain était très réussi et c’était le principal. Quant aux cordes vocales, elle avaient été subtilisées en bonne et due forme mais Ariel s’en battait les yackas pour l’instant ; elle rejoignit à toute vitesse la plage où elle avait laissé son prince quelques jours auparavant et s’assit sur un rocher prenant une pose alanguie en attendant qu’il revienne.

Au bout d’une quarantaine d’heures, la princesse des mers en eut un peu marre d’attendre sans pouvoir bouger et commença donc à inspecter consciencieusement son joli nouveau nez. C’est le moment que choisit le prince pour faire une petite promenade sur la plage ; il vit la jeune fille et, frappé de cette vision, il s’approcha et dit de sa belle voix claire et haut perchée : « Hé la gueuse tu veux mon doigt ? ». Ariel sortit en vitesse son index de son orifice nasal, essuya rapidement et le plus discrètement possible la pâte verdâtre de son index sur le rocher, tendit la main pour se présenter et dit……..ben nan elle dit rien elle a plus de cordes vocales (suis-je bête ah ah). Donc le prince serra sa main poliment (malgré le fait qu’elle soyent pas hyper propres cf. scène juste au-dessus), il regarda ses yeux avant de s’écrier : « Mon dieu, quel magnifique trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire que vous avez là !! »

///STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP : mon agent Mr Pourrite vient de me faire remarquer que ce conte contient trop de sexe ; c’est pourquoi je vais tenter de modérer mes ardeurs de minable petite écrivailleuse frustrée…Et je vais mettre aussi un joli sigle « interdit aux moins de 12ans ». Merci de votre compréhension et de votre soutien/// Là, voilàààààààà !!! Ah non, merdre c'est pas le bon, ça c'est celui qui interdit aux alcoolique de picoler tant qu'elles sont enceintes et les oblige à avorter...Ouske j'ai fioutu mon sigle "interdit aux moins de 12 ans"...





Ah!! Ayé =============>
Maintenant que les enfants sont prévenus on peut reprendre! ///


Reprenons…où en étais-je ? Ah oui : donc le prince, qui était quelqu’un de très bien, qui savait lire écrire et compter, qui était vacciné contre le tétanos, regarda seulement les yeux de l’ex sirène et pas son « magnifique trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire que vous avez là » (oui je fais des copiés/collés quand j’ai besoin d’évoquer le trou-noir…). Et donc, il lit dans ces yeux toutes les souffrances que la jeune fille avait endurées et, saisi de pitié, il emmena Ariel dans son palais pour en faire sa petite sœur spirituelle. Il la soutenait tout le long du chemin car, n’ayant rien mangé depuis deux jours, elle était très faible. Très faible mais heureuse ; elle remerciait le bon Dieu de tout son cœur et aussi Ganash le dieu éléphant (pask y’a pas de raison hein : vive nos amis indiens !).

C’est ainsi qu’Ariel connut le bonheur ; le prince l’aimait beaucoup, il passait tout son temps avec elle. Ensemble ils jouaient au rugby, au scrabble, au monopoly : c’était la belle vie ! Malgré tout, le temps passait et Globork ne se décidait toujours pas à embrasser la princesse (et donc essayer son trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain [je suis désolée je peux pas faire autrement sinon ça nuit à la continuité de l’histoire]). Les parents du prince, Glotruc et Germaliv, voyant qu’il s’entendait si bien avec cette jeune fille et voulant perpétuer leur espèce, le poussaient à épouser Ariel. Mais Globork hésitait : un jour, il se confia à son amie : « Tu sais, Gluderouik (oui il avait pas réussi à deviner son vrai nom alors il l’avait rebaptisée), j’aimerais bien t’épouser, passer ma vie à tes côtés. Le problème, c’est que jadis je faillis me noyer et je fus sauvé par une sorte d’orang-outang des mers. Je sais ça peut sembler fou mais je suis tombé amoureux de cet orang-outang car, sur la plage, il me chanta le « curé de Camerai ». Or, je n’en connais que le premier couplet et c’est pourquoi je veux retrouver cet orang-outang pour qu’il vive avec moi et me chante le morceau entier tout au long de ma vie. » Ariel cacha sa tête entre ses mains et commença à pleurer en silence. Le prince ne comprenait pas ; il déposa un baiser sur son front et dit : « Toi t’es une vraie amie ; tu t’intéresses aussi à la chanson française et tu es triste que « le curé de Camerai » disparaisse dans les limbes de l’oubli. Ah comme tu me comprends bien !! »

Cependant, le jeudi, sous la pression de ses géniteurs et pour raisons fiscales, Globork se décida à épouser Ariel et fixa le mariage au samedi ; sept jours exactement après l’arrivée de la sirène. En attendant, la tradition voulait que le jeune homme visite son royaume juste avant son mariage. C’est pourquoi, il partit en carrosse le vendredi pour une expédition à travers la campagne. Après avoir visité trois fermes, caressé les vaches et tripoté les bébés, il arriva dans un couvent du XVIeme siècle peuplé de religieuses. Celles-ci le saluèrent bien bas et l’une d’entre elles lui offrit un crucifix multi-usages-qui-faisait-mixer-et-pompe-à-vélo. Le prince crut avoir une attaque en la voyant ; ses cheveux longs et gras dépassant du voile la faisaient ressembler à un orang-outang. Globork la prit à part pour lui parler : « Connaissez-vous « le curé de Camerai » ? -Bien sûr c’est ma chanson préférée ; nous la chantons tous les jours à la basilique Saint-Greluk-le-Sanguinaire !

-Vous la connaissez en entier ?

-Oui mais…

-Epousez moi !

-Prince vous n’y pensez pas, que faites vous de votre fiancée ?

-On s’en tape elle est même pas croyante et elle pue des pieds.

-Je ne puis point je suis mariée à Jésus !

-Divorcez je vous laisserai conduire ma Porsche !

-Mais… -Je vous offrirai des escargots de bruyère !

-C’est que…

-Et des pinces à linge dorées !

-Et une corde à linge en platine ?

-Bien sûr !

-Ok »

Le prince ramena donc sa nouvelle conquête au château. Elle était rayonnante et s’entraînait à saluer comme la princesse Diana. Le couple passa devant Ariel ; le prince lui glissa au passage : « Fais tes bagages pouilleuse on a plus besoin de toi ici…au fait il me faut un témoin demain pour mon mariage et comme j’ai pas d’amis je t’ai choisie toi, essaie de t’habiller un peu mieux que d’habitude. » La petite sirène passa sa nuit à pleurer ; elle pleurait plus la perte de son prince que sa propre mort. Le lendemain, elle s’habilla du mieux qu’elle put pour faire honneur à Globork et suivit la procession nuptiale. Le mariage avait lieu sur un magnifique bateau entièrement blanc, la plupart des invités avait le mal de mer et le navire était recouvert de gerbi mais tout le monde était gai et buvait de bon cœur. Le prêtre, un peu éméché, failli tomber plusieurs fois dans l’eau et rota deux/trois fois au visage des fiancés mais finit quand même par les marier.

Après la cérémonie, les jeunes époux se retirèrent dans leur chambre nuptiale. La princesse des mers attendait tristement la mort en s’enfilant des lignes de coke. Accoudée à la balustrade, elle regardait la mer en pleurant. Tout à coup, l’océan se troubla et ses onze sœurs apparurent à la surface : bizarrement, elles avaient toutes la boule à zéro. Elles se mirent à parler : « Ariel, la sorcière des mers nous a raconté ce que tu as fait, elle a jeté le discrédit sur toute notre famille et notre père a été obligé de la reprendre comme maîtresse pour la faire taire. Mais nous ne t’en voulons pas, nous venons te sauver pour te coller une bonne torgnolle une fois retournée sous la mer. En échange de nos cheveux dont elle va équiper son balai, la sorcière nous a offert ce couteau magique ; arrache la barre inter-cosmogonique-copulationnatoire-humaine du prince avec et tu ne mourras pas, tu redeviendras comme avant et retourneras vivre avec nous. » Sur ce, les sirènes lancèrent le couteau à Ariel et s’enfuirent. La jeune fille tournait et retournait le couteau entre ses mains mais se décida à faire son devoir.

Elle se dirigea vers la suite nuptiale, ouvrit la porte ; le prince ronflait, son bras autour des épaules de sa femme qui dormait la bouche ouverte. Ariel s’approcha lentement du prince ; elle allait le faire, il le fallait et puis c’était quand même un bel enfoiré ce mec ! Cependant, dans la semi obscurité, la bedite Sirène se prit les pieds dans le patalon du prince qui gisait par terre et s’étala de tout son long. Le couteau lui rentra dans le cœur et elle mourut en faisant « argh gurgle splouitch » et tout plein d’autres gargouillis infâmes.

Elle se réincarna en algue, vécut heureuse et eut beaucoup de plants. Nous informons notre aimable lectorat que nous avons fait un effort et que la dernière partie de notre texte est beaucoup moins basée sur le sexe.


MORALITE ; si la bedite Sirène avait pas été obsédée elle aurait pas mourue, bien fait pour sa gueule.