Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 21:24

 

 

Mes chers amis, j’ai envie de vous conter une anecdote dont je me souviens comme si c’était hier…ce qui est d’ailleurs assez logique puisque l’anecdote susnommée s’est produite hier soir.

Il devait être 20h22, 11 secondes et 85centièmes et j’étais à table, prête à dévorer tout un plat de délicieuses asperges. Je me saisissais de la plus grosse en pensant avec ma bouche que les bonnes grosses asperges bien juteuses c’est bien ce qu’il y a de meilleur au monde (encore plus que les bons copains) lorsque la léguminée ouvrit le bec et me fit cette remarque : « Dis donc, tu crois pas que cette réflexion sur les asperges est représentative d’une intense frustration sessuelle et d’un oedipe mal refoulé ? »

 

Je contemplai mon asperge parleuse en soupirant : j’en avais vraiment plus qu’assez de me faire sermonner par des objets inanimés. Déjà, le chantage au suicide de ma petite culotte m’avait mentalement éprouvée mais là, une asperge freudienne c’était vraiment la goutte de pastis qui fait déborder l’estomac.

 

Je me saisis en conséquence d’un marteau qui traînait sur la table et me mis à frapper frénétiquement l’asperge jusqu’à ce que sa mère (qui était aussi dans le plat) ne soit plus en mesure de la reconnaître. Ensuite, je découpai le corps en petits morceaux et les mangeai un par un juste pour faire un exemple. Ca avait sans doute servi de leçon aux autres asperges car plus personne ne bronchait dans le plat.

 

J’en pris alors une deuxième et j’allais bel et bien la dévorer lorsqu’à son tour elle se mit à parler : « Tu es sûre que tu n’as pas besoin de parler ? Tu m’as l’air tendue ! ».
J’éclatai alors en sanglots et tombai dans les bras de l’asperge, déballant tous les traumatismes de ma pauvre et pitoyable vie : le jour où Kévin m’avait quittée pour un orang-outan, le jour de mes dix-huit ans où l’on m’avait appris que le père Nowel n’existait pas, la fois où je m’étais enfoncé un crayon dans le nez jusqu’au cerveau etc…

 

A vrai dire, cette confession me faisait un bien fou jusqu’à ce que l’asperge déchausse ses lunette et me déclare « La séance est finie, ça fait 200€ ».Je manquai m’étouffer : « Quoi ? Tu rêves ! 


- Sushi, il est important que le patient paie sa consultation, ça fait partie du processus, sinon il ne peut pas progresser ! »


Ni une ni deux, j’attrapai la bête, la fourrai toute entière dans ma bouche et l’écrasai entre mes molaires jusqu’à sentir son petit crâne exploser sous mes dents. Soulagée, je pris une troisième asperge qui ne semblait pas respirer. Je tâtai son pouls avec appréhension…rien ! Rassurée, j’allais la porter à mes purpurines lèvres : je fermais les yeux pour mieux savourer son délicieux petit goût de noisette quand j’entendis « Hé pssst, je vois tout, je sais tout, je règle tous tes soucis d’amour de belle-mère, de selles trop molles car je suis la grande Irmasperge ! ».

Par Sushina - Publié dans : Et moi et moi et moi !!
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 20:54

Peepee show :

 

 

Le jour où l’urine 1 de Violette Peccamineux 2 sentit le chou.

(Histoire qui fait peur…un peu)

 

Chers lecteurs, je me suis tout dernièrement rendue compte que je n’avais pas respecté mon quota de seniors dans mes petites histoires débiles.

Du coup, la sécu, son gros trou et les associations de « vieilles-personnes-presque-mortes » risquent de me tomber dessus et de m’étouffer sous elles (ben oui, rigolez pas : c’est lourd un vieux).

C’est pourquoi j’ai décidé de vous parler de Violette Peccamineux, gentille petite personne du 7ème âge (d’ailleurs, je me demande : si y’a du lait Gigoz 1er âge pour bébés, y’a-t-il de la soupe 7ème âge pour les vieux ? Si non, ça serait une super idée marketing et ça empêcherait que les vieux ils volent les boîtes de nourriture de leur chat pour s’en sustenter ! C’est vrai quoi c’est dégueulasse, pauvres chats !) et du 2ème étage du crevoir…euh de la « Résidence Val Joyeux Peuplé De Petits Oiseaux pour personnes senior âgées d’un certain âge canonique. » âgée de 102 ans et toutes ses dents…dans un verre.

 

Un beau jour, Violette Peccamineux fit pipi…cela n’a rien d’extraordinaire en soi sauf si je vous dis : elle fit pipi dans les twalettes au lieu de souiller ses draps comme elle le faisait d’habitude !!

Là, tout le monde applaudit et mon histoire est finie !

 

FIN

 

Ha non ? Bon, d’accord : lorsque Violette s’empara de son fusil pour tirer la chasse, son nez l’alerta d’un horrible détail : son pipi sentait le chou !

Etait-ce donc possible ?

La vieille dame rapprocha son orifice nasal de la cuvette pour en être bien sûre…Lorsqu’elle en fut tout à fait certaine, son regard prit une expression d’Horreur terrifiée.

Elle s’assit lentement sur son Yorkshire sur son lit avant de geindre lamentablement : « je vais mourir ».

 

Mais non, peut-être se trompait-elle ! Elle se leva d’un bond en moins de quarante-cinq minutes, se saisit de sa canne et alla frapper chez Marie-Paule Mauche sa voisine.

Au bout de trente-trois minutes, une voix chevrotante lui répondit : « C’est qui ? C’est toi la mort ? Dégage sale pute ! ». Violette rassura la vieille femme qui finit par ouvrir et lui offrir une infusion agrémentée de purée (parce que ça au moins c’est facile à mâcher !).

 

Au bout d’un moment, Violette finit par confier tout bas à sa voisine « J’ai l’impression que mon pipi sent le chou. Toi qui es un peu sorcière, tu peux venir vérifier et conjurer le sort ? ».

Le visage de Marie-Paule se contracta en un horrible rictus : « Heing ? Attends, je mets mon sonotone ! »

 

Note de l’auteure : Pour le bien-être de nos petits lecteurs, nous avons décidé de sauter les neuf pages durant lesquelles Marie-Paule ne retrouve plus son sonotone et finit par le découvrir caché dans un pot de fleurs ainsi que les dix-sept pages de trajet de retour jusqu’à la salle de bain de Violette.

Reprenons donc notre histoire au moment où la voisine renifle le pipi de son nez expert de magicienne mayennaise.

 

Se tordant les mains, Violette attendait le diagnostique expert de la magicienne : « alors, es-tu sûre que c’est bien une odeur de chou et non de brocoli, n’y a-t-il point d’espoir ? ».

Marie-Paule se pencha au-dessus de la cuvette où les grumeaux de pipi avaient formé le mot « DEMAIN ».

Elle se releva d’un air désolé et posa sa vieille main décharnée sur l’épaule de son amie : « Ma pauvre Violette, l’odeur de chou est un très mauvais présage mais quand un grumeau t’a condamnée ainsi c’est fini : je ne peux plus rien faire pour toi…Ca va aller ?...Ecoute, c’est l’heure de Derrick, je dois te laisser : profite bien de cette dernière journée ! ».

 

Violette referma la porte sur sa voisine. Elle était désormais seule et abandonnée de tous…qu’à cela ne tienne : elle rédigea son testament, mit sa plus belle robe de chez Damart et se coucha pour attendre sereinement la mort.

A dix-huit heures, la petite vieille dormait du sommeil du juste………..

 

Le lendemain, un grand remue-ménage se faisait dans la résidence.

Le docteur Bovary arriva vers huit heures du matin à la réception : « Bonjour ma ptite dame, je viens constater un décès : où est la viande froide ? Hahaha ».

Impressionnée par tant de tact, la standardiste roucoula : « 2ème étage docteur uhuhuh ! ».

L’éminent praticien monta en ahanant les deux étages et se rendit au chevet de la vieille dame morte : « heure du décès de Marie-Paule Mauche, huit heures et vingt-six minutes ».

 

Dans le couloir, Violette exécutait un pas de danse : c’était un miracle, la malédiction l’avait épargnée !

Toute à sa joie, elle se prit les pieds dans sa robe de chambre et tomba tête la première dans les escaliers.

Ce jour-là, le docteur Bovary constata deux décès.

 

Moralité : Qu’elles sont connes ces petites vieilles avec leurs superstitions débiles !

Néanmoins, souvenez-vous en mes amis : si votre urine sent le chou, égorgez une poule naine et barbouillez-vous de son sang en répétant neuf fois « barakapatchak » ; ça conjurera le mauvais sort !

 

 

  1. Nous avons mis « urine » parce qu’on s’est dit que ça daillait de parler de « pipi » dès le titre !

 

  1. Peccamineux est un vrai mot qui existe…chez Huysmans du moins : ça veut dire « qui pèche, qui est susceptible de pécher ». Voilà, grâce à J.K et à votre serviteuse-en-jupe-courte, vous crèverez moins cons !...Bon, moi je file, je dois récurer l’argenterie.
Par Sushina - Publié dans : Nhistoires beutes
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 11:48

Vous ai-je déjà parlé d’Heidi ? Heidi c’est ma conloc ; ça veut dire que c’est la conne qui vit avec moi. Je la supporte comme un fan de l’OM supporte le PSG mais avec le maillot ridicule en moins c’est vous dire !

 

L’autre jour, Heidi a failli mourir…c’est pas très original me direz-vous, notre vie entière est une faille dans la mort…Ce que c’est emmerdant les lecteurs qui se croient philosophes ! Taisez-vous et laissez-moi poursuivre.

 

Je vous pose un peu la scène : on était treize ; moi et mes douze pôtres. On était à table et moi je multipliais les pains aux gens qui m’emmerdaient et changeais la villageoise en château Margotte pour mes invités…Non je plaisante. La scène donc : un appartement milanais (pour changer) en carton pâte mauve, intérieur nuit. Dans un salon/salàmanger décoré de milans empaillés (jvous avais dit que les proprios étaient des milans !). Dans un canapé rouge, il y a moi, vêtue de noir, je suis en train de lire Télé Pif Poche (dans lequel est dissimulé un Lui) dans une pose alanguie et intellectuelle. Heidi est assise à la tablàmanger, elle regarde la télé en mangeant des cacahuètes.

 

Le décor est posé, je peux commencer mon histoire.

 

Je lisais donc tranquillement mon Télé Pif Poche une main dans ma culotte quand Heidi se mit à râler. Quand je dis râler, ça veut pas dire « putain il est naze ce Michel Drucker », non ; ça veut plutôt dire « aaaaaaaaaaargh keuuuuuuh iiiiiiiiiiiiiiiiiii grrrrrrrrrrr » grosse modo.

Je levai ma tête et vis la conloc toute violacée (ce qui ne voulait pas dire qu’elle était en train de se faire vi-auler par un cétacé non… !).

Vite, je fis celle qui n’avait rien vu (Heidi avait souscrit une assurance-mort-par-cahuète à mon nom) et me replongeai dans mon Télé Pif Poche !

 

Cependant, au bout de trois ou quatre minutes seulement, je rémergeai de mon magazine : les râles s’étaient accentués et je n’arrivais plus à atteindre le degré de concentration nécessaire à la captation intellectuelle du Télé Pif Poche.

Je me levai donc, me dirigeai vers la bibliothèque, pris notre dictionnaire médical pour les nuls et y cherchai le chapitre « étouffement par cahuète et râles hippopotamesques ».

 

Arrivée à la page du « e » je ne trouvai pourtant que « éléfant », « énaurme », « éonté » et « épopique ». Quelle gourdasse ; j’avais pris mon « dictionnaire pour écrire comme un gland inculte » !

Riant de ma bêtise j’invitai Heidi à rigoler un brin avec moi mais elle ne semblait pas trop d’humeur vitrée : bleuâtre, elle était agitée d’étranges spasmes.

 

Ca devait être mauvais signe si on en croyait Elizabeth Tessier. Que faire ? (comme disait Lénine) Je n’avais pas le temps de faire une révolution, je pris une batte de baise-balle et en cognai de toutes mes forces le dos d’Heidi pour expulser la cahuète.

J’entendis des os craquer mais nulle cahuète expulsée. 

 

Que me restait-il alors comme solution ? J’avais vu dans Dr House qu’en cas d’étouffement il fallait faire une tranchée dans la trachée, permettant à l’air de passer. Vite, je pris un peu de gin de Nîmes pour désinfecter la future plaie, je me munis d’un tournevice et commençais l’incision quand Heidi se mit à brailler comme une brêle : « Aille ! Mais qu’est-ce que tu fous, folle ?! ». Moi, très sûre de moi mais plus trop du mois : « Je te sauve la vie en t’enfonçant ce tournevis dans la gorge, tu es en train de t’étouffer voyons ! ».

 

Heidi m’arrêta franklin : « Mais non tu vois bien ! ». Je la regardai sceptiquement et antiseptiquement (parce que j’avais toujours mon gin dans la main) : « Tout à l’heure tu râlais et puis tu es devenue violette et bleuette… ». Heidi me rarrêta : « Je ne râlais pas, je riais ; oh tu peux pas savoir, Michel Drucker a sorti une vanne incroyable à Nicolas et j’ai tellement ri que j’en ai perdu tout mon souffle et suis tombée en catalepsie. Ca m’arrive souvent avec Michel, il est si drôle ! Par contre j’ai adoré ton massage du dos tu veux pas recommencer ? ».

 

Je regagnai mon canapé d’un air écoeuré : « Spèce de malade va ! ».

 

Par Sushina - Publié dans : Et moi et moi et moi !!
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 17:57
  Il était une fois, dans l’océan Atlantique pollué par l’Erika, un royaume merveilleux peuplé d’étranges créatures mi-hommes mi-thons que l’on appelait sirènes. Ce pays sous-marin n’avait pas connu la révolution française et était gouverné par un monarque barbu qui se prenait pour Louis XIV.
Tout le monde l’aimait car tous ses opposants étaient décapitationnés à la tronçonneuse en place publique.

Le roi, qui était un chaud lapin (comme Hervé Gaymard), avait fait douze chiardes à sa pauvre femme qui était morte d’hémorragie vaginale à force de pondre. Depuis, on lui avait interdit de se reproduire car les ressources se faisaient de plus en plus rares sous la mer. C’est pourquoi il vivait chez sa mère, ménopausée depuis longtemps déjà. Les douze filles du roi étaient toutes d’une immense beauté. Toutes ? Non ; en effet la cadette était un vrai pou : tellement moche que les rumeurs racontaient que la défunte reine avait dû tromper son époux avec un orang-outang des mers.
En effet, l’enfant avait un énorme nez granuleux, des oreilles plates de rugbyman, des yeux marronâtres et chassieux très enfoncés dans les orbites, des pustules sur toute la face, un teint grisâtre, des poils oranges qui dépassaient de son nez et de ses oreilles et des cheveux de même couleur qui restaient gras même après une dizaine de shampooing Kéranove-anti-cheveux-gras-spécial-singe-crasseux. Celle-ci avait de plus (ô comble de l’ironie tragique) un nom de lessive puisqu’elle s’appelait Ariel.
Bref heureusement qu’elle était fille de roi pour compenser un peu.

Elle habitait avec ses sœurs chez sa grand-mère qui les surveillait étroitement pour éviter que le roi -homme ambitieux comme un Napoléon Bonaparte- n’ait de nouveau envie de repeupler la mer avec elles. Les onze sœurs aînées avaient le droit de sortir de leur chambre pour visiter le monde sous-marin mais aussi pour chasser à la surface. La chasse était un domaine réservé aux sirènes femelles ; celles-ci sortaient de la mer, cherchaient un petit bateau peuplé d’individus humains de sexe masculin et commençaient à les aguicher. Les hommes, créatures basiques, peu intelligentes et guidées par leur testostérone ne se demandaient même pas ce que faisaient ces femelles dénudées à 30km de la côte. Ile se mettaient à baver et buller comme des escargots (c’est une technique de dégorgement humaine très utile ; ça attendrit la chair) et sautaient dans l’eau pour faire comme Loana et Jean-Édouard dans la piscine du loft. A ce moment là, les sirènes les noyaient, les dépeçaient et les ramenaient à l’heure du repas à leurs congénères affamés.

Ariel ne pouvait sortir de sa chambre autrement que voilée comme une talibane et on lui interdisait formellement de s’aventurer à la surface car à sa vue, les hommes se trouvaient saisis de vomissements frénético-compulsifs et prenaient la fuite. Cette situation la tristait fortement car elle était en pleine période pré pubère et aurait bien aimé le copulationnage sirène/humain (oui ; de plus c’était une perverse : elle était humanophile, ce qui est un crime passible de la peine de mort dans le royaume sous marin.)

Pendant que ses sœurs chassaient, la bedite sirène restait avec sa grand-mère qui lui lisait des histoires ou tentait de la maquiller un peu pour qu’elle soit un peu moins laide. Une fois qu’Ariel était avec la vieille femme qui lui éclatait quelques pustules sur le front, elle lui demanda : « Mère-grand, pourquoi ne puis-je aller chasser comme mes sœurs, ces ignobles pouffiasses qui s’amusent à remplacer mon gant de toilette intime par des oursins ? » La Grand-mère regarda tristement son enfant se demandant si elle devait lui révéler l’effroyable secret de son incroyable laideur : « C’est parce que tu es trop jeune ma petite, attends d’avoir atteint ton 239ème anniversaire. -Et pourquoi ne pouvons-nous pas copulationner avec les humains ? -Parce que c’est mal voyons !! Et parce que nous n’avons pas de trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain : les femelles humanoïdes en ont un entre les jambes alors que nous possédons seulement une nageoire natatoire à cet endroit, c’est pourquoi nous ne pouvons nous taper les humains. »
La gamine resta songeuse puis décida de changer de sujet : « Et pourquoi m’éclates-tu mes grains de beauté ? -Ma fille, sache qu’il faut souffrir pour être belle…et même pour être laide d’ailleurs ! Lao Tsu a dit ; « la souffrance est guide de chaque sirène ». Et la Bible a dit aussi Ezequiel verset 7 chapitre 98 page 8723 paragraphe 3 alinéa17: « les boutons de ta progéniture, jusqu’à la dix-huitième génération tu éclateras ». Voilà pourquoi ! »

Quand elle retourna dans sa chambre, Ariel se dit qu’elle ne pourrait jamais attendre jusqu’à son 239ème anniversaire pour aller à la surface, c’est pourquoi elle décida d’aller voir le roi son père pour qu’il lui donne un laisser passer. Le lendemain, elle entrait en tremblant dans les appartements paternels. Son géniteur était affalé sur sa couche en train de regarder du foot à la télé en se grattant ses royales testicules. Il se redressa en voyant arriver sa fille : « Qui êtes-vous ? Comment osez-vous déranger votre souverain ? Pourquoi ne vous ai-je pas fait décapiter ; vous avez une sale gueule ! » La petite prit son courage à deux mains : « Père, c’est moi, votre fille cadette. Je viens vous présenter une requête très importante.

-Fille cadette hein……Dash c’est ça ?

-Non père ; Ariel.

-Ah ouais c’est vrai. Kestuveux donc mon enfant ? Installe toi sur mes genoux que je te caresse les cheveux pendant ce temps…aaaaaaaaah ma chère enfant ce n’est pas souvent que j’ai le plaisir de te voir. »

Le vieux écrasa une larme avant de poser sa main sur la queue de sa fille. (Désolée je trouvais ça rigolo à écrire …on voit pas ça tous les jours !) La sirène respira un grand coup avant de se lancer : « Père, je voudrais un laisser passer pour aller à la surface. »
Le roi se redressa brutalement, faisant choir sa fille à terre : « T’es pas folle ?! Tu ferais fuir les pr……… »Il s’arrêta en voyant la mine déconfite de sa progéniture, réfléchit quelques secondes et reprit : « Ok mais pas plus d’une heure et veille à ce que personne ne te voie. » Ariel, folle de joie, embrassa son père et retourna éperdue dans sa chambre pour faire ses préparatifs.

Le lendemain, elle sortait voilée du palais pour se rendre à la surface. Le voyage fut long mais Ariel ne fut pas déçue en voyant le magnifique soleil d’été, le ciel bleu azur, les mouettes se débattant des nappes de pétrole, les poissons agonisant dans les poches irisées Leclerc et l’agréable odeur des déjections humaines que l’on déversait à cet endroit. « Comme c’est beau, que cet endroit est exotique » pensait la bedite Sirène tandis qu’un cormoran la prenant pour un gros tas d’algues lui urinait sur la tête (je sais les oiseaux ça fait pas pipi mais on s’en fout). Elle continua à arpenter l’océan jusqu’à trouver un immense trois-mâts d’où s’échappait de la musique. La sirène se rapprocha le plus possible du bateau pour observer ce qui se passait à l’intérieur. On y fêtait l’anniversaire d’un jeune prince appelé Globork. Celui-ci venait d’avoir vingt ans. Il était très laid (sans doute à cause de la consanguinité ; son père avait épousé sa cousine dont le père avait épousé sa tante dont la mère s’était tapé son frère, lui-même fils de son oncle et de sa tante qui était fille de sa mère…).
Bref ; il était très moche ; le cheveux noir et pelliculeux, le dos voûté, un bras plus long que l’autre et un pied bot. Sa physionomie se rapprochait de celle d’un cloporte de mer ; c’est pourquoi Ariel en tomba instantanément amoureuse. Elle resta deux heures à le contempler en se touchant euh je veux dire en soupirant.

Au bout de deux heures, la tempête se leva et l’océan se déchaîna, faisant tanguer dangereusement le navire qui finit par couler. Le jeune prince Globork se fit assommer par un casque de pompier (qui traînait par là on sait pas pourquoi) et tomba la tête la première, sans connaissance, dans l’eau. Ariel se grouilla de le récupérer en se disant : « chouette je vais le violer tant qu’il dort et après je le ramènerai pour le repas du soir !». Mais elle se dit que c’était stupide de gâcher du si beau matos et décida de déposer Globork sur la plage. Elle le quitta après avoir pris deux trois photos de son caleçon et chanté « Le curé de Camerais » pour lui redonner le moral pendant qu’il était dans les vappes. Ensuite, elle reprit tristement le chemin du palais.

Ce que ne savait pas la bedite Sirène, c’est que quelqu’un l’avait suivie durant tout son périple. C’était l’horrible sorcière des mers. On l’appelait sorcière car elle s’était greffée par erreur un balai à la place du bras droit. Elle avait été jadis la maîtresse du roi mais celui-ci l’avait jetée dehors et bannie car elle refusait par principe de porter des oreilles de lapin pendant l’amour. Depuis, elle avait pris la résolution de se venger et s’était dit qu’il serait aisé de piéger la plus jeune des filles du monarque. Elle accosta Ariel : « Hey la pisseuse : t’as vu comment que c’est un bonnard ce prince Globork ? T’aimerais pas te le copulationner par hasard ? Tu sais, je suis une grande philanthrope, une mécène même, comme Florent Pagny ; je peux t’aider !! ».
La sirène était un être pur et naïf ; elle ne flaira pas l’ignoble piège qui puait pourtant pire que l’anus artificiel du Pape ! Elle joignit ses petites mains et regarda la sorcière avec des yeux de chien battu tout mouillés de larmes qu’à force c’en était écoeurant : « Vous pouvez me fabriquer un trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain ?

-Mais bien sûr ma chérie ; tiens regarde ça, c’est mon diplôme de chirurgienne esthétique professionnelle délivré par l’institut Kinder de Paris XIII. Je vais même en profiter pour te faire des gambettes, te ravaler la façade et brûler toutes ces pustules tant qu’à faire. Cependant…

-Quoi ? -Cependant… Je voudrais que tu me donnes tes cordes vocales ; regarde les miennes, elles sont toutes crâmées par le tabac ! ».

Ce faisant, la sorcière ouvrait la bouche pour montrer des dents noires et des cordes vocales rongées par la fumée et infectées de champignons noirâtres. Ariel recula en faisant la moue.
« De plus –reprit la sorcière- de plus, je te préviens ; si jamais ton nouveau trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain n’est pas utilisé dans la semaine par ton prince, il s’autodétruira et tu en mourras ! ».
Ariel fut saisie de peur à ces paroles mais elle accepta le contrat ; elle suivit la sorcière jusqu’à sa maison aménagée en clinique. Là, la vieille sirène endormit la jeune grâce à la rediffusion d’un vieux Derrick sur France 2 et commença à opérer.
Ce fut très long, Ariel était vraiment très moche ; on coupa, on tapa, on cautérisa, on arracha, tira, recoupa, recautérisa, remplaça, scia, se planta, recommença…ça dura neuf jours en tout ! Au bout de ces neuf jours, la sorcière réveilla Ariel à coups de baffes et la mit devant le miroir. Le résultat était plutôt bon ; c’est sûr c’était pas Mylène Farmer mais bon ça se rapprochait de Josiane Balasko à cinquante ans et donc c’était pas mauvais vu le matériau du début.
Et euh oui les jambes avaient une teinte bleu verdâtre et gardaient des écailles à certains endroits mais le trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain était très réussi et c’était le principal. Quant aux cordes vocales, elle avaient été subtilisées en bonne et due forme mais Ariel s’en battait les yackas pour l’instant ; elle rejoignit à toute vitesse la plage où elle avait laissé son prince quelques jours auparavant et s’assit sur un rocher prenant une pose alanguie en attendant qu’il revienne.

Au bout d’une quarantaine d’heures, la princesse des mers en eut un peu marre d’attendre sans pouvoir bouger et commença donc à inspecter consciencieusement son joli nouveau nez. C’est le moment que choisit le prince pour faire une petite promenade sur la plage ; il vit la jeune fille et, frappé de cette vision, il s’approcha et dit de sa belle voix claire et haut perchée : « Hé la gueuse tu veux mon doigt ? ». Ariel sortit en vitesse son index de son orifice nasal, essuya rapidement et le plus discrètement possible la pâte verdâtre de son index sur le rocher, tendit la main pour se présenter et dit……..ben nan elle dit rien elle a plus de cordes vocales (suis-je bête ah ah). Donc le prince serra sa main poliment (malgré le fait qu’elle soyent pas hyper propres cf. scène juste au-dessus), il regarda ses yeux avant de s’écrier : « Mon dieu, quel magnifique trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire que vous avez là !! »

///STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP : mon agent Mr Pourrite vient de me faire remarquer que ce conte contient trop de sexe ; c’est pourquoi je vais tenter de modérer mes ardeurs de minable petite écrivailleuse frustrée…Et je vais mettre aussi un joli sigle « interdit aux moins de 12ans ». Merci de votre compréhension et de votre soutien/// Là, voilàààààààà !!! Ah non, merdre c'est pas le bon, ça c'est celui qui interdit aux alcoolique de picoler tant qu'elles sont enceintes et les oblige à avorter...Ouske j'ai fioutu mon sigle "interdit aux moins de 12 ans"...





Ah!! Ayé =============>
Maintenant que les enfants sont prévenus on peut reprendre! ///


Reprenons…où en étais-je ? Ah oui : donc le prince, qui était quelqu’un de très bien, qui savait lire écrire et compter, qui était vacciné contre le tétanos, regarda seulement les yeux de l’ex sirène et pas son « magnifique trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire que vous avez là » (oui je fais des copiés/collés quand j’ai besoin d’évoquer le trou-noir…). Et donc, il lit dans ces yeux toutes les souffrances que la jeune fille avait endurées et, saisi de pitié, il emmena Ariel dans son palais pour en faire sa petite sœur spirituelle. Il la soutenait tout le long du chemin car, n’ayant rien mangé depuis deux jours, elle était très faible. Très faible mais heureuse ; elle remerciait le bon Dieu de tout son cœur et aussi Ganash le dieu éléphant (pask y’a pas de raison hein : vive nos amis indiens !).

C’est ainsi qu’Ariel connut le bonheur ; le prince l’aimait beaucoup, il passait tout son temps avec elle. Ensemble ils jouaient au rugby, au scrabble, au monopoly : c’était la belle vie ! Malgré tout, le temps passait et Globork ne se décidait toujours pas à embrasser la princesse (et donc essayer son trou-noir-inter-cosmogonique-copulationnatoire-humain [je suis désolée je peux pas faire autrement sinon ça nuit à la continuité de l’histoire]). Les parents du prince, Glotruc et Germaliv, voyant qu’il s’entendait si bien avec cette jeune fille et voulant perpétuer leur espèce, le poussaient à épouser Ariel. Mais Globork hésitait : un jour, il se confia à son amie : « Tu sais, Gluderouik (oui il avait pas réussi à deviner son vrai nom alors il l’avait rebaptisée), j’aimerais bien t’épouser, passer ma vie à tes côtés. Le problème, c’est que jadis je faillis me noyer et je fus sauvé par une sorte d’orang-outang des mers. Je sais ça peut sembler fou mais je suis tombé amoureux de cet orang-outang car, sur la plage, il me chanta le « curé de Camerai ». Or, je n’en connais que le premier couplet et c’est pourquoi je veux retrouver cet orang-outang pour qu’il vive avec moi et me chante le morceau entier tout au long de ma vie. » Ariel cacha sa tête entre ses mains et commença à pleurer en silence. Le prince ne comprenait pas ; il déposa un baiser sur son front et dit : « Toi t’es une vraie amie ; tu t’intéresses aussi à la chanson française et tu es triste que « le curé de Camerai » disparaisse dans les limbes de l’oubli. Ah comme tu me comprends bien !! »

Cependant, le jeudi, sous la pression de ses géniteurs et pour raisons fiscales, Globork se décida à épouser Ariel et fixa le mariage au samedi ; sept jours exactement après l’arrivée de la sirène. En attendant, la tradition voulait que le jeune homme visite son royaume juste avant son mariage. C’est pourquoi, il partit en carrosse le vendredi pour une expédition à travers la campagne. Après avoir visité trois fermes, caressé les vaches et tripoté les bébés, il arriva dans un couvent du XVIeme siècle peuplé de religieuses. Celles-ci le saluèrent bien bas et l’une d’entre elles lui offrit un crucifix multi-usages-qui-faisait-mixer-et-pompe-à-vélo. Le prince crut avoir une attaque en la voyant ; ses cheveux longs et gras dépassant du voile la faisaient ressembler à un orang-outang. Globork la prit à part pour lui parler : « Connaissez-vous « le curé de Camerai » ? -Bien sûr c’est ma chanson préférée ; nous la chantons tous les jours à la basilique Saint-Greluk-le-Sanguinaire !

-Vous la connaissez en entier ?

-Oui mais…

-Epousez moi !

-Prince vous n’y pensez pas, que faites vous de votre fiancée ?

-On s’en tape elle est même pas croyante et elle pue des pieds.

-Je ne puis point je suis mariée à Jésus !

-Divorcez je vous laisserai conduire ma Porsche !

-Mais… -Je vous offrirai des escargots de bruyère !

-C’est que…

-Et des pinces à linge dorées !

-Et une corde à linge en platine ?

-Bien sûr !

-Ok »

Le prince ramena donc sa nouvelle conquête au château. Elle était rayonnante et s’entraînait à saluer comme la princesse Diana. Le couple passa devant Ariel ; le prince lui glissa au passage : « Fais tes bagages pouilleuse on a plus besoin de toi ici…au fait il me faut un témoin demain pour mon mariage et comme j’ai pas d’amis je t’ai choisie toi, essaie de t’habiller un peu mieux que d’habitude. » La petite sirène passa sa nuit à pleurer ; elle pleurait plus la perte de son prince que sa propre mort. Le lendemain, elle s’habilla du mieux qu’elle put pour faire honneur à Globork et suivit la procession nuptiale. Le mariage avait lieu sur un magnifique bateau entièrement blanc, la plupart des invités avait le mal de mer et le navire était recouvert de gerbi mais tout le monde était gai et buvait de bon cœur. Le prêtre, un peu éméché, failli tomber plusieurs fois dans l’eau et rota deux/trois fois au visage des fiancés mais finit quand même par les marier.

Après la cérémonie, les jeunes époux se retirèrent dans leur chambre nuptiale. La princesse des mers attendait tristement la mort en s’enfilant des lignes de coke. Accoudée à la balustrade, elle regardait la mer en pleurant. Tout à coup, l’océan se troubla et ses onze sœurs apparurent à la surface : bizarrement, elles avaient toutes la boule à zéro. Elles se mirent à parler : « Ariel, la sorcière des mers nous a raconté ce que tu as fait, elle a jeté le discrédit sur toute notre famille et notre père a été obligé de la reprendre comme maîtresse pour la faire taire. Mais nous ne t’en voulons pas, nous venons te sauver pour te coller une bonne torgnolle une fois retournée sous la mer. En échange de nos cheveux dont elle va équiper son balai, la sorcière nous a offert ce couteau magique ; arrache la barre inter-cosmogonique-copulationnatoire-humaine du prince avec et tu ne mourras pas, tu redeviendras comme avant et retourneras vivre avec nous. » Sur ce, les sirènes lancèrent le couteau à Ariel et s’enfuirent. La jeune fille tournait et retournait le couteau entre ses mains mais se décida à faire son devoir.

Elle se dirigea vers la suite nuptiale, ouvrit la porte ; le prince ronflait, son bras autour des épaules de sa femme qui dormait la bouche ouverte. Ariel s’approcha lentement du prince ; elle allait le faire, il le fallait et puis c’était quand même un bel enfoiré ce mec ! Cependant, dans la semi obscurité, la bedite Sirène se prit les pieds dans le patalon du prince qui gisait par terre et s’étala de tout son long. Le couteau lui rentra dans le cœur et elle mourut en faisant « argh gurgle splouitch » et tout plein d’autres gargouillis infâmes.

Elle se réincarna en algue, vécut heureuse et eut beaucoup de plants. Nous informons notre aimable lectorat que nous avons fait un effort et que la dernière partie de notre texte est beaucoup moins basée sur le sexe.


MORALITE ; si la bedite Sirène avait pas été obsédée elle aurait pas mourue, bien fait pour sa gueule.
Par Sushina - Publié dans : Contes défiés
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 13:42

Fugue de Culotte en do mineur

Histoire écrite mardi 27 mars en cours d’anglais.

 

Lundi dernier, je me rendais à la fac en toute qui est Tude (c’est vrai ça mais qui est Tude ?!!...Désolée !) lorsque je m’aperçus que mes parties internes d’entre mes cuisses frissonnaient sous l’effet du vent frais, vent du matin, soulevant le sommet des grands pins. Ca n’était pas logique : ma fidèle culotte rose est en laine angora de flamand albinos des îles Caïman, elle me tient donc extrêmement chaud (ma grand-tante Huguette est morte d’un rhume de vagin dû à un refroidissement lui-même dû au port du string donc depuis je me méfie !).

 

Effrayée, je passais rapidement ma main sous ma jupe sous les yeux écoeurés des passants pour vérifier que ma culotte était toujours en place mais je ne trouvais qu’un petit morceau de papier mouillé des larmes de ma chère culotte et sur lequel était griffonné « Je n’en puis plus, je pars, adieu ! ».

Le désespoir me submergea : cela faisait quinze ans que ma culotte et moi vivions ensemble en parfaite harmonie, partageant joies et douleur, règles et mycoses…Comment avait-elle pu me faire une chose pareille ?!

 

Je décidai d’appeler immédiatement Jack Mallone du FBI pour lui signaler la fugue de ma culotte adorée. Une demi-heure plus tard j’étais au siège du FBI de Saint-Michel. Jack, très élégant dans son costume noir Gikenchy et son caleçon à pois appelé François-René, me reçut dans son bureau afin de me poser quelques questions sur la disparute.

 

Mode Théâtre :

 

Jack : Pouvez-vous me décrire la culotte disparute ? C’est pour faire un portrait-robot et l’afficher dans toute la ville.

Moi (essuyant une larme noire de mascara) : Elle est rose avec un nœud pap et un peu jaune dedans…elle a des cheveux roses et des yeux noirs un peu comme ceux d’une vache qui pisse dans un tonneau…elle aime la crème chantilleuse et le big dil.

 

Portraitiste : Et ses oreilles ? En chou-fleur ou en asperge ?

 

Moi : Ses oreilles sont comme deux perles de rosée posées sur une tulipe un matin d’été !

 

Portraitiste (mâchonnant son crayon) : Ah ouais je vois !

 

Jack : Vous êtes-vous disputées récemment ?

 

Moi : Non ! Nous nous entendions parfaitement (elle rougit).

 

Jack dirige sa lampe de bureau vers le visage de Sushi.

 

Jack : Tu mens raclure ! Avoue !!

 

Moi (fondant en larmes) : Oui c’est vrai je l’ai trompée…avec un boxer nif-naf en soie de Chine ! C’était un accident…nous nous étions réconciliées !

 

Jack (éteint la lampe et s’adresse à son caleçon qui est en train de fumer une gitane maïs) : Qu’en penses-tu ? Elle est suspecte ou on doit la libérer ?

 

Caleçon-François-René : Elle a trompé sa culotte : cela est un péché mortel selon la Ste Bible ; nous devons la punir en conséquence… je suggère une exécution capitale immédiate.

 

Fin du mode théâtre.

 

Jack sortit alors un sabre ninja et me demanda si je voulais bien poser la tête sur son bureau et ne plus bouger s’il me plaît parce que sinon il aurait du mal à bien viser et risquerait ne m’arracher qu’une moitié de tête et que du coup ça serait pas symétrique et que lui il adorait la symétrie…surtout axiale mais aussi centrale. C’était demandé si gentiment que j’obéissais en me disant que quand même c’est bien beau la symétrie axiale. Jack élevait son sabre au-dessus de ma tête lorsque le téléphone sonna. Il posa le sabre, prit le combiné et écouta son interlocuteur sans mot dire avant de raccrocher : « Votre culotte est sur le toit de la fac, prête à se jeter dans le vide. Venez avec moi, vous pourrez peut-être la raisonner ».

 

Nous prîmes alors la Renault 5 banalisée de Jack (Yeah vive la belle technologie automobile française !!) et arrivâmes à la fac trois heures plus tard parce que notre pneu Michelin avait crevé et que François-René avait dû changer la roue.

La foule se pressait contre les cordons de sécurité et tous les badauds avaient sorti leur téléphone portable mode caméra en espérant que ma culotte saute et fasse un happy-crashing : ils comptaient bien filmer des bouts de cervelle éclatée par terre et revendre les images à TF1 et Cauet-Magazine. Je me recoiffai vite fait pour être présentable en espérant que J.P Pernault regarde les images et soit charmé par ma beauté interplanétaire.

 

Jack me fit passer le cordon de sécurité et me tendit un mégaphone tandis que quelques gens râlaient : « Pourquoi elle a le droit de passer et pas moi ? C’est toujours les mêmes qui sont au premier rang ! ». Moi, je restai digne et leur fis un pied-de-nez avant de lever la tête et voir ma chère culotte sur le parapet, prête à sauter…pauvre petite chose fragile et frêle que le vent pouvait jeter à terre à tout moment… J’allumai mon mégaphone et tentai une fine approche préconisée par Françoise Dolto : « Mooooooooooorning live ! De 7h à 9h, l’émission qui réveille vos…AÏE !! ». Jack m’avait donné un coup de pied. Je tentai alors une autre approche : « Culotte, c’est Sushi ! Descends, je t’aime !! ».

 

La culotte n’avait pas l’air d’humeur descendante : « Ah ouais tu m’aimes ? Et ce boxer ?! ». J’étais un peu gênée qu’elle expose ainsi notre vie privée et me jurai de lui foutre une bonne raclée une fois qu’elle serait descendue. Je gardai néanmoins mon calme : « Enfin Chérie, je t’avais déjà expliqué : j’avais bu, fumé, pris de la coke et 30g d’héroïne ce soir là…descends ! 

 

- Non ! Tu me traites mal ! Tu ne nettoies tes parties intimes qu’une fois par semaine ! Moi j’en peux plus j’étouffe avec toi…au sens propre comme au figuré ! »

 

Je bouillais intérieurement mais je promis que j’allais me laver plus souvent et ouvris mes bras en lui disant « saute, je suis là, je te rattrape…on va rentrer à la maison, je te ferai couler un bon bain de soupline…je t’aime ! ».

 

Très émue, ma culotte se laissa convaincre et sauta en toute confiance dans mes bras ouverts. Malheureusement, au moment de la rattraper, mon attention fut attirée par une pièce de dix centimes par terre et, au lieu de ramasser la culotte je ramassai la pièce tandis que le morceau de tissu rose s’écrasait par terre en faisant CRASHPLOUTCH. « Oups » fis-je tandis que le public faisait des zooms et des plongées/ contre plongées sur le corps sanglant de ma culotte.

 

Dix minutes plus tard, tout le monde était parti au siège de TF1 me laissant seule avec le cadavre. Je donnai un coup de pied dans la chair rose en déclarant « ça t’apprendra à me faire passer pour un monstre en public ! ».

 

Fin

 

Par Sushina - Publié dans : Et moi et moi et moi !!
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