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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 10:26
Médée, chapitre 1

Chapitre I : Jason, l’enfant prodigue pas trop prodige

Tout comme Aragorn était fils d’Arathorn ou Isildur fils d’Elébiendur, Jason était fils d’Aeson car, déjà, les rois ne se faisaient point trop suer quant aux prénoms de leur postérité.

Suite à un chifoumi ayant mal tourné, Aeson s’était fait chourer son trône par son demi-frère Pelias. Il s’était donc exilé et avait confié son rejeton au Centaure Chiron afin qu’il l’éduquât, persuadé que l’enseignement d’un demi-canasson vivant dans une grotte et faisant bâfrer des entrailles de sanglier à ses disciples était ce qu’il y avait de mieux !

Lorsque Jason atteignit l’âge de raison, il en eut assez de se repaître de fraîches entrailles et tenta de réduire Chiron en steak haché. Manque de bol, celui-ci était immortel. Finalement, c’est Jason qui fut réduit, non en steak, mais seulement à rentrer dans son pays, vêtu de son pyjama léopard et d’un unique chausson Bugs Bunny.

Quand il arriva chez lui, son oncle Pélias était en train de procéder au sacrifice d’un bœuf lié et Jason salivait déjà en imaginant le goût du steak bien gras fondant dans sa bouche. Tout à coup, l’OTAN suspendit son vol et Pélias suspendit son geste : il avait remarqué que le nouveau venu ne portait qu’un chausson. Cette particularité le frappa, il se souvint d’une prophétie que lui avait faite jadis un oracle quelque peu éméché : « Prends garde à l’homme qui n’a qu’une chaussure, d’autant plus si cette chaussure est un chausson-lapin…Ca fera deux-cents euros ! ».
Le boeuf s’échappa au grand désespoir de Zeus qui aimait autant les holocaustes que les entrailles et au grand désespoir de Jason qui, vous l’aurez compris, aim
ait les steaks.

Pélias s’approcha de son neveu et lui demanda de décliner son identité.
Jason jasa comme un benêt : « Je suis Jason, fils d’Aeson et je viens reprendre le trône usurpé par ce serpent perfide de Pélias ! Et toi, ô sage allogène, toi qui illumines la nuit de ta couronne et de tes vêtements brodés d’or, qui es-tu
? »

Le souverain savoura un instant le silence entourant cette révélation avant de reprendre tout inopinément : « Je vais répondre à tes interrogations mais auparavant, j’aurais besoin d’un conseil. Dis-moi Jason, fils d’Aeson toi qui me sembles aussi sage qu’élégant, que ferais-tu aux conspirateurs, aux traîtres à leur roi ? »

Et Jason, s’il avait été moins con, aurait senti la pestilence de ce grossier traquenard à deux-cents pieds mal lavés, il aurait pu répondre « Je le forcerais à avaler un steak de deux kilos grillé à point ! ». Mais il était con Jason alors il répondit sans ciller de son héroïque et séduisante voix naturelle de héros juvénile ayant passé quinze ans dans une grotte en compagnie d’un canasson puceux : « Hé bernique ! C’est fastoche, j’y ferais chercher la toison d’or à ce salopiaud là ! »

Adoncques, Pélias, qui frétillait d’aise oyant telle nouvelle, révéla son identité et envoya Jason quérir ladite toison.

Published by Sushina
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 19:58
L'actu décryptée par Charles d'Assaut

1/ Le chômage

Bonjour, amis nécessiteux !
Cela fait des lustres que notre président bolchevik nous promet en vain « l’inversion de la courbe du chômage ». La peste soit du fou fieffé !
Tout homme un tantinet sain d’esprit sait que la France est un pays de fainéants qui se gavent d’allocations et refusent le vrai, le bon travail. Celui qui les fait lever à l’aurore et les envoie au lit fourbus, incapables de la moindre pensée car la pensée plébéienne est une peste qu’il faut éradiquer au plu
s vite !

Heureusement, dans son journal télévisé de la première chaîne, en date du 27 avril[1], mon ami Martin Bouygues a dispensé une leçon d’économie au peuple français dans un reportage évoquant les solutions trouvées au Portugal pour lutter contre le chômage.

On nous montre tout d’abord une start-up qui a pu embaucher André dont le poste « n’avait rien à voir avec sa formation initiale » mais qui n’avait « pas le choix » car, dit-il, « Je n’avais droit à aucune aide, et même si j’avais la corde au cou, je ne recevais rien ».
Hé oui mes amis, de même que le cheval doit être pourvu d’un licou pour avancer, le chômeur doit avoir la corde au cou pour travailler !
Le patron de la start-up est un homme heureux : grâce à la réforme du droit du travail, il touche cinq fois plus de subventions lorsqu’il embauche un chômeur longue durée mais il peut également licencier très facilement et pour pas cher.

La suite du reportage est encore plus admirable.
Le Portugal a inventé les « recibos verdes » concernant 20% des travailleurs et qui permettent aux employeurs d’embaucher au mois, à la semaine ou même à l’heure !
L’on nous dit que le système est « ultra-simple » : l’employé déclare lui-même son travail sur Internet. C’est merveilleux, ça permet même que l’on se passe de cette vermine que sont les fonctionnaires.
Mais arriva le plus beau moment. Je manquai me pâmer quand la voix-off susurra dans mon sonotone ces douces paroles : « Pas de droits, pas de congés payés ou maternité, pas d’indemnités chômage. ». Cerise sur le gâteau, c’est l’employé qui cotise à la sécu et pour sa retraite. Le bon patron est alors exonéré de ces lourdes charges qui l’asphyxient littéralement !

Il me reste donc à espérer que ce reportage hautement pédagogique a persuadé les français que les allocations devaient revenir aux seuls qui savent gérer un budget ; les patrons.
Pour qu’enfin le d
roit du travail redevienne le droit de travailler !

Charles d’Assaut

[1] Reportage à visionner ici http://videos.tf1.fr/jt-20h/2015/le-portugal-sort-sa-population-du-chomage-mais-a-quel-prix-8601254.html

Published by Sushina - dans Charles d'Assaut
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 20:13

Quand je serai Dictatrice suprême et sublime, guide éclairée du peuple de France, je sais qui je supprimerai en premier: les gens qui , dans le bus, éclatent leurs gros boutons blancs et se rongent les ongles dans la foulée ! Bordayle ! Eclater un bouton blanc, c'est comme se branler: ça se fait seul (ou à deux dans le cadre d'un jeu érotique consenti) mais pas en public !

Published by Sushina - dans Brèves
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 09:29

Prof: Quand votre rédaction traite de la deuxième guerre mondiale, même s'il s'agit d'un sujet d'imagination, essayez de vous souvenir un peu de vos cours d'histoire pour éviter les anachronismes.

Elève: Mais...Alors on pouvait pas faire intervenir des nazis zombies?

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 19:33

L'autre jour, j'ai vu un mec avec un tatouage "voyager" joliment calligraphié sur le bras. C'est un peu con non? Du coup, ça m'a donné envie de me faire tatouer "mater des ornithorynques en rut" ou "gratter mes croûtes sèches" : chacun ses passions !

Published by Sushina - dans Brèves
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 09:16

Ce soir-là je regardais d’un oeil torve et kétamineux mon cinquième épisode de « Crimes, tuning et gros nichons » sur DTC12.

Alors que la présentatrice en costume d’écolière évoquait l’odieux Emile Louis et son bus vintage V12 tout en malaxant une fort généreuse poitrine, j’eus une illumination. Emile Louis, Guy Georges, Lee Harvey Oswald, Frédéric François et tant d’autres tortionnaires de la race humaine partageaient la même caractéristique : un nom de famille-prénom. J’avais donc percé le secret du Mal !


Satisfait, je pensais me recoucher mais une Voix qui ressemblait à celle de Mimi Mathy m’enjoignit de purger l’humanité des méchants et d’acheter du décolor stop.
J’obtempérai à regret. Me munissant d’un bottin peu mondain, je me mis en quête de quelque criminel au nom de famille prénomique.
Je débusquai un Georges Martin à proximité et entrepris de l’éliminer subrepticement avant qu’il ne commence à tuer.

Vêtu de ma super-robe de chambre en pilou, je sonnai chez le quidam et attendis. Celui-ci se présenta l’oeil torve et kétamineux. Il me demanda fort civilement ce que je branlais dans son jardin à cette heure indue. Je m’introduisis : « Jacques Leventru, génie, sauveur de l’humanité. Je viens vous dévoiler votre destinée. »

Sitôt dans la place, je présentai à Georges les indubitables preuves de sa noirceur. Effondré, il se mit à sangloter: « Mais je n’ai jamais rien fait de mal !
- Cela viendra bien assez tôt.
- Je ne supporte pas la vue du sang !
- Ah ah, un étrangleur !
- Je ne suis qu’un petit instituteur timide!
- Un pédophile strangulateur, quelle belle prise ! N’en dites pas plus et laissez-moi vous éliminer pour le bien de tous.
- Soit, soupira le petit homme, puisque c’est pour la bonne cause...Comment procède-t-on ? »
La question me désarçonna, je bafouillai : « Je suppose que vous devriez me prêter un objet contondant comme ils disent à la télé.
- C’est quoi ?
- J’en sais rien, ils l’expliquent jamais à la télé. »


Gênés, nous nous tûmes une minute. Heureusement, mon ami Georges ne manquait pas de ressource : « Et si je vous apportais un couteau ? »
Soulagés, nous tombâmes dans les bras l’un de l’autre. Georges courut en cuisine, revint avec un hachoir. Tout à sa fougue, il trébucha sur son chat et chuta lourdement.

J’accourus à temps pour recueillir le dernier soupir du pauvre homme empalé sur l’arme du crime.

« Ma foi, me dis-je, voilà une mission rondement menée, la première de ma carrière de sauveur de l’humanité ! »

Published by Sushina
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 19:20
François fait le jihad

C’était le plus beau jour de la vie de François. Jadis, il avait lamentablement échoué au bac ET au casting de The Voice. Cette dernière flétrissure lui restait en travers de la gorge comme un filament de lard mal mâché. « Zut, se dit-il, cette pensée est impure, Mahomet va me retirer une vierge pour ça !»
Car si François avait échoué à The Voice, il avait réussi le concours de poussin jihadiste et faisait son entrée triomphale dans un camp syr
ien.

Il ne vit que des garçons. On devait dormir à cinq dans la même pièce grise et nue. Y avait même des lits superposés ! C’était comme la colo mais avec des flingues et des robes très confortables !

Un grand type carré leur dit de se mettre en rang. Il parlait très fort en postillonnant loin : « Si vous survivez à mon instruction, vous deviendrez des mollahs de la mort implorant le sacrifice. En attendant, vous n'êtes que de la chiasse et vous m’obéirez ! »

François gloussa : « Le monsieur il nous traite de caca ! »

L’instructeur se planta devant lui : « Tu ris, tu n’as pas peur de mourir, tu as l’air crâne ! Tu me plais, tu en as dans le pantalon !
- Mais M’sieur, on est en robe... » tenta vainement de protester François tandis que le type carré s’éloign
ait.

Le lendemain, on leur donna à tous un vrai flingue et le type carré leur dit des trucs bizarres : « Aimez votre flingue comme une femme car c'est le seul petit minou que vous pourrez vous cogner !»

François regarda son arme avec scepticisme, il n’avait jamais vu de vrai minou mais ce flingue ne ressemblait certainement pas aux minous de chez Dorcel. Il le toucha et l’arme se réchauffa, il posa son doigt sur la gâchette et, d’un coup, il eut une illumination divine : ça devait être ça qu’on appelait le clitorisme. Alors il se souvint de ses cours de jihad, il se rappela que le clitorisme rendait les femmes folles, dégénérées ! Sa caresse se fit brutale : il le tordrait, il le réduirait en bouillie ce putain de clitorisme ! Alors, le coup partit et la balle alla se ficher dans un bidon d’essence. Il y eut une explosion monstrueuse, une fumée noire aveugla François.


Quand la fumée se dissipa, il vit le camp jonché de cadavres. Seul un homme râlait encore. C’était l’instructeur. Il ouvrit un oeil mourant: « Tu nous as bien eus, tu as gagné. Mais qui t’envoie ? CIA ? Mossad ? Qui es-tu ? »
François pleurait comme un veau : « Je comprends pas : j’ai pas fait exprès, c’est la faute au clitorisme ! Moi je suis juste François, François Pignon
! »

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 11:58

Avec un texte de votre humble servitrice.


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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 07:27

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Il était une fois une grosse pourcelle héroïnogirle qu’insupportaient ses trois pourceaux de fils car elle n’avait jamais trouvé moyen d’en tirer le moindre centime.
Elle eût souhaité avoir des filles qu’elle eût pu prostiputer mais, même attifés comme d’accortes cocottes, ses cochons de fils étaient incapables d’aguicher le plus vicieux des porcs.


Alors, la laide laie les flanqua dehors à grands coups de pied de cochon dans le lard culesque tout en clabaudant : « Foutez-moi le camp ! Allez construire une maison de vos propres sabots, bande d’assistés ! » car elle était un peu sarkozyste !
Fort dépités, nos pourceaux songèrent à se jeter sur la marâtre afin de l’égorger avant de la réagencer en délicieux boudins, saucissons, jambons ou filet mignon. Mais tout cela réclamait beaucoup trop d’énergie et semblait d’avance extrêmement salissant. Alors, nos pourceaux se séparèrent et partirent bâtir leur maison.


Drogué notoire, le premier petit pourceau cultivait ses méfaits dans son évier. Aussi trouva-t-il tout naturel de bâtir sa maison en chanvre.

Alcoolique patenté, le second petit pourceau collectionnait les cadavres de vodka. Aussi trouva-t-il tout naturel de bâtir sa maison en tessons englués dans le béton.
Dévot manifeste, le tiers petit pourceau poussait le zèle jusqu’à se rendre à la messe deux fois par jour. Aussi trouva-t-il tout naturel de bâtir sa maison en pierres ainsi que Jésus l’avait lui-même enseigné à Pierre. Et le calembour divin le faisait rire dans son labeur.


C’est alors qu’un personnage plus qu’inattendu fit son apparition. Vous ne devinerez jamais de qui il s’agit !... Le loup ! Quelle surprise !

Il en avait vraiment sa claque de jouer les méchants, il aurait souhaité un rôle de jeune premier portant justaucorps et boucles blondes. Mais les conteurs le cantonnaient toujours à cet emploi de méchant loup.

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Alors il fit son taff et se rendit en traînant la patte à la maison du premier petit pourceau. Il mit ses lunettes de presbyte, loucha sur sa patte avant droite pour lire sa réplique. Puis il se gratta la gorge et gueula avec lassitude :« Petit pourceau, petit pourceau, laisse-moi entrer ! »
Mais le pourceau répondit : « Non, non, par la barbiche de mon menton, tu n’entreras pas ! »

Alors le loup répliqua : « Eh bien, je soufflerai, et je gronderai, et ta maison s’envolera ! »


Et il souffla, et il gronda, et il toussa, et rien ne se passa. De sorte qu’il sortit son briquet, mit le feu à la maison de chanvre. Echauffé, le pourceau fit sa tête de cochon et s’échappa de sa cabane pour insulter son agresseur. C’est alors qu’une odeur délicieuse fit chavirer les deux comparses. La récolte du pourceau brûlait : nos héros furent bientôt plus défoncés qu’un haltérophile tentant une reconversion dans le cyclisme.

Ils commencèrent à danser langoureusement au son –leur semblait-il-  de la B.O de la Boum. Puis, de fil en aiguille, ils en vinrent à se connaître bibliquement par les fesses avant que le nuage cannabique ne parte forniquer avec le nuage atomique de Fukushima.


Tendrement lové contre Loup, le premier pourceau lui susurrait « Tu es ma couenne » quand le prédateur reprit ses esprits et dévora illico son amant afin d’effacer prestement les preuves de son homosexualité inter-espèce !


Après avoir boulotté son premier petit pourceau, le loup reprit  le script de son conte et lut qu’il devait se rendre chez un deuxième pourceau pour le dévorer lui aussi ! Quelle plaie ! Déjà qu’il était barbouillé après le premier ! Le syndicat lupesque en entendrait parler !


Loup prit donc du bicarbonate, se rendit à la cabane en tessons et ânonna  en grognant sa stupide réplique : « P’tit pourceau, p’tit salopiaud, laisse-moi entrer ! »

A quoi le porc répondit : « Non, non, par la barbiche de mon petit oignon, tu n’entreras pas ! »
Qu’avaient-ils donc ces pourceaux à parler ainsi de leurs poils intimes au premier loup venu ? Que ce scénario était plat, répétitif ! Néanmoins, Loup était un professionnel, il poursuivit : « Eh bien, je soufflerai, et je gronderai, et ta maison s’écroulera ! »
Et il souffla, et il gronda, et il toussa, et rien ne se passa…Ce qui était logique en même temps !


Alors Loup cessa de se faire suer et alla chez Kilouvetou sa voisine louer un beau bulldozer flambant d’occasion. Puis il lança gaiment son engin sur la cabane en tessons qui s’écroula dans un grand fracas. 


Miraculé, le pourceau s’extirpa de ce guêpier de verre pilé. Son jarret saignait pourtant plus que de raison. S’agenouillant devant le loup, il lui dit d’une voix mourante : « Aide-moi, par pitié ! Je suis hémophile ! Garrote-moi vite ou je vais y passer ! »



Le canidé ne se le fit pas dire deux fois : il saucissonna le pourceau avec une des cordes en chanvre de son frère, l’attacha à un arbre, disposa une grande bassinoire à ses pieds et le laissa saigner comme un porc malgré ses glapissements aigus.

 

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Une fois que le pourceau fut bien mort (car, quand même, on n’est pas des monstres !), Loup lui ouvrit la ventrèche afin de récupérer les boyaux. Pourceau n°2 poussa un ultime gémissement (ok, on est des monstres finalement !). Ses tripes fleuraient bon la vodka et l’eau de vie de pomme !

Loup les vida, les nettoya et les remplit de sang pour confectionner de délicieux boudins parfumés ! Il s’en mit plein la panse !


Et c’est en rotant bruyamment qu’il se rendit chez le troisième pourceau.

Cette fois-ci, il eut envie d’improviser un peu afin de montrer au Monde ses talents d’auteur tarentinesques : « Bouge ta putain de graisse de ta putain de piaule ou je te bouffe le cul, salope de putain ! »
A quoi le pourceau piaula : « Par la barbiche du Saint Esprit mais quel est ce langage ? Non, je ne vous ouvrirai point ! » Et quand il parlait, un chœur d’anges gras du cul chantait en fond sonore ! Mais Loup haïssait les anges gras du cul : il souffla et gronda et toussa…Et, miracle, la maison s’effondra !
Tiers Pourceau avait eu beau construire son taudis avec Dieu, il n’en restait pas moins un maçon du dimanche !


Il s’extirpa péniblement des ruines et, comme il ne savait ni se battre ni courir correctement, il pria : « Ô Dieu tout puissant, soyez mon porcher, prêtez-moi assistance… »

Et Dieu exauça sa prière ; il lui fut accordé l’insigne honneur de périr en martyr sur le grill, à l’image de Saint Laurent…Ce qui est le rêve de tout bon chrétien !

 

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Quant au loup, sitôt qu’il eut dévoré ce troisième pourceau insipide, il fut pris d’une violente crise de foi(e) et il creva misérablement dans son vomi.

 

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Morale n°1 : Tu cherches vraiment une morale à cette histoire ?

Morale n°2 : Bon bon, si tu y tiens :
« Chanvre, béton ou pierre, t’emmerde pas,
De toute façon tu crèveras !
 »

 

Published by Sushina
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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 12:24

Vêtu d’un costume pied-de-poule, le Président attendait la ministre. Agacé par son retard, il se rendit compte que le sourire de commande qu’il s’était fait poser commençait à s’effacer. Il sortit en toute hâte une seringue et se fit une injection dans la joue. Le sourire irradiant renaquit au moment où la ministre apparaissait, l’invitant à entrer dans son bureau.
 

Le Président mit en route un power-point et commença son exposé:


-Madame la ministre, je souhaiterais que vous donniez votre aval à notre projet qui va révolutionner l’élevage. Chez Happy Poul’, nous sommes de vrais écologistes et notre but est d’impacter le moins possible mère Nature par notre activité. Nous avons  donc eu une idée novatrice pour préserver l’espace vital : BiPoul’.

Le concept est simple, au lieu d’occuper une surface de manière sottement horizontale, nous utilisons cette merveille qu’est la verticalité. Comment ? Elémentaire ma chère ! Après de nombreuses années de labeur, nos chercheurs ont découvert qu’une poule pouvait porter  une fois et demie son poids. Alors, nous avons mis au point un système d’attaches-oh, des attaches très douces !- pour empiler les poules deux par deux.
 

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Le power-point diffusait à présent la photo d’un entrepôt rempli de poules portant toutes sur le dos une deuxième poule. On avait greffé le sourire d’Emma Watson sur tous les animaux pour rendre la chose plus plaisante mais la ministre fronça les sourcils :


-En tant que ministre de l’écologie, je me dois de m’interroger quant au bien-être des bêtes. Quel est le taux de décès liés à cette technique d’élevage ?


Le Président se tortilla un moment sur sa chaise avant de répondre :

-Il est élevé mais la rentabilité reste excellente et chaque poule voyant son binôme décéder se hâte de le dévorer, ce qui nous permet de préserver les ressources naturelles, les champs de blé et les oiseaux des prés.


-Les poules supportent-elles la cohabitation ?


- Oh oui bien entendu ! C’est ce que nous appelons le phénomène Poul’pote, elles s’adorent ! Des romances se sont même nouées dans nos entrepôts et...


-Des poules amoureuses ? Je vous arrête de suite: on a déjà eu assez d’emmerdes avec la manif pour tous, je ne peux vous donner mon aval. Revenez  la semaine prochaine pour présenter une nouvelle étude.


-Justement nos chercheurs ont mis au point des poules carrées : Poul’cub. Ca permet de gagner une place incroyable et les animaux sont ravis de leur nouvelle apparence ! Je vous exposerai tout cela en détail.


- Avec joie mon ami.

 

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  • : Voici donc le nouveau SushMMT, blogue de Sushina Lagouje, avec des histoires délirantes, des morts violentes, hasardeuses...violenteuses quoi!!, des histoires de sexe entre animaux de sexes et espèces différents, des tripes, du boudin et plein d'ékrivains krevés!! Vous avez rien compris? Tant mieux, rejoignez-nous vite et vous pigerez...votre douleur!
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