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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Gustave Flaubert, malheureux bégonia obèse !

Gustave Flaubert est né à Rouen le 12 décembre 1821*. Déjà, naître en décembre dans cette région pourrie (c’est d’ailleurs parce que c’est une région de merde qu’on va y placer un réacteur nucléaire : si ça explose on dira « C’est pas grave, ce n’était que Rouen ») c’est pas une sinécure mais en plus, se faire prénommer Gustave, là c’est dur !


En vérité, les parents Achilla Cléophas* (niark niark) et Anne Justine* ont déjà perdu trois enfants avant la naissance de Gus* alors je pense qu’ils avaient déjà usé les jolis prénoms et, se disant « De toute façon, celui-là clamsera aussi », ils lui ont choisi un ridicule prénom de bégonia...Oui oui, je vous jure, y'a une race de bégonias nommée Gustave!!

Pourtant, Gus survit mais son enfance n’est pas heureuse : on lui préfère son frère aîné ; brillant* et fayot puisqu’il succèdera à son papa Achilla (malgré son prénom ridicule) au poste de chirurgien chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen*…

Du coup, Gustave s’abaisse à jouer avec sa petite sœur Caroline* même si ce n’est qu’une sale fille qui n’a même pas de seins à l’époque !!


Gustave va au collège puis au lycée* (normal) mais, bien qu’attiré par la littérature, ce n’est qu’un élève moyennement moyen*. En 1839 il est d’ailleurs renvoyé pour indiscipline* et passera son bac tout seul comme un grand*.

Mais ça on s’en fout finalement car juste avant, en 1836, Flaubert rencontre son grand amour jamais assouvi (amour platonique donc, même si, dans « platonique » il y a « nique », ce qui m’a toujours troublée); Elisa Schlesinger* qui inspirera Madame Arnoult dans L’Education sentimentale*(bouquin ô combien chiant, ô combien loué des vieux profs gâteux et baveux de fac de lettres). 


En 1841, Gus débute des études de droit* pour faire plaisir à Papa/Maman* et comme c’était la mode à l’époque (Voir Balzac et Hugo). Bien sûr, il se fait mortellement suer parce que le droit c’est mortellement chiant !
En plus, il commence à devenir tout gras* à croire qu’il dévorait dix big-maques par jour : il le dit lui-même ; « Je deviens colossal, monumental, je suis bœuf, sphinx, butor, éléphant, baleine, tout ce qu’il y a de plus énorme, de plus empâté et de plus lourd »*…Si Gus avait connu Guy Carlier il l’aurait inclus dans sa liste je pense…Enfin bon, pour pallier son hippopotamisme, Flaubert fait beaucoup de sport : natation, escrime, équitation*…Je plains quand même le cheval qui se le tapait !!


Mais cessons ce badinage kilogrammé et reprenons notre bio avec des éléments plus intéressants.
Certes Gus déteste le droit mais il s’intéresse à la littérature* ! Il écrit des machin-trucs, fréquente le beau monde lettré de Paris et rencontre même Victor Hugo* !
Du coup, forcément il chie totalement sa deuxième année de droit* pfff petit branleur va !! Et en 1844 il trouve même un excellent prétexte pour que ses parents le laissent abandonner ses études*. Ce prétexte c’est sa première crise d’épilepsie ou « Mal divin » comme il la nomme*.


Grâce à ses crises, Gus peut désormais se reposer et se consacrer à la littérature* !

1846 est une année difficile pour Gus qui perd tour à tour son père et sa sœur Caroline dont le mari devient fou peu après*. Du coup, Gus hérite de l’enfant de sa sœur qui s’appelle aussi Caroline* (mouais, c’est pas original…) et s’en occupe au lieu de la noyer dans la Seine ou de la fourrer dans un congélo !
Mais mais mais, 46 n’est pas une année si maudite puisque Flaubert rencontre la poétesse Louise Colet* et débute avec elle une liaison orageuse et une correspondance des plus intéressantes* !


En 1849, notre ami Gus finit sa Tentation de Saint Antoine*, tout content, il file montrer son nouveau bouquin à ses copains Bouilhet et Du Camp. Et ce con-là de Flaubert il va leur lire son torchon pendant trente-deux heures* !!!
Et bien sûr, les potes ils en peuvent plus et à la fin ils déclarent à Flaubert : « Nous pensons qu’il faut jeter cela au feu et n’en jamais reparler »*. Forcément ça fait pas plaisir et Flau-flau est un chouilla vexé. Il boude dans son coin quand ses copains encore (pfff ayez des copains tiens ! Des comme ça j’en veux pas moi) lui conseillent « un sujet terre à terre, un de ces incidents dont la vie bourgeoise est pleine »*.
Là bien sûr il faut faire « Tadââââââm » parce que ce sujet terre à terre mais oui mais c’est bien sûr, c’est Madame Bovary*!!

Et tout en fréquentant les salons, en dragouillant, en copinant avec George Sand*, Gus écrit sa Bovary mais c’est l’horreur : il y passe des plombes, s’interroge sur chaque mot, chaque virgule* si bien qu’il en devient chauve* en sus d’être gros !
En plus, cette gourde de Louise Colet le ralentit en lui faisant corriger ses poèmes tout pourris*. Il la largue (bon débarras !!) avec un dernier mot magnifique : « J’ai appris que vous vous étiez donné la peine de venir, hier, dans la soirée, trois fois, chez moi. Je n’y étais pas. (...) le savoir-vivre m’engage à vous prévenir : que je n’y serai jamais »*. Paf dans ta gueule ; une fois que c’est fait, Flaubert peut enfin revenir à son Emma Bovary* !


Il la termine en 1856* : il lui aura donc fallu plus de quatre ans pour l’achever à coups d’arsenic cette idiote d’Emma…Du coup, ça laisse des traces ; Flaubert devient fou, se travestit, passe dans les bars gays parisiens et déclare « Madame Bovary c’est moi » * …Bon en fait non, le coup de la folie, du travesti et des bars gays c’est ma théorie personnelle mais à moi elle me plaît bien ma théorie personnelle !

En 57, Flaubert et Madame Bovary se prennent un procès aux fesses pour « outrage aux bonnes mœurs »*. Il est acquitté le 7 février non s’être fait taper sur les doigts* : on trouve son livre amoral, contraire aux bonnes mœurs et à la religion*.


Du coup, Flaubert se lance dans un projet totalement différent et commence sa Salammbô qui l’occupera cinq ans durant *!
George Sand lui fait une des rares critiques élogieuses que recevra l’œuvre* et Gus lui en sera reconnaissant*. Il continue à fréquenter les salons, les princesses, les écrivains, marie sa nièce et pense à un nouveau roman*…

Encore une fois, c’est la croix et la bannière pour l’écrire ce bouquin* ! Flaubert, comme d’hab, se documente des mois durant* et pleurniche beaucoup que bouh bouh, c’est pas facile d’écrire un livre : « Mon roman va très mal pour le quart d’heure. (...) Ah ! je les aurai connues, les Affres du Style ! », « Il est inutile que je vous ennuie de mes jérémiades ; mais je suis terriblement inquiet de ce livre. Sa conception me paraît vicieuse. »*.

Et puis finalement, son livre sort en 1869 : c’est L’Education sentimentale* ! La critique est mauvaise*, on trouve ce livre à chier (et on a raison !!) !
Du coup, Flaubert va bouder dans le giron de George Sand encore une fois !


En 72, sa mère meurt, Gautier aussi…Flau-flau se sent bien seul* et entreprend néanmoins d’écrire un autre livre, Bouvard et Pécuchet*.
Il est cependant malade et déprimé* ;il se sent vieux, usé et… « écœuré de tout »*.  Bouvard piétine mais il écrit La Légende de Saint Julien l’Hospitalier et Trois contes, qui sortent en 76 et reçoivent un accueil favorable*.


La fin de sa vie est bien triste mes amis : on devrait inventer des biographies-de-jeunesse et laisser de côté tout le reste…Mais puisqu’il faut bien finir, finissons !
A la mort de tous ses amis s’ajoute la faillite: le mari de Caroline (la nièce) est ruiné et Flaubert se saigne aux quatre-vingts veines pour les aider*.
En 79, il se casse le péroné et est obligé d’accepter une pension de Jules Ferry pour vivre*.


Enfin, en 1880, le 8 mai, alors qu’il a presque fini Bouvard et Pécuchet, Flaubert est foudroyé par une attaque cérébrale*.

Paraît-il qu’il aurait voulu être enterré avec ses manuscrits mais que la place manquait dans le cercueil…

 

 

*: Tous les éléments astérisqués sont certifiés authentiquement authentiques!!