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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Fugue de Culotte en do mineur

Fugue de Culotte en do mineur

Histoire écrite mardi 27 mars en cours d’anglais.

 

Lundi dernier, je me rendais à la fac en toute qui est Tude (c’est vrai ça mais qui est Tude ?!!...Désolée !) lorsque je m’aperçus que mes parties internes d’entre mes cuisses frissonnaient sous l’effet du vent frais, vent du matin, soulevant le sommet des grands pins. Ca n’était pas logique : ma fidèle culotte rose est en laine angora de flamand albinos des îles Caïman, elle me tient donc extrêmement chaud (ma grand-tante Huguette est morte d’un rhume de vagin dû à un refroidissement lui-même dû au port du string donc depuis je me méfie !).

 

Effrayée, je passais rapidement ma main sous ma jupe sous les yeux écoeurés des passants pour vérifier que ma culotte était toujours en place mais je ne trouvais qu’un petit morceau de papier mouillé des larmes de ma chère culotte et sur lequel était griffonné « Je n’en puis plus, je pars, adieu ! ».

Le désespoir me submergea : cela faisait quinze ans que ma culotte et moi vivions ensemble en parfaite harmonie, partageant joies et douleur, règles et mycoses…Comment avait-elle pu me faire une chose pareille ?!

 

Je décidai d’appeler immédiatement Jack Mallone du FBI pour lui signaler la fugue de ma culotte adorée. Une demi-heure plus tard j’étais au siège du FBI de Saint-Michel. Jack, très élégant dans son costume noir Gikenchy et son caleçon à pois appelé François-René, me reçut dans son bureau afin de me poser quelques questions sur la disparute.

 

Mode Théâtre :

 

Jack : Pouvez-vous me décrire la culotte disparute ? C’est pour faire un portrait-robot et l’afficher dans toute la ville.

Moi (essuyant une larme noire de mascara) : Elle est rose avec un nœud pap et un peu jaune dedans…elle a des cheveux roses et des yeux noirs un peu comme ceux d’une vache qui pisse dans un tonneau…elle aime la crème chantilleuse et le big dil.

 

Portraitiste : Et ses oreilles ? En chou-fleur ou en asperge ?

 

Moi : Ses oreilles sont comme deux perles de rosée posées sur une tulipe un matin d’été !

 

Portraitiste (mâchonnant son crayon) : Ah ouais je vois !

 

Jack : Vous êtes-vous disputées récemment ?

 

Moi : Non ! Nous nous entendions parfaitement (elle rougit).

 

Jack dirige sa lampe de bureau vers le visage de Sushi.

 

Jack : Tu mens raclure ! Avoue !!

 

Moi (fondant en larmes) : Oui c’est vrai je l’ai trompée…avec un boxer nif-naf en soie de Chine ! C’était un accident…nous nous étions réconciliées !

 

Jack (éteint la lampe et s’adresse à son caleçon qui est en train de fumer une gitane maïs) : Qu’en penses-tu ? Elle est suspecte ou on doit la libérer ?

 

Caleçon-François-René : Elle a trompé sa culotte : cela est un péché mortel selon la Ste Bible ; nous devons la punir en conséquence… je suggère une exécution capitale immédiate.

 

Fin du mode théâtre.

 

Jack sortit alors un sabre ninja et me demanda si je voulais bien poser la tête sur son bureau et ne plus bouger s’il me plaît parce que sinon il aurait du mal à bien viser et risquerait ne m’arracher qu’une moitié de tête et que du coup ça serait pas symétrique et que lui il adorait la symétrie…surtout axiale mais aussi centrale. C’était demandé si gentiment que j’obéissais en me disant que quand même c’est bien beau la symétrie axiale. Jack élevait son sabre au-dessus de ma tête lorsque le téléphone sonna. Il posa le sabre, prit le combiné et écouta son interlocuteur sans mot dire avant de raccrocher : « Votre culotte est sur le toit de la fac, prête à se jeter dans le vide. Venez avec moi, vous pourrez peut-être la raisonner ».

 

Nous prîmes alors la Renault 5 banalisée de Jack (Yeah vive la belle technologie automobile française !!) et arrivâmes à la fac trois heures plus tard parce que notre pneu Michelin avait crevé et que François-René avait dû changer la roue.

La foule se pressait contre les cordons de sécurité et tous les badauds avaient sorti leur téléphone portable mode caméra en espérant que ma culotte saute et fasse un happy-crashing : ils comptaient bien filmer des bouts de cervelle éclatée par terre et revendre les images à TF1 et Cauet-Magazine. Je me recoiffai vite fait pour être présentable en espérant que J.P Pernault regarde les images et soit charmé par ma beauté interplanétaire.

 

Jack me fit passer le cordon de sécurité et me tendit un mégaphone tandis que quelques gens râlaient : « Pourquoi elle a le droit de passer et pas moi ? C’est toujours les mêmes qui sont au premier rang ! ». Moi, je restai digne et leur fis un pied-de-nez avant de lever la tête et voir ma chère culotte sur le parapet, prête à sauter…pauvre petite chose fragile et frêle que le vent pouvait jeter à terre à tout moment… J’allumai mon mégaphone et tentai une fine approche préconisée par Françoise Dolto : « Mooooooooooorning live ! De 7h à 9h, l’émission qui réveille vos…AÏE !! ». Jack m’avait donné un coup de pied. Je tentai alors une autre approche : « Culotte, c’est Sushi ! Descends, je t’aime !! ».

 

La culotte n’avait pas l’air d’humeur descendante : « Ah ouais tu m’aimes ? Et ce boxer ?! ». J’étais un peu gênée qu’elle expose ainsi notre vie privée et me jurai de lui foutre une bonne raclée une fois qu’elle serait descendue. Je gardai néanmoins mon calme : « Enfin Chérie, je t’avais déjà expliqué : j’avais bu, fumé, pris de la coke et 30g d’héroïne ce soir là…descends ! 

 

- Non ! Tu me traites mal ! Tu ne nettoies tes parties intimes qu’une fois par semaine ! Moi j’en peux plus j’étouffe avec toi…au sens propre comme au figuré ! »

 

Je bouillais intérieurement mais je promis que j’allais me laver plus souvent et ouvris mes bras en lui disant « saute, je suis là, je te rattrape…on va rentrer à la maison, je te ferai couler un bon bain de soupline…je t’aime ! ».

 

Très émue, ma culotte se laissa convaincre et sauta en toute confiance dans mes bras ouverts. Malheureusement, au moment de la rattraper, mon attention fut attirée par une pièce de dix centimes par terre et, au lieu de ramasser la culotte je ramassai la pièce tandis que le morceau de tissu rose s’écrasait par terre en faisant CRASHPLOUTCH. « Oups » fis-je tandis que le public faisait des zooms et des plongées/ contre plongées sur le corps sanglant de ma culotte.

 

Dix minutes plus tard, tout le monde était parti au siège de TF1 me laissant seule avec le cadavre. Je donnai un coup de pied dans la chair rose en déclarant « ça t’apprendra à me faire passer pour un monstre en public ! ».

 

Fin