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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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La Moure et la Bayse, conte philosoflant et allez Gorique !!

La Moure et la Bayse, conte philosoflant et allez Gorique !!

La Moure et la Bayse, conte philosoflant et allez Gorique (Gorique ? C’est quel club de foot ça ?...Ptet en Bretagne ché pas…).

Il était une fois, dans une forêt lointaine, un pauvre bûcheron solitaire nommé Gérard-Majac Buchecarré. C’était un homme franc et honnête qui travaillait plus pour gagner pas grand-chose mais qui ne se plaignait pas car ce n’était pas un sale gaucho perturbateur !
Tous les matins, Gérard-Majac se levait à quatre heures, il déjeunait d’un modeste œuf de moineau à la coque puis, il mettait sa hache de vingt kilos sur l’épaule et partait travailler, labeurer, gréjeuser : en un mot, couper du bois. Le soir, il rentrait dans sa chaumière, dînait d’une soupe de pois-à-rots, faisait une prière pour remercier le seigneur de lui offrir son pin quotidien et partait dormir.
lumberjack.jpgGérard-Majac était donc un homme heureux mais il se sentait néanmoins fort seul (contrairement au lumberjack sur la photo d'à côté...Mais d'ailleurs, si tu me dis d'où est issue cette photo tu gagnes mon respect!). Parfois, dans la forêt, il regardait en soupirant les couples de petits écureuils folâtrer gaiement et il pensait avec tristesse « ha si seulement j’avais une compagne moi aussi ». Après, il se branlait un coup et tuait les écureuils pour la soupe du soir [<==passage autocensuré mais pas trop quand même puisque vous l’avez sous les yeux.]

Un beau jour, écrasé par la solitude, le pauvre bûcheron tomba à genoux et, versant moult larmes, il supplia de toutes ses forces et de tout son coeur la fée-barbue de la forêt de lui fournir une douce amie pour partager sa vie ! Puis il se releva un peu honteux de cet instant de faiblesse et retourna débiter du pin parasol en cure-dents.

Le lendemain, alors qu’il errait dans la forêt à la recherche de chêne liège, il entendit de cristallins éclats de rire. Etonné, il chercha d’où pouvaient provenir ces étranges sons et pénétra dans une lumineuse petite clairière toute semée de gentils Femmes-lesbiennes---vente-ebay--29-oct-2006--large-.jpgcoquelicots. Là, ô miracle, deux jeunes filles s’ébattaient dans l’herbe fraîche sans parents ni tuteurs légaux ! En voyant le bûcheron, elles se relevèrent, rajustèrent leurs robes et se présentèrent. La première était de loin la plus belle : grande et élancée elle portait une robe rouge très échancrée, ses longs cheveux bruns descendaient jusqu’au creux de ses reins, son regard pétillait de gourmandise…bref, qu’est-ce qu’elle était bonne ! Cette magnifique jeune fille salua et tendit ses lèvres avec effronterie : « Bonjour gentil bûcheron je suis La Bayse ! ». La deuxième femme était petite et blonde. Engoncée dans sa longue robe blanche et gardant les yeux fixés au sol, elle tendit sa main en murmurant « Bonjour Monsieur Bûcheron je m’appelle La Moure… ». La Bayse reprit alors la parole : « C’est la fée-barbue qui nous a envoyées à toi Gérard-Majac, tu dois maintenant choisir qui de nous deux deviendra ta compagne. »

Le bûcheron était bien ennuyé, le choix était difficile ! Avant de se décider, il fit défiler les jeunes filles, leur imposa une dictée et regarda leur dentition mais il n’arrivait toujours pas à trancher ! Heureusement, La Bayse fit choir son mouchoir et lorsqu’elle se pencha pour le ramasser, Gérard-Majac put constater qu’elle ne portait pas de culotte ce qui l’aida grandement et durement à faire son choix ! Il rentra donc chez lui avec la plus belle, laissant Moure la timide seule et désespérée dans sa clairière…D’ailleurs, c’était très triste pour elle car il commençait à faire très froid et qu’on entendait les loups grogner et se rapprocher !

Mais laissons de côté cette pauvre enfant et concentrons-nous sur notre couple fraîchement formé. Au début c’était le bonheur : Gérard-Majac ne se lassait pas de sa nouvelle amie qui était, nous l’affirmons au risque de choquer les purs, les ritains et les puritains, insatiable au lit ! Au bout d’un mois cependant, les choses se gâtèrent par trop de gâteries : le bûcheron était Exhausted.jpgconstamment épuisé de tant copuler ! Il aurait aimé trouver en rentrant du labeur, une chaude soupiasse et non une chaude grognasse ! Cette Bayse était piètre ménagère et ne pensait qu’à la Chôse tant et si bien que Gérard Majac perdit dix kilos, devint accro au viagra et finit par trembler à la seule pensée de cette créature lubrique l’attendant jambes écartées dans son lit brûlant ! Il décida donc de retourner dans la clairière pour procéder à un échange standard de femmes.

melissa-gilbert-with-dog.jpgCa tombait bien, La Moure était encore en vie et attendait patiemment la venue de son prince dans sa petite robe blanche tachée de sang de loup. Gérard-Majac laissa donc La Bayse, louve parmi les loups, et repartit tout heureux, sa petite Moure dans les bras ! La Moure bien serrée dans ses bras puissants, Gérard-Majac franchit le seuil de sa chaumière : c’était tellement romantique que si Chateaubriand s’était trouvé dans le coin, il se serait certainement paluché face à tant de cuculerie ! (<==oui, toi aussi lecteur, munis-toi d’un sakàvomi !) Etre amoureux de La Moure est sans doute la chose la plus douce au monde : c’est une adorable créature très dévouée ! Elle faisait le ménage, le repassage, reprisait les chaussettes de son bûcheron, lui tricotait de chauds lainages en marmottes mortes… Par amour, La Moure mijotait marmites de moules marinières, moutons moutardés et marmots mourus pour son petit mari.

Gérard-Majac était l’homme le plus heureux au monde et pourtant, au bout de deux mois, les choses se gâtèrent par manque de gâteries : le bûcheron aurait aimé aimer La Moure de manière plus charnelle mais à chaque fois qu’il posait la main sur elle, la jeune fille s’offusquait « Enfin mon ami, ne savez-vous pas que l’amour vrai est éthéré ? Je ne saurais souffrir que vous m’aimassiez autrement que chastement ! ». Et le pauvre bûcheron se mourait de frustration !

Il décida donc de retourner dans la clairière pour se débarrasser de La Moure. Il était désormais résolu à reprendre sa vie solitaire ; « une compagne est une source d’ennuis » se disait-il sur le chemin. Pourtant, en arrivant dans la clairière il aperçut La Bayse, assise au milieu des loups. Elle était si belle et désirable que sur l’herbe il crut s’évanouir. C’est alors qu’il eut une idée de génie. Il prit La Bayse par la main droite, La Moure par la main gauche et les ramena toutes deux dans sa masure. Là, il leur ordonna de s’embrasser. Cela ne dérangeait pas La Bayse qui adorait les baisers et cela ne dérangea pas La Moure qui adorait consoler ses amies dans le besoin. Le bûcheron se plaça entre les deux jeunes filles…A présent il avait trouvé son bonheur !

beaux-mecs_jpg1_.jpg
Illustration d'un autre type de plan à trois...à regarder en écoutant Triad de Jefferson airplane!


FIN Moralité n°1 : Tu vas pas nous coller une moralité sur cette dégoûtante histoire de gouinasses non ?

Moralité n°2 :
Sans passer pour donneuse de leçons,
M’en vais rappeler au lecteur bien né,
Que Bayse sans Moure est un plaisir bien léger,
Et Moure sans Bayse réservée aux fanfarons.
Jamais le vice seul ne te pourra combler,
Ja n’atteindras le chaste éther romantique.
Le sage sait qu’amour idyllique
Bayse et Moure ne peut que mêler.