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La polysémie de la nouille

La polysémie de la nouille

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Phèdre

Phèdre

 

Personnages :

 

Phèdre : C’est l’héroïne (logique son nom c’est le titre…c’est une pièce éponyme (oui c’est comme ça qu’on dit quand on est cultivé)). Phèdre est une douce et belle jeune femme : sa chevelure longue et douce descend jusqu’au creux de ses reins, sa bouche est comme une cerise mû….ok j’abrège : Phèdre est la femme de Leroi.

 

Leroi : Leroi est roi d’un pays très chouette, comme il est roi il a des chaussures dorées à l’or fin et son portrait partout sur les murs de son palais. Leroi aime chasser le phoque à poil dur dans la brousse de son royaume.

 

Hypophyse : Hypophyse est le fils de Leroi et d’une reine précédente. Il aime le rap, faire tournoyer son épée au dessus de sa tête et Scarlet Johannsen.

 

Le monstre marin : C’est un monstre…qui vit dans la mer.

 

Les autres : C’est les autres personnages pas importants.

 

ACTE 1

Scène 1

 

Phèdre est assise sur une chaise dans la cuisine elle se cure le nez tout en lisant Gala.

 

Phèdre : Oh la vache keske jme fais chier !

Ca fait trois semaines que Leroi est parti chasser le phoque à poil dur, c’est pas humain de me laisser seule ainsi. J’ai beau être femme je n’en ai pas moins des hormones et des besoins ! Ô que la vie est dure !

Elle crie : Bonne hé bonne !!

 

La bonne (qui porte très mal son nom puisqu’elle est petite chauve et voûtée) entre.

 

Bonne : Madame m’a demandée ?

 

Phèdre : Bonne sais-tu où sont les royaux godemichés ?

 

Bonne : Hélas Madame La Reine, que Madame La Reine m’excuse, je suis désolée, ô je ne suis qu’une humble vermicelle, Monsieur Leroi les a emmenés avec lui à la chasse, c’est tragique, je suis mortifiée aaaaaaaaah !

 

Phèdre soupire : Ce sont toujours les mêmes qui s’amusent !

 

 

Scène 2

 

Entre Hypophyse, il traverse la cuisine en caleçon, ouvre le frigo et se penche pour attraper un pot de mayonnaise pour son ptit déj.

 

Hypophyse : Salut Belle-Maman !

 

Phèdre qui regarde fixement le caleçon d’Hypophyse : *gloups* Bonjour mon fils…euh dites-moi ça vous fait quel âge maintenant ?

 

Hypophyse tartinant un croissant avec de la mayonnaise : J’ai 24 ans Belle-Maman, Papa dit que je suis un homme maintenant et que bientôt je pourrai aller aux putes et chasser le phoque à poil dur !

Bon je retourne dans ma piaule à plus Madre !

 

Phèdre seule : Ah seigneur que m’arrive-t-il ? Cet enfant que je considérais comme mon fils…est-ce possible ? C’est un crime ! Ô funeste attirance ô fatales hormones ô que son postérieur est beau et rebondi ! Que faire ?

Ahhhh je ne vois qu’une seule solution…mettre fin à mes misérables jours !!

A la bonne (ç il faut chanter cette didascalie sur l’air de « haaaa la salôôpe ») : Bonne je veux me suicider donne moi un couteau !

 

Bonne : Ils sont au lave-vaisselle !

 

Phèdre : Ah ? Bon tant pis. (elle se vernit les ongles des pieds en « rouge carmin »)

 

ACTE II

Scène 1

 

Pendant que Phèdre se vernit les ongles, arrive un messager en short (çnotez l’inversion Groupe Verbal/Groupe Circonstanciel qui donne tout de suite un air distingué à ma phrase (même si y’a le mot short dedans)).

 

Messager en short : Madame la Reiiiiiiiiine !!!!

 

Phèdre : Comment oses-tu me déranger manant prépubère, tu n’as même pas encore mué !

 

Messager en short : Mais…

 

Phèdre : Silence, reviens me voir dans deux ans lorsque tes poils auront poussé !

 

Messager en short : Mais il s’agit de Leroi !!

 

Phèdre : Quoi Leroi ?! Mais parle donc au lieu de baver comme ça ! Pffffff les fonctionnaires c’est vraiment tous des incapables on devrait tout privatiser !

 

Messager en short : Leroi…c’est horrible Madame : Leroi a fait une terrible indigestion, il s’est vidé de tous ses organes par les multiples trous de sa royale personne…j’y étais et c’était effrayant, tous ces boyaux surgissant de son…

 

Phèdre : ABREGE !!

 

Messager en short : Leroi est mort Madame !

 

Phèdre : Mort ? à part J’ai vraiment bien fait de prendre cette assurance vie !

Au messager en short :merci mon brave vous pouvez disposer.

Restée seule : Me voilà veuve…ça tombe bien le noir est très tendance cette année je l’ai lu dans le magazine de Cauet. Mon dieu c’est Hypophyse qui va être triste il aimait bien son père. Oh mais j’y songe ! Je suis célibataire !

A la bonne : Boooooooooooooooonne faites venir mon fils : j’ai à lui parler.

 

Scène 2

 

 

Entre Hypophyse en string de bain moulant…en fait le string d’Hypophyse le serre même trop depuis qu’il a attrapé l’éléphantiasis (ou syndrome Rocco [copyright Hanni]).

Phèdre regarde fixement le string de son fils, ses yeux sont embués, un filet de bave descend le long de son menton.

 

Hypophyse : Vous m’avez demandé Mère ?

 

Phèdre :…….

 

Hypophyse : Mère ??

 

Phèdre : Ah ouais ! Ton père a clamsé d’indigestion.

 

Hypophyse : Quoi ? Nooooooon ô Dieux pourquoi vous montrez-vous si cruels ! Ô rage, Ô désespoir, Ô boyaux ennemis ! Un homme si bon ! Cela ne se peut !

 

Phèdre : Je sais mon fils, c’est dur, venez dans mes bras que je vous console !

 

Hypophyse se serre contre Phèdre : Mère douce Mère vous avez toujours été là pour moi, vous avez toujours su m’épauler. Il se dégage brusquement Hé mais ce n’est pas mon épaule ça !!

 

Phèdre : Mon fils, vous savez que vous êtes roi zà présent et je pense que vous avez besoin d’une épouse de sang royal. Epousez moi et nous deviendrons les maîtres de Grèce ensemble !

 

Hypophyse : NON !!

 

Phèdre : Comment ça « NON !! ». Je te signale qu’Œdipe et Jocaste se sont mariés et ça n’a jamais posé problème !

 

Hypophyse : Mais Mère , vous ne comprenez pas ?! Enfin ne voyez-vous point que je porte des strings de bain et des pulls moulants ? Je suis GAY !

 

Phèdre : Ah seigneur ! Hors de ma vue !

 

Hypophyse sort.

 

Phèdre : Quelle infâmie ! Boooooooooooooooooooooooonne où sont les couteaux je reveux me suicider !!

 

Bonne : On les a emmenés à aiguiser !

 

Phèdre : Bon tant pis

 

Le messager en short revient.

 

Messager en short : Euh Madame ?

 

Phèdre : Quoi encore ; tu vois pas que je souffre ?

 

Messager en short : C'est-à-dire que…je m’étais un peu trompé dans mon message : en fait Leroi va très bien , il a tué 4 phoques à poil dur et revient dans…12 secondes exactement.

ACTE III

Scène 1

 

Entre Leroi vêtu d’un manteau en poil de phoque, de chausses en derrière de phoque et d’un pantalon en cuir de phoque. Il porte un chapeau en tête de phoque et un collier en dents de phoque.

 

Leroi : Ah qu’il est bon de rentrer chez soi après de longs mois de traque phoquesque ! apercevant Phèdre : Bonjour ma mie j’espère que vous m’avez été fidèle AH AH AH ! Il lui donne une tape sur les fesses. Bon c’est pas tout ça mais je pue le phoque, une bonne douche me fera le plus grand bien !

Au messager en short : Brave petit tu m’as loyalement servi, viens prendre ta douche avec moi !

 

Messager en short : Sire, oui, Sire !

Ils sortent

 

Phèdre : Seigneur dans quel guêpier me suis-je encore fourrée ! Hypophyse ne sait pas mentir, je suis sûre qu’à son père il révèlera ma coupable attirance ! (Et si on essayait de faire des alexandrins ?!)

Alors que faire ? Que vais-je donc devenir ?

Femme honnie, répudiée ; voilà mon avenir !

Il me faut à coup sûr une solution trouver…

A mon cher mari je m’en vais tout rapporter

Certes en changeant quelque peu la version des faits !

 

Scène 2

 

Phèdre frappe à la porte de la salle de bain

 

Leroi : Qui ose nous déranger ainsi ?!

 

Phèdre : Ce n’est que moi, mon doux ami !

 

Leroi : Très bien, entrez donc ma mie.

 

Phèdre entre

 

Leroi au messager-qui-n’a-plus-de-short :Frotte plus bas mon ami, ces parties là c’est comme les oreilles : ça se nettoie !

 

Phèdre : Mon ami, j’aimerais vous entretenir d’un sujet fort délicat.

 

Leroi : Oui là comme ça voilàààà, j’ai toujours su que tu étais un brave petit !

A sa femme : Cela ne peut-il point attendre ?

 

Phèdre : Non mon ami c’est vraiment urgent !

 

Leroi : Laissez-moi dix minutes ma mie, j’arrive !

 

Phèdre sort de la salle de bain

 

Leroi au messager :Oh tu as fait tomber ton savon

 

Scène 3

 

Phèdre attend dans le salon. Leroi la rejoint :

 

Leroi : Alors qu’y a-t-il mon amie ? Vous êtes déçue que je ne vous ai point ramené de souvenir de ma chasse ? Mais vous vous méprenez regardez…il sort un ballon phoque en vessie de phoque de sa poche.

 

Phèdre : Merci très cher, mais il s’agit de quelque chose de beaucoup plus grave en vérité…Votre fils, notre fils…a tenté de me sodomiser par devant !

 

Leroi : Quoiiiiiii ? Mais ces choses là se font toujours par derrière ! Quel manque de respect, quelle impudence !

Je vous jure Madame que je vais laver votre honneur !

 

Il sort

 

Phèdre restée seule : Qu’ai-je fait seigneur ?! Ah mon Dieu je suis maudite comme tous les membres de ma famille, comme ma mère qui forniqua avec un taureau, comme ma sœur qui trahit sa patrie !

A la bonne : Boooooonne où sont ces couteaux que je me suicide enfin !!

 

La bonne : Mille excuses Madame mais nos cuisiniers découpent les phoques ramenés de la chasse avec.

 

Acte IV

Scène 1

 

Leroi frappe à la porte de la chambre de son fils.

 

Hypophyse : Ouiiiiiiiiii ?

 

Leroi : Ouvrez-moi, fils !

 

Hypophyse : Impossible je fais un masque au concombre, tirez la bobinette et la chevillette cherra ! çAttention, dans cette tirade se cache une réplique de conte de fées…mais lequel ?!

 

Leroi : Qué ?

 

Hypophyse : Entrez c’est ouvert !

 

Leroi : Ah ok il entre et pousse un cri Vous êtes tout vert ! Cela ne vous sied guère !

 

Hypophyse : Ô père je vous crus mort…est-ce bien vous ? Ne seriez-vous point un fantôme ? Qui que tu sois, esprit salutaire ou lutin damné ; que tu apportes avec toi les brises du ciel ou les rafales de l’enfer, que tes intentions soient perverses ou charitables, tu te présentes sous une forme si provocante que je veux te parler ! çAttention, dans cette tirade se cache un extrait de pièce de théâtre, mais laquelle ?

 

Leroi : C’est bon arrête de te la jouer on est pas chez Shakespeare, je suis bien vivant et j’ai à te parler…Phèdre m’a dit que tu avais essayé de la sodomiser par devant. J’aimerais une explication.

 

Hypophyse : Enfin Père tout ceci n’est que mensonge : je suis amoureux…d’un autre.

 

Leroi : Ah oui ? Qui ça ?

 

Hypophyse : La bonne !

 

Leroi : Enfin es-tu fou ? Elle est vieille, moche, voûtée et…c’est une FEMME !

 

Hypophyse : Je le sais bien, cela frise la déraison mais je ne peux m’en empêcher !

 

Leroi à part : Ceci est une ruse bien maladroite pour tenter de me faire croire à son innocence, nous allons le châtier !

 

Hypophyse : Que dites-vous Père, vous marmonnez !

 

Leroi : Rien, je disais juste…euh Oh quel beau temps aujourd’hui ! Tu crois pas que ce serait un temps parfait pour aller se promener…et nourrir le monstre marin mangeur d’hommes qui est dans ma piscine privée ?

 

Hypophyse : Vous me croyez donc ! Merci Père, je m’en vais de ce pas nourrir votre monstre marin, à tout à l’heure !

 

Scène 2

 

Messager en short : Sire, Sire, Sire !

 

Leroi : Ô mon doux amour te revoilà ! Tu en veux encore c’est ça ? (note de l’auteur : lorsque Leroi dit « tu en veux encore », il évoque bien sûr la mousse au chocolat « la laitière » que Messager en short goûta chez lui). Tu ne peux plus te passer de mes caresses, avoue le (note de l’auteur : l’auteur se désolidarise totalement de ses personnages qui sont tous des gros porcs dégueulasses…contrairement à l’auteur.)

 

Messager en short : Non, Sire ! Il s’agit de votre fils : j’étais près de la piscine quand je le vis, il nourrissait votre monstre marin de nouveaux-nés (ne vous inquiétez pas, on ne donne que des bébés filles au monstre marin…c’est vrai c’est moche et ça sert à rien !) , lorsque tout à coup il glissa sur des boyaux et tomba dans la piscine !

 

Leroi : Ah et il est mort !

 

Messager en short : Non, il réussit à s’en sortir mais perdit un bras que le monstre mangea. Après cela, il prit la nationale 13 pour se rendre à l’hôpital quand un trente tonnes conduit par un polonais bourré (c’est pas un pléonasme ça ?) le renversa !

 

Leroi : Et là il est mort !

 

Messager en short : NON, il perdit une jambe et se rendit à l’hôpital à cloche-pied ! Mais là ô Sire, c’est horrible ! Un avion conduit par des terroristes s’écrasa sur lui…il en réchappa et se rendit aux urgences où il mourut de septicémie !

 

Leroi : Ah enfin, le traître, le fourbe, le voilà bien puni !

 

Scène 3

 

Leroi : Phèdre, mon amour ! J’ai tué mon fils ! A nous la tranquillité, les week-end à Venise…Phèdre ? Pourquoi vomissez-vous ?

 

Phèdre : Je vous ai…BEUAAAAAAAAAAAAARGH…menti ! C’est moi que j’ai dragué votre fils…BURP…et je me sentais tellement…BREUUUUUUUUUUUUUU…coupable, que je me suis empoisonnée au paic vaisselle ! (NOTE : Dans les tragédies ils nous font croire que quand on s’empoisonne on meurt sans vomir, en 3 minutes et en disant « Déjà je ne vois plus qu’à travers un nuage ;

Et le ciel et l’époux que ma présence outrage ;

Et la mort, à mes yeux dérobant la clarté,

Rend au jour qu’ils souillaient, toute sa pureté ». Moi, j’ai décidé de rétablir la vérité : quand on s’empoisonne on a mal, on dégueule, on halète…bref, c’est répugnant !). Arrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrgh.

 

Leroi : Elle est morte, me voilà seul…Messager en short, viens me tenir compagnie je suis triste !

 

MORALITE : La moralité est chantée par le chœur (ben oui y’a toujours un chœur dans la tragédie et bon pour l’instant je l’ai pas fait intervenir… le chœur c’est un groupe de gens habillés comme des lopettes-en toges blanches- qui poussent la chansonnette en se trémoussant façon étoile de mer) :

Moralité :            Tous les hommes sont des salauds

                           On devrait les exterminer

                          Tous la tête sous l’eau

                         Quand ils ne veulent avec vous (moi) coucher.

 

 

Fin alternative

 

En fait, Hypophyse n’est pas mort à l’hosto, on lui a greffé un bras d’orang-outang et une jambe de gorille. Phèdre a subi un lavage d’estomac et s’en est sortie, elle a épousé Albert de Monaco.

Leroi s’est marié à Bègles avec Messager en short.

Bonne, à 70 ans, a eu un enfant avec Hypophyse, elle est dans le guiness des records comme étant la plus vieille et la plus moche Maman au monde !